Hervé Joly

  • À Polytechnique

    Hervé Joly

    En cette année 1901, la première du siècle qui s'ouvre, ils sont cent quatre-vingts reçus au concours d'entrée à l'École polytechnique. Tous des hommes, personne n'imaginant encore qu'il puisse en être autrement. Tous conscients d'entrer dans l'une des écoles les plus prestigieuses de France, celle qui forme l'élite de la nation et appartient aux grands mythes du pays. Entre eux, ils s'appellent les « X 1901 ». Une brillante carrière au service de l'État, notamment dans l'armée, les attend. Mais les temps ont changé, et beaucoup vont emprunter d'autres voies.
    Qui sont ces jeunes gens ? Qu'ont-ils accompli ?
    Dans un ouvrage mené comme une enquête, Hervé Joly retrace l'histoire de chacun d'entre eux. De leurs origines sociales à l'entrée à l'École, des rudes années de formation à l'ensemble de leur parcours, il les suit pas à pas dans leurs réussites ou leurs échecs. Si aucun ne figure parmi les célébrités de Polytechnique, nombreux sont ceux qui ont atteint les plus hauts sommets du pouvoir. Quelques-uns ont connu des carrières plus chaotiques, voire médiocres. Certains sont morts au champ d'honneur de la Grande Guerre. De la débâcle à la déportation, ils ne seront pas épargnés par la Seconde Guerre mondiale. « Un titre d'État acquis à 20 ans et sur lequel une vie entière se sera parfois échafaudée », note Antoine Compagnon dans la préface. Un destin qui repose tout entier entre les mains de ces jeunes élèves dont les itinéraires de vie offrent ici une autre histoire de la France, de la Belle Époque aux Trente Glorieuses.

  • L'économie de la zone non occupée dite " zone libre " par les troupes allemandes jusqu'au 11 novembre 1942 n'avait jamais fait l'objet d'une étude spécifique.
    Or, ce vaste territoire méridional, même s'il est à dominante agricole, n'est pas sans importance industrielle. la politique du régime de vichy s'y applique hors de l'intervention directe des occupants. les allemands et, à l'est du rhône, les italiens, n'en sont cependant pas entièrement absents, avec renvoi par les administrations militaires d'occupation d'inspecteurs de contrôle dans les usines d'armements.
    Des accords commerciaux établissent également des échanges directs entre les occupants et les entreprises. enfin, si les principales restrictions au trafic des marchandises ont été levées dès mai 1941, les effets de la ligne de démarcation ne disparaissent pas entièrement avec son franchissement par les allemands en novembre 1942.
    Les textes rassemblés dans ce volume analysent la situation particulière dans laquelle sont placées les entreprises implantés dans la zone non occupée.
    Comment adaptent-elles leurs activités aux pénuries de matières premières quelles relations commerciales conservent-elles avec le reste de la france, l'empire colonial et les pays tiers, ou développent-elles avec les occupants ? la politique d'" aryanisatíon " des entreprises considérées comme " juives " présente-elle des particularités dans sa mise en oeuvre.

  • Savoir (bien) vieillir

    Hervé Joly

    Ce guide rassemble l'ensemble des connaissances disponibles pour permettre à chacun, quel que soit son âge, de vieillir dans les meilleures conditions physiques, psychologiques et financières.

  • Les patrons des groupes industriels allemands sont peu connus.
    Les héritiers Krupp, Thyssen ou Siemens ne sont plus aux commandes des entreprises qui portent leur nom. Leurs remplaçants ne sont pas non plus, comme beaucoup de leurs homologues français, issus d'un vivier aussi étroit que celui des hauts serviteurs de l'Etat. Ils ne sont pas pour autant de simples employés méritants qui auraient gravi tous les échelons de l'entreprise. Les filières d'accès à l'élite industrielle allemande décrites dans ce livre sont à la fois assez ouvertes pour conférer une forte légitimité professionnelle au dirigeant, et assez fermées pour garantir un profil social conforme aux exigences du milieu.
    L'auteur montre comment ces atouts ont contribué à ce que cette élite traverse sans grands encombres les multiples défis politiques et économiques auxquels elle a été confrontée depuis 1933.

  • Etudier en sciences sociales la formation des élites dans une perspective comparative franco-allemande peut sembler banal. Ce n'est pourtant pas le cas. Les occ2sions sont finalement assez rares pour les chercheurs des deux pays de confronter leurs résu!tats. Il est vrai que les productions scientifiques respectives s'inscrivent dans un paysage contrasté. La recherche française sur les élites est largement incarnée en Allemagne par la grande figure du sociologue Pierre Bourdieu, qui n'a pas son pendant outre-Rhin. Pourtant, en France, les travaux de l'école bourdieusienne ont été peu renouvelés depuis les années 1970 et, par ailleurs, sa prégnance théorique n'a apparemment pas favorisé l'émergence ou la réception d'autres recherches.
    Si de nombreux travaux récents abordent les élites en général- essentiellement sur des terrains historiques ou étrangers -, seules quelques initiatives isolées analysent, sur des aspects particuliers, les élites françaises actuelles. À l'inverse, en Allemagne, après une longue période d'occultation liée à des associations historiques embarrassantes, les publications sociologiques sur les élites foisonnent aujourd'hui de manière spectaculaire. Cette profusion traduit cependant plus une proclamation d'intérêt pour un concept qu'une restitution massive de recherches empiriques nouvelles, même si quelques enquêtes marquantes ont été réalisées ces dernières années.
    Publier des textes d'auteurs français et allemands sur ce thème constitue donc une démarche inédite, développée en trois temps dans le présent ouvrage. Une première partie aborde les conditions dans lesquelles se sont construites historiquement les différences observées dans la formation des élites des deux pays. Une deuxième partie présente des enqu:tes récentes sur le recrutement des élites politiques, administratives et économiques. Enfin, une troisième partie s'intéresse à la manière dont, en pratique, les différences constatées se répercutent sur les conditions de travail en commun, avec des illustrations empiriques centrées sur un domaine privilégié de la coopération des élites franco-allemandes : les diverses entreprises mixtes constituées depuis quelques années.

  • Une soixante de modèle Mercedes : photos et fiche techniques (moteur, puissance, poids, vitesse,..).

  • Une victoire impossible ? l'économie allemande pendant la Première Guerre mondiale Nouv.

    La commémoration du centenaire de la Grande Guerre a donné lieu à de nombreuses publications. L'économie n'a pas été oubliée. Mais la perspective est souvent restée très nationale. Cet ouvrage s'intéresse à l'économie du principal adversaire et perdant, l'Allemagne. Lui non plus n'était pas préparé à une guerre longue. Lui aussi s'est trouvé pris dans la contradiction entre mobiliser toutes ses forces sur le front et préserver la main-d'oeuvre pour assurer l'approvisionnent par l'arrière. L'État, avec un poids plus fort du pouvoir militaire en Allemagne, s'en est également mêlé de plus en plus, sans aller jusqu'à remettre en cause complètement l'initiative privée. La défaite finale était largement inscrite dans la disproportion initiale des ressources, aggravée par l'entrée en guerre des États-Unis. Les contributions des meilleurs spécialistes allemands, du charbon à l'agriculture, en passant par l'aéronautique ou la chimie, sont discutées ici par leurs homologues français.

  • Afin de faire face à la concurrence mondiale de plus en plus forte, les industries se doivent d'être innovantes tout en répondant à des impératifs tels que la maîtrise de la qualité, des délais et des coûts. La conception industrielle de produits montre comment parvenir à ce double objectif. Dans cette série de trois ouvrages, les champs de l'ingénierie de la conception sont présentés, en particulier les problématiques de l'évaluation et de la décision durant la conception et l'industrialisation d'un nouveau produit. Le premier volume étudie le management des hommes et des projets innovants ainsi que la gestion des informations durant la conception. Le second volume montre comment évaluer la performance du système de conception de produits et met en avant la complexité du déploiement d'un projet d'innovation. Le troisième volume analyse les méthodes d'ingénierie, celles de l'évaluation subjective et sensorielle, celles de conception robuste et fiable et celles d'aide à la décision multicritère. La définition des concepts et des théories ainsi que les méthodes et outils sont présentés dans chacun de ces trois ouvrages qui proposent par ailleurs de nombreux exemples de projets industriels. Des problèmes et exercices résolus sont également proposés.

  • Ce volume prolonge l'histoire de la vie économique et des entreprises sous l'Occupation avec l'étude d'une nouvelle branche, les industries de consommation, entendues largement, de l'agro-alimentaire à l'automobile, en passant par le textile.
    Il s'inscrit également dans une historiographie des entreprises de biens de consommation en plein renouvellement depuis une décennie, qui s'intéresse autant à l'histoire industrielle et commerciale qu'à celle des attitudes des consommateurs. Le cadre retenu privilégie le point de vue de l'entreprise en étudiant à la fois les conditions de fabrication des biens de consommation et l'organisation des circuits de vente; il ne néglige pas pour autant l'approche par les consommateurs.
    La vie des entreprises est marquée par des conditions d'approvisionnement difficiles, qui les obligent à recourir à des produits de remplacement. Comment parviennent-elles à échapper 'aux prélèvements de main-d'oeuvre et aux mesures de concentration Doivent-elles transformer leur production pour répondre aux exigences de l'occupant en particulier ? Dans quelle mesure réalisent-elles cependant des profits importants ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage, qui s'appuie sur les recherches récentes des meilleurs spécialistes français et étrangers, s'efforce de répondre.
    Cet ouvrage est issu des travaux du VIF colloque du groupement de recherche (GDR) du CNRS " Les Entreprises françaises sous l'Occupation " qui s'est tenu à Tours en octobre 2007. Créé en 2002 pour huit ans, le GDR a vise, par ses rencontres et ses publications scientifiques, à favoriser les études historiques d'un domaine de recherche qui apparaissait alors insuffisamment développé.

  • Cet ouvrage est le premier à s'intéresser spécifiquement au monde économique ultramarin français pendant la Seconde Guerre mondiale. Il le fait à partir du prisme des firmes insérées dans cet empire, qu'il s'agisse d'entreprises locales ou de compagnies métropolitaines voire étrangères actives en outremer. Le contexte de guerre implique pour elles, selon les territoires et leur évolution, à défaut en général d'occupation par les troupes de l'Axe, une rupture des liens traditionnels avec la métropole vichyste à la suite du blocus britannique, qui débouche souvent sur un ralliement plus ou moins tardif à la France libre et aux Alliés. La vie des entreprises est traitée à différentes échelles, aussi bien macro, méso (branches) que micro (monographies). La dimension sociale du sort des différentes catégories de travailleurs est également traitée.

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