Jean Picq

  • Appeler à ce que «vive la République!», c'est rappeler qu'elle peut mourir. La réduire à un slogan, c'est perdre de vue l'idée forte qui la guide: la recherche du bien commun.Ancrée dans la longue histoire européenne, cette idée n'a pas attendu la Révolution française pour s'incarner, sous sa forme moderne, dans les Provinces-Unies du XVIe siècle. Bien avant 1789, ce sont les révolutions anglaises et américaine qui ont fait émerger les grands principes de vie collective. En France, proclamée trois fois, la République a souvent vacillé, et il a fallu attendre la troisième du nom pour que les grandes libertés publiques soient instaurées.Il est important de garder à l'esprit cette histoire tumultueuse si nous voulons préserver l'héritage républicain. La République est fragile et doit sans cesse s'adapter: inscrire son avenir dans l'Europe, rééquilibrer ses institutions, inventer des modes de décision plus proches des citoyens, redonner à l'école sa puissance d'intégration, faire vivre la laïcité, répondre au défi écologique. Autant de chantiers politiques à venir.

  • « Le glaive et la crosse, la couronne et la mitre, le sabre et le goupillon. Quels que soient les termes employés, ces expressions montrent que le couple politique et religion a traversé l'histoire de l'Occident. On aurait pu croire qu'il disparaîtrait au terme du processus engagé avec les Lumières et couronné par les révolutions du XVIIIe siècle et les séparations des Églises et de l'État. La sécularisation des sociétés occidentales ne devait-elle pas conduire à l'élimination de toute référence religieuse dans la vie politique et sociale ? À observer la vie de nos démocraties aujourd'hui, on constate qu'il n'en est rien. » Face au réveil des intégrismes et de la violence extrême, Jean Picq nous invite à relire notre histoire. À repérer les temps forts qui ont permis de définir de nouveaux rapports entre le spirituel et le temporel et de voir triompher la raison au service de la paix civile.?

  • " Si l'Occident ne tire pas les leçons de notre expérience qui nous a montré où mène l'orgueil de l'homme [...], il lui en coûtera cher.
    " Près de dix ans après l'effondrement du communisme, l'avertissement prophétique de Vaclav Havel a-t-il été entendu ? Depuis ses premières pièces de dramaturge jusqu'à ses discours les plus récents, le président tchèque ne cesse d'évoquer ce qu'il appelle l'identité humaine, produit d'une civilisation technique qui a oublié que l'homme n'est pas Dieu. " Il faudra se révolter contre le rôle qui nous est assigné où nous ne sommes plus qu'une pièce d'une gigantesque machine lancée dans une direction inconnue : il faudra retrouver le sens de la responsabilité envers le monde ".
    Cette question de la responsabilité est le fil rouge qui établit un lien entre l'auteur dramatique qu'il a été, le dissident qu'il fut et l'homme politique qu'il est devenu. C'est par le courage dont Havel et ses compagnons de la Charte 77 ont fait preuve pour dénoncer les mensonges du pouvoir et le contraindre, par le recours au droit, à respecter les engagements internationaux auxquels il avait souscrit en matière de droits de l'homme que les dissidents ont fini par avoir raison d'un régime fondé sur la peur.
    Ils ont légué à nos démocraties assoupies un trésor qu'il nous faut méditer. La force des sans-pouvoir appartient à chacun d'entre nous quand il ose crier une parole de vérité et la mettre en acte. Telle est la grande leçon politique qui nous vient de l'est de l'Europe. Devenu chef d'Etat, Havel incarne aujourd'hui l'exigence morale en politique : " la politique n'est pas une sale affaire dans son principe.
    Ce sont les gens qui la rendent ainsi ".

  • S'appuyant sur l'histoire, le droit et la philosophie, ce manuel plébiscité depuis dix ans à Sciences Po est devenu un véritable cours de science politique qui offre toute la richesse de l'approche pluridisciplinaire et comparatiste, indispensable à la compréhension du politique et de l'Europe. Loin de se limiter à comparer les modes de construction de l'Etat dans les grands pays européens - auxquels s'ajoutent des modèles moins connus en France tel celui de la République nobiliaire polonaise (XVe-XVIIe siècle) ou les inventions politiques néerlandaises du Siècle d'or - ce manuel inscrit les histoires étatiques nationales dans celle de la civilisation européenne, proposant ainsi une manière inédite de retracer l'histoire de l'Etat en Europe, du Moyen Age à nos jours.

  • Airbus fête cette année ses vingt ans. Vingt ans pour enfoncer un coin dans un quasi-monopole américain. Le temps nécessaire pour convaincre près de cent compagnies aériennes des cinq continents et pour leur offrir ce qui constituait l'une des clefs de la réussite: une gamme complète d'avions. L'alliance européenne a plus d'une fois failli tourner court, mais elle a vaincu finalement l'épreuve du temps, grâce à l'audace _ industrielle, technologique et commerciale _ de nouveaux pionniers de l'aéronautique soutenus par quelques hommes d'Etat décidés. Cette aventure, qui tient à certains égards de l'épopée, montre au reste du monde ce dont le Vieux continent est capable quand il s'unit.Airbus est aujourd'hui en passe d'atteindre ce qui fonde un succès durable. Mais le chemin qui conduit à la rentabilité passe par un renforcement de l'organisation actuelle et la création d'une véritable société européenne: entre le repli sur soi et le partage des fruits d'une volonté commune, il n'y a pas lieu d'hésiter. Les pères fondateurs ont choisi de forger les ailes de l'Europe. Airbus, entreprise européenne, doit désormais voler de ses propres ailes. Belle leçon et beau défi pour l'Europe de demain...Jean Picq, quarante-cinq ans, ancien élève de l'ENA et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, a suivi, depuis près de dix ans, l'aventure Airbus au sein de plusieurs cabinets ministériels et comme directeur financier de l'Aérospatiale. Conseiller du Premier ministre, il a pris une part active, en 1987, dans le lancement de l'A330 et de l'A340.

  • Premier titre de la collection Les Manuels de Sciences Po, cet ouvrage est issu dun cours de premier cycle enseign lInstitut dtudes politiques de Paris par Jean Picq.La force de ce manuel repose sur sa structure pdagogique claire et sur son approche interdisciplinaire: il emprunte l'histoire, au droit et la philosophie politique pour comprendre la construction et le fonctionnement de l'tat, la crise profonde qu'il traverse et la ncessit d'une rforme. L'objectif de lauteur: donner des clefs pour penser la politique d'aujourd'hui et pour btir lEurope de demain.

  • Comment concilier l'exigence de neutralité, que la laïcité impose à l'État, et le besoin légitime qu'éprouvent les croyants d'exprimer leurs convictions religieuses, y compris dans l'espace public ?
    La religion peut-elle rester circonscrite au for intérieur, comme le veut une tradition républicaine française défensive, voire méfiante, à l'égard de l'expression religieuse ?
    Une conception plus souple de la laïcité ne risque-t-elle pas de faire le lit des passions religieuses, de plus en plus souvent instrumentalisées à des fins politiques ?
    Face à ces questions sensibles entre toutes, Jean Picq va puiser chez les philosophes politiques de Spinoza à Claude Lefort, de Paul Ricoeur à Marcel Gauchet pour défendre une laïcité plurielle et ouverte. Il montre qu'elle est fondamentalement un art de vivre ensemble.
    Encore et toujours à construire.

  • Angleterre des Plantagenêts, Espagne du Siècle d'or, Pologne des rois étrangers, Provinces-Unies, France des Bourbons, Empire austro-hongrois, Allemagne nazie, Union européenne, sont quelques-unes des étapes emblématiques de cet itinéraire retraçant la genèse de l'État en Europe, du Moyen Âge à nos jours, à travers ses diverses figures historiques et nationales.

    Interdisciplinaire et comparatif, cet ouvrage de synthèse conjugue de manière inédite l'histoire, le droit et la philosophie politique. Sa structure chronologique claire, l'utilisation de cartes et d'encadrés, l'insertion des textes fondamentaux du droit des États en font un outil extrêmement riche pour les étudiants, mais également passionnant pour tous les amateurs d'histoire.

    Au moment où la construction européenne et les défis de la mondialisation ébranlent les concepts classiques de l'État et de la souveraineté, Jean Picq donne des clés pour penser la question de l'État aujourd'hui et bâtir l'Europe politique de demain.

    Une Histoire de l'État en Europe est la seconde édition augmentée et remaniée du manuel initialement paru sous le titre Histoire et droit des États, et unanimement salué par la critique lors de sa parution en 2005.

  • Notre espèce Homo sapiens saura-t-elle s'adapter aux conséquences fulgurantes de son succès depuis 40 000 ans et à son amplification sans précédent depuis un demi-siècle ?
    Il n'y a pas si longtemps, plusieurs espèces humaines se partageaient la Terre et échangeaient des techniques et des gènes. Puis des populations sapiennes plus récentes (notre espèce), sorties d'Afrique, sont parties à pied et en bateau à la conquête du monde jusqu'en Australie et aux Amériques, avant d'écarter les Néandertaliens d'Europe ou les Dénisoviens d'Asie, parmi d'autres.
    Telle est la splendide aventure que raconte cet essai. Mais cette étonnante capacité d'acclimatation des hommes depuis plus d'un million d'années pourra-t-elle servir notre adaptation dans un monde urbanisé, connecté, pollué, menacé par des pandémies, comme la Covid-19, et aux écosystèmes dévastés ? Car l'évolution continue.
    Avec ses talents de vulgarisateur hors pair, Pascal Picq interroge les notions de progrès et d'évolution en explorant comment le succès inégalé de Sapiens le rend désormais seul responsable de son devenir : Sapiens est face à Sapiens.

  • Notre espèce Homo sapiens saura-t-elle s'adapter aux conséquences fulgurantes de son succès depuis 40 000 ans et à son amplification sans précédent depuis un demi-siècle ?
    Il n'y a pas si longtemps, plusieurs espèces humaines se partageaient la Terre et échangeaient des techniques et des gènes. Puis des populations sapiennes plus récentes (notre espèce), sorties d'Afrique, sont parties à pied et en bateau à la conquête du monde jusqu'en Australie et aux Amériques, avant d'écarter les Néandertaliens d'Europe ou les Dénisoviens d'Asie, parmi d'autres.
    Telle est la splendide aventure que raconte cet essai. Mais cette étonnante capacité d'acclimatation des hommes depuis plus d'un million d'années pourra-t-elle servir notre adaptation dans un monde urbanisé, connecté, pollué, menacé par des pandémies, comme la Covid-19, et aux écosystèmes dévastés ? Car l'évolution continue.
    Avec ses talents de vulgarisateur hors pair, Pascal Picq interroge les notions de progrès et d'évolution en explorant comment le succès inégalé de Sapiens le rend désormais seul responsable de son devenir : Sapiens est face à Sapiens.

  • La femme est-elle l'avenir de l'homme ? Au présent, elle a du mal à se faire entendre sans élever la voix... Qu'en était-il dans le passé ? Paléoanthropologue, Pascal Picq enquête ici sur la femme des origines.

    Dans ce livre, il ne se contente pas de présenter ce que l'on sait des rapports entre hommes et femmes dans les premières sociétés humaines, il entend placer l'histoire et la préhistoire humaines dans la perspective de l'évolution. Pour embrasser le passé évolutif, il faut élargir le regard : explorer le passé, mais aussi comparer l'humain à ses plus proches cousins, singes et grands singes. Car nos points communs avec les espèces apparentées ne sont pas seulement biologiques, ils concernent également les comportements et la vie sociale, et jusqu'aux rapports entre les sexes.

    La coercition envers les femmes est-elle une fatalité évolutive ou une invention culturelle ? Comment s'est instaurée la domination masculine, qui semble être devenue la règle pour notre espèce ?

    Un livre qui bouscule les idées reçues pour penser autrement l'évolution des femmes et leur rôle dans l'évolution.

  • "La séparation des lieux de vie et des lieux de travail est un fait social et civilisationnel à la fois très récent et très court." Le monde du travail tel que nous le connaissons ne sera peut-être bientôt qu'un souvenir. Nos sociétés arrivent en effet à un point de bascule anthropologique : de quoi le télétravail est-il le nom ?

    Pascal Picq propose une passionnante lecture évolutionniste des bouleversements en cours. Révolution numérique, nouveaux modes de collaboration, travail des femmes, essor du travail indépendant... la crise actuelle accélère, trie et révèle des évolutions jusqu'alors latentes.

    Quels seront les gagnants, quels seront les perdants ? Dans cette phase de bouleversement, la logique darwinienne joue à plein : ce sont les organisations les plus agiles, les plus ouvertes, avec la plus grande variété de profils, qui trouveront les clés pour s'adapter et sortiront renforcées.

    Pascal Picq trace les contours de la nouvelle écologie du travail en gestation.

  • "La séparation des lieux de vie et des lieux de travail est un fait social et civilisationnel à la fois très récent et très court."

    Le monde du travail tel que nous le connaissons ne sera peut-être bientôt qu'un souvenir. Nos sociétés arrivent en effet à un point de bascule anthropologique : de quoi le télétravail est-il le nom ?

    Pascal Picq propose une passionnante lecture évolutionniste des bouleversements en cours. Révolution numérique, nouveaux modes de collaboration, travail des femmes, essor du travail indépendant... la crise actuelle accélère, trie et révèle des évolutions jusqu'alors latentes.

    Quels seront les gagnants, quels seront les perdants ? Dans cette phase de bouleversement, la logique darwinienne joue à plein : ce sont les organisations les plus agiles, les plus ouvertes, avec la plus grande variété de profils, qui trouveront les clés pour s'adapter et sortiront renforcées.

    Pascal Picq trace les contours de la nouvelle écologie du travail en gestation.

  • De nombreuses découvertes récentes ont enrichi la connaissance que nous avons de nos ancêtres. Pourtant, l'histoire des premiers hommes nous fait toujours l'effet d'un labyrinthe... En prenant pour guide Pascal Picq, le lecteur parcourra sans se perdre cette longue évolution, qui commence au coeur de l'ère tertiaire, durant le long Miocène (de 23 à 5,5 millions d'années) ; il découvrira nos lointaines origines communes avec les singes, bien plus humaines qu'on ne l'imaginait !
    Ce captivant récit se poursuit jusqu'à l'apparition d'Homo erectus, dont l'émergence vers 1,9 million d'années marque un tournant dans l'histoire de la vie : ses innovations techniques et culturelles, comme le feu et la cuisson, interagissent avec son évolution biologique, modifiant son corps, son cerveau et la société. Une étape décisive qui témoigne de la puissance du genre Homo, le premier grand singe qui a dominé l'ancien monde.

  • Que nous dirait une femme de Neandertal si elle revenait dans notre monde d'aujourd'hui ?
    Madame Neandertal a vu le jour grâce au mariage paléo-anthropologique de vieux os et de la génétique. Élevée dans le plus grand secret, elle se fait connaître lors d'une conférence sur la biodiversité dans laquelle elle s'adresse publiquement à ses frères sapiens...
    Cette fable philosophico-anthropologique est l'occasion pour Pascal Picq de nous brosser un tableau de l'évolution de l'humanité tout en procédant à l'examen critique des sciences et de la modernité. Madame Neandertal s'interroge : que peuvent bien apporter à l'humanité de demain tous ces « progrès » sans compréhension de ce qu'est l'évolution ? Consternée par la pauvreté de nos débats de société autour de l'éducation, de la procréation ou de l'environnement, elle plaide pour une diversité essentielle à notre survie... Témoin d'un temps où coexistaient différentes espèces humaines, elle nous alerte sur les risques de notre hégémonie destructrice.

    Drôle et érudit, le discours de Madame Neandertal nous aide à cerner les enjeux d'une postmodernité très incertaine.

  • « Les sportifs s'en remettent à l'arbitre pour rendre une décision sur la base d'une délégation d'autorité et de compétence. Cette question occupe la philosophie depuis des siècles. Si l'homme, par nature, est bon, alors pas besoin d'arbitre (Rousseau). Si l'homme est un loup pour l'homme dans la nature, alors la vie en société ne devient possible que parce que les hommes acceptent l'arbitre et le juge (Hobbes). Or ni Rousseau ni Hobbes ne connaissaient les moeurs des animaux.
    Quand les confrontations sont dues à la compétition sexuelle - le plus souvent entre les mâles -, elles suivent une série convenue d'actions : parades, menaces, vocalises, mouvements et, si cela ne suffit pas, il y aura combat ritualisé. À tout moment, un des deux protagonistes peut se retirer en exécutant un comportement de soumission. Les codes sont clairs, et il n'y a pas besoin d'arbitre. » C'est en qualité de paléoanthropologue que Pascal Picq - par ailleurs handballeur, cavalier, adepte du saut en hauteur et de l'octathlon - esquisse, dans ce livre, une généalogie du sport, enracinée dans les rapports de domination et de séduction les plus fondamentaux du monde animal. L'activité physique fait renaître aujourd'hui des capacités anatomiques, physiologiques et cognitives d'un passé pas si lointain. « Le sport réveille le nomade qui est en nous. »

  • "Constellations" est un livre pour tous les explorateurs du ciel qui rêvent de voyager à travers les étoiles. C'est une invitation à partir à la découverte des constellations, ces images du ciel nocturne qui racontent les rêves des hommes, leurs contes et leurs légendes. Ce livre repose sur le travail de Jeanne Picq, illustratrice au talent rare qui s'est emparée des constellations pour composer son bestiaire idéal.
    En partant du tracé des étoiles, Jeanne donne vie aux animaux du ciel qu'elle réalise en gravure. Ses illustrations évoquent les planches anatomiques des biologistes du XIXe siècle mais transposées dans l'univers onirique du monde céleste. Pour accompagner la découverte de ces illustrations, Paul Geai a imaginé un texte sous la forme de charades qui amènent l'enfant à deviner quel animal a donné sa forme à telle ou telle constellation.
    C'est l'occasion de lui faire découvrir le monde animal de manière originale, en mobilisant les connaissances scientifiques actuelles mais également les contes et les légendes qui ont rendu ces créatures célèbres à travers les âges. Le livre se compose d'une alternance de pages de papier et de calque qui révèlent progressivement, par un subtil jeu de transparence, la figure de l'animal, en partant du tracé de la constellation pour parvenir à l'illustration finale.

  • S'adapter ou perir Nouv.

  • «?Les enseignements de la pandémie de Covid-19 au révélateur de sa science anthropologique, mais aussi de ses convictions et de ses engagements d'Homme?: voilà les trésors que partage Pascal Picq dans ce dense dialogue, qui met comme jamais en lumière les attributs de «l'évolution»?: plus que jamais, en effet, à l'épreuve de l'événement sanitaire, économique, social, (géo)politique, entrepreneurial, qui frappe la planète, n'est-il pas capital de se placer en situation, en condition, en volonté de s'adapter ? Jamais autant qu'aujourd'hui n'a été espérée une «société évolutionnaire», jamais autant qu'aujourd'hui n'est apparue aussi cardinale la conscience que chaque décision, chaque acte accompli maintenant détermine le «jeu des possibles» des générations futures. Oui, il s'agit bien de s'adapter. Ou de prendre le risque de disparaître.?» Denis Lafay.

  • Comment la croyance peut-elle aller à l'encontre de ce que l'on sait ? Derrière cette question, volontairement provocante, Pascal Picq interroge les origines de l'Univers, de la Vie, et de l'Homme sur la Terre. S'appuyant sur la longue histoire des sciences, il montre en creux la résistance de nos esprits modernes à comprendre le monde hors des sentiers sacrés.
    Les questions sur les commencements, nous dit-il, importent autant que leurs réponses, variées et riches. Car la curiosité humaine ne se tarit jamais. Au cours des derniers siècles, Charles Darwin puis Albert Einstein ont repoussé les limites du monde. Visionnaires conscients - et inquiets aussi - de briser des tabous, ils ont ouvert des voies essentielles à la recherche moderne. On sait depuis que rien n'est éternel, que tout évolue : l'Univers, la Vie et l'Homme...

  • Un nouveau virus apparaît en Chine. On sait le tour dramatique qu'a pris cette émergence. La Covid-19, comme le SRAS, Ebola, le VIH ou la grippe saisonnière sont des « zoonoses », des infections animales transmises à l'homme et responsables d'épidémies plus ou moins virulentes. Comment se déclenche ce « grand saut » entre les espèces ? Pourquoi certains virus disparaissent quand d'autres ont des effets durables et dévastateurs ?
    Pour répondre à ces questions, David Quammen nous entraîne dans une enquête mondiale. Les zoonoses n'apparaissent pas totalement par hasard, démontre-t-il. Le bouleversement des écosystèmes, lié en grande partie à l'activité humaine, favorise des sauts inattendus d'une espèce à une autre. Un virus qui s'introduit dans un nouvel écosystème a en effet deux options : trouver un nouvel hôte ou... s'éteindre. L'homme - avec ses sept milliards de congénères - représente donc une cible privilégiée.
    « Au fil de la lecture, nous avertit la préface de Pascal Picq, on ressent l'ambiance trouble, déliquescente, tragique d'un monde qui échappe inéluctablement à ses acteurs. » Oui, la menace plane : personne ne sait quand, personne ne sait où, mais une chose est sûre, il y aura d'autres pandémies.

  • « C'est nous qui éliminons les grands singes et qui créons les robots. Comment apprendre à vivre avec ces nouvelles intelligences artificielles pour assurer un futur meilleur à l'humanité ?
    Ma réponse d'éthologue et de paléoanthropologue est qu'il nous faut d'abord comprendre les intelligences naturelles qui accompagnent notre évolution, à savoir celle des singes et des grands singes.
    Sinon nous serons les esclaves des robots. » P. P.

    Ce livre plein d'humour nous en apprend beaucoup sur nous-mêmes, sur les hommes (et femmes) politiques, sur les grands singes... et les robots.

    C'est aussi un bestiaire à clés et toute ressemblance avec des personnages existants risque de ne pas être fortuite...

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