Gérald Bronner

  • Apocalypse cognitive

    Gérald Bronner

    • Puf
    • 6 January 2021

    La situation est inédite. Jamais, dans l'histoire de l'humanité, nous n'avons disposé d'autant d'informations et jamais nous n'avons eu autant de temps libre pour y puiser loisir et connaissance du monde. Nos prédécesseurs en avaient rêvé : la science et la technologie libéreraient l'humanité. Mais ce rêve risque désormais de tourner au cauchemar. Le déferlement d'informations a entraîné une concurrence généralisée de toutes les idées, une dérégulation du « marché cognitif » qui a une fâcheuse conséquence : capter, souvent pour le pire, le précieux trésor de notre attention. Nos esprits subissent l'envoûtement des écrans et s'abandonnent aux mille visages de la déraison.

    Victime d'un pillage en règle, notre esprit est au coeur d'un enjeu dont dépend notre avenir. Ce contexte inquiétant dévoile certaines des aspirations profondes de l'humanité. L'heure de la confrontation avec notre propre nature aurait-elle sonné ? De la façon dont nous réagirons dépendront les possibilités d'échapper à ce qu'il faut bien appeler une menace civilisationnelle.

    C'est le récit de cet enjeu historique que propose le nouveau livre événement de Gérald Bronner.

  • Contrairement aux cabinets de curiosités si prisés à la Renaissance, il ne sera pas question ici d'observer les mécanismes extraordinaires et complexes d'un automate ou le plumage d'un oiseau empaillé. Les objets exhibés dans cette vitrine relèvent de notre vie quotidienne et souvent, nous ne remarquons pas leur étrangeté : pourquoi les ballons sont-ils presque tous ronds ? Pourquoi les chantiers sont-ils toujours en retard ? L'apparition des téléphones portables change t-elle la probabilité d'existence des soucoupes volantes ? Telles sont quelques-unes des questions en apparence triviales posées par ce livre.
    En apparence seulement car, comme pour tout cabinet de curiosités, il s'agira d'édifier l'esprit par l'exemple et d'ouvrir le regard aux marges de la réalité. Et cette marge ne se situe pas aux confins du monde connu, mais juste là... devant nos yeux.

  • Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l´esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu ètre interviewé ã un grand journal de 20 heures ? Comment, d´une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l´adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N´était-il pourtant pas raisonnable d´espérer qu´avec la libre circulation de l´information et l´augmentation du niveau d´étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?
    Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre ã toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.

     

  • Le monde est devenu fou, nous le constatons tous un peu chaque jour. Nous sommes accablés par un déferlement continu de fake news et de théories du complot, par la haine ordinaire sur les réseaux sociaux, par la radicalisation des points de vue, au quotidien, en famille, sur les routes, au travail... D'une façon générale, le ton monte, dans un mélange de fébrilité, de versatilité, et sans grand respect pour l'Autre.
    La situation est telle que la défense de la rationalité dans le débat public est souvent inaudible, voire impensable. Raisonnable, vous avez dit raisonnable  ? Ce livre apparaîtra donc comme une provocation. Il propose de comprendre notre impuissance contemporaine face à ce que beaucoup appellent la post truth society, en nous invitant à pénétrer dans les coulisses de cette folie collective.
    Gérald Bronner nous invite notamment à constater les dérives d'un certain monde intellectuel et à rencontrer avec lui les jeunes du premier centre de «  déradicalisation  » français à Beaumont-en-Véron qu'il a suivis durant plusieurs mois. Comment «  rendre à la raison  » de jeunes gens qui ne sont pas malades en général, mais fanatiques ? Comment entrer dans leur mode de pensée et les arracher à l'idéologie ? D'une rencontre avec le Président de la République en passant par des échanges avec Jean-Marc Rouillan le fondateur d'Action directe, d'une scène de la vie quotidienne au récit de la fin d'une secte millénariste, Gérald Bronner nous propose d'analyser cette situation délirante et de nous guider vers une lumière relative.

  • L'empire des croyances

    Gérald Bronner

    Comment comprendre les métamorphoses et les formes actuelles de la croyance ?
    Pourquoi certaines croyances se diffusent-elles rapidement dans l'opinion publique et d'autres non ? Quels sont les contextes sociaux qui favorisent l'émergence des croyances ?
    Ce livre propose plusieurs réponses à partir de divers exemples décrivant les logiques qui sous-tendent nos adhésions cognitives et les phénomènes collectifs qui les favorisent. L'ouvrage théorise également l'idée que l'empire des croyances se distingue en grande partie de la déraison.

  • Une exploration de la rationalité paradoxale de ceux qui s'abandonnent à la folie du fanatisme. Un ouvrage qui déconstruit un certain nombre d'idées reçues sur leur profil et leurs intentions, avec l'exploration d'un univers mental mal connu et qui, à juste titre, fait peur.
    En convoquant les travaux les plus récents de la sociologie, des sciences politiques et de la psychologie cognitive, ce texte dessine un portrait inédit d'un mal qui ronge les démocraties contemporaines :
    La radicalisation des esprits. S'appuyant sur de nombreux exemples et expérimentations de psychologie sociale, il propose un descriptif des étapes qui conduisent au fanatisme et quelques solutions pour aider à la déradicalisation.

  • L'idéologie contemporaine dominante nous suggère d'avoir peur de tout or, notre espèce pourrait bien être en danger de ne pas prendre de risques.

  • Dans sa vie quotidienne, l'Homme cherche généralement à réduire et même à fuir l'incertitude. La notion d'information est au centre du problème de l'incertitude, l'information permet d'anticiper. Mais l'incertitude reste inhérente à l'activité humaine qui se déploie dans le champ des possibles.

  • L'humanité n'a-t-elle pas renoncé à tout un cortège d'idées qui nous paraissent absurdes aujourd'hui ? Qui croit, par exemple, que certaines pierres ont un esprit avec lequel il est possible de communiquer ? Qui croit que l'univers s'interrompt après l'océan ?
    Qui croit de nos jours que la radioactivité fait disparaître les rides ? Qui croit que la Terre est plate et que c'est le soleil qui tourne autour d'elle et non l'inverse ? Peut-on faire l'hypothèse que les progrès de la connaissance humaine seront de nature à faire disparaître progressivement l'ensemble des croyances et des productions de l'imaginaire humain ? En d'autres termes, l'empire des croyances est-il menacé à plus ou moins longue échéance par les progrès de la science et de la technologie ?

  • La collection "Sociologies", dirigée par Raymond Boudon, membre de l'Institut, professeur à l'Université de Paris IV-Sorbonne, réunit des contributions variées par les sujets abordés, par les orientations politiques générales des auteurs, mais utilisant un paradigme commun qui préfigure une science sociale générale transcendant les barrières disciplinaires.

  • La Revue des Deux Mondes publie en mars des documents, pour la plupart inédits, de Pierre Drieu la Rochelle . Outre une missive à Jean Paulhan, un poème et des avants-textes à la nouvelle « La comédie de Charleroi », le lecteur découvre ving

  • Comment je suis devenu super héros Nouv.

    Titan est un super-héros un peu dépressif depuis qu'Alicia l'a quitté. Pour ne rien arranger, il vient de perdre une place au Panthéon Top 30, l'émission de télévision qui classe les trente super-héros les plus populaires d'Amérique. Les potes du commissariat de Lexington Avenue ont beau être ses premiers supporters, Titan n'a plus goût à rien. Dans ces conditions va-t-il pouvoir affronter l'un des pires ennemis de sa carrière ? Celui que les journalistes nomment déjà le Vampire de New York, un tueur en série qui s'attaque aux surhommes. Alors qu'il mène l'enquête, aidé par son vieux collègue Monté Carlo, un ex-super-héros, contraint à la retraite depuis que, à force de coups encaissés, il a développé la maladie de Parkinson, Titan est conduit à remuer les eaux boueuses du mythe des super-héros. Alors une question bientôt s'impose à lui : sera-t-il le prochain sur la liste du Vampire de New York.

  • This book discusses the media, beliefs, the news, the Internet, etc. but it should not be seen as yet another critique of the media system, exploring with indignant fascination the idea of a machination against truth set up to serve a society of domination. These kinds of theories, whether they pertain to conspiracy theories or, more subtly, to a self-styled "critical" way of thinking, have always seemed to be the expression of a form of intellectual puerility. This is not to say that attempts at manipulating opinions do not occur, or that our world is free from compromised principles, or indeed corruption; far from it, but none of this is the key issue. In fact, reality can somehow be even more unsettling than those myths, however sophisticated they may be, that envisage the media system hand-in-hand with industry, science, and so forth, all in agreement so as to lead the "people" away from the truth. It is more unsettling because the processes described in this book and that allow falsehood and dubiousness to take hold of the public sphere are boosted by the development of IT, the workings of our minds, and the very nature of democracy. And finally, it is more unsettling because we are all responsible for what is going to happen to us.


  • malgré de constants progrès techniques et scientifiques, nos sociétés restent des sociétés de croyances.
    les rumeurs, les idéologies, les superstitions restent intimement ancrées dans notre vie quotidienne, alors même que la diffusion des connaissances scientifiques gagne chaque jour en importance. comment résoudre ce paradoxe : nous accordons de plus en plus notre confiance à la science, tout en laissant aisément se développer des croyances parfois irrationnelles ? cet essai se propose d'examiner ce paradoxe, propre à nos sociétés modernes, en mobilisant des exemples aussi divers que le mythe du père noël, les légendes du 11 septembre 2001, une psychose collective qui gagna la ville de seattle dans les années 50, le processus d'adhésion à une secte.
    quoique sensiblement hétéroclites, toutes ces illustrations peuvent être ramenées à la question de l'émergence et de la disparition des croyances collectives. quels processus mènent à leur avènement ou à leur abandon ? gérald bronner nous fournit une première approche de ces questions épineuses sur la base d'expérimentations inédites en sciences sociales.

  • L´Afrique est devenue un continent d´avenir, entend-on ici ou là. Elle affiche un appétit sans limite pour les téléphones portables et les nouveaux riches ont adopté tous les tics des classes moyennes mondialisées. De « pré carré » de l´ancienne Europe coloniale, l'Afrique devrait devenir en 2030 membre à part entière de la nouvelle triade (Chine-Inde-Afrique) en lieu et place des États-Unis-Europe-Japon. Les pays émergents - dont la Chine - y trouvent les potentialités naturelles rares et un marché pour les biens de consommation. Après quatre décennies de description larmoyante d´une Afrique qui agonise, voici venue l´heure du miracle subsaharien ou du moins de son décollage. Retournement réel, statistiques trafiquées ou effet du nouveau regard « ajusté » des Européens ? C´est ce que la Revue des Deux Mondes a cherché à savoir dans ce numéro.


    En ouverture du dossier, Georges Courade et Robert H. Beates dressent un large panorama économique, démographique, géopolitique et sociétal, mettant en évidence les mouvements contradictoires à l´oeuvre sur le continent. L´Afrique subsaharienne se cherche un modèle politique entre communisme et capitalisme, explique de façon originale Marc-Antoine Pérouse de Montclos. Katherine Marshall se penche sur la délicate question religieuse : cette force dynamique complexe reste difficile à appréhender par les décideurs politiques africains et les autorités nationales. Lucy Mushita et Albertine Tshibilondi Ngoyi explorent quant à elles la condition féminine : la première regarde l´évolution entre la femme d´hier et d´aujourd´hui, la seconde s´exprime sur le couple numérique/beau sexe. Anne-Sophie Bordry et Anne Bouverot s´interrogent plus largement sur les usages d´Internet, son pouvoir et son influence. Enfin Jean-Louis Triaud revient sur les fameux manuscrits de Tombouctou, objet de tous les fantasmes mais aussi de toutes les menaces.
    Également au sommaire, le second volet d´un bel entretien avec Roger Grenier. Le « doyen des éditions Gallimard » nous fait revivre son expérience d´éditeur à partir des années soixante.

    La Revue des Deux Mondes a réalisé ce numéro avec la collaboration de l'institut Aspen France.

  • Ces dernières années, la diffusion et la multiplication des théories du complot ont accompagné les progrès de la communication. Jamais, depuis la démocratisation d'Internet, on a connu autant de mythes : nous vivons désormais sous la tyrannie des « fake news ». Le sociologue Gérald Bronner est un optimiste : avec cet ouvrage, il nous explique comment ne pas nous laisser tromper par nos propres sens et intuitions.

  • Le monde contemporain a besoin des éclairages de la sociologie. Mais cette discipline à vocation scientifique est prise en otage par ceux qui veulent en faire un « sport de combat » politique, provoquant au besoin le risque de son rejet. Ce livre s'adresse à tous ceux qui s'intéressent aux faits sociaux et sont inquiets ou étonnés des dérives intellectuelles de certaines figures reconnues des sciences humaines et sociales. Les sociologues ne sont pas immunisés contre les biais cognitifs qui peuvent nous égarer dans des récits idéologiques et outranciers : dans ce cas, toutes les conditions sont présentes pour que la sociologie « tourne » en une production plus militante que proprement scientifique. Il est temps pour les sciences humaines - prises en leur sens large - de sortir de leur sommeil dogmatique et de s'astreindre aux règles qui régissent la cité des sciences.
    C'est ce que ce livre propose, en convoquant des données issues tout aussi bien de la sociologie que des sciences du cerveau, dans l'intention de rendre accessibles aux non-spécialistes les enjeux fondamentaux que représente ce continent de la pensée.

  • Les auteurs mettent en évidence une nouvelle forme de populisme, le précautionnisme, qui sert comme prétexte idéologique au refus du progrès scientifique et à un antilibéralisme radical, et exposent les mécanismes intellectuels et les faits historiques qui ont fait entrer dans le droit le principe de précaution.

  • Cet ouvrage propose une introduction aux principales théories contemporaines du monde social. Les courants les plus variés - treize en tout - y sont présentés, du naturalisme au marxisme, en passant par le pragmatisme et le féminisme. Assumer ce pluralisme est l'un des objectifs de cet ouvrage, et l'une de ses originalités. Il est rare en effet de trouver réunis dans un même volume des spécialistes de l'ensemble des courants de la théorie sociale. Les contributeurs appartiennent à plusieurs disciplines : sociologie, philosophie, sciences cognitives, anthropologie... Son caractère introductif rend ce volume attrayant pour des étudiants (débutants et avancés) aussi bien que des chercheurs aguerris relevant de toutes ces disciplines. Il est également susceptible d'intéresser au-delà des cercles universitaires, par exemple les milieux liés à l'art contemporain ou des acteurs du champ politique.
    Ouvrage publié sous la direction de Gérald Bronner, professeur de sociologie à l'Université de Strasbourg, et Razmig Keucheyan, maître de conférences en sociologie à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris IV).

  • This book contributes to the developing dialogue between cognitive science and social sciences. It focuses on a central issue in both fields, i.e. the nature and the limitations of the rationality of beliefs and action. The development of cognitive science is one of the most important and fascinating intellectual advances of recent decades, and social scientists are paying increasing attention to the findings of this new branch of science that forces us to consider many classical issues related to epistemology and philosophy of action in a new light.
    Analysis of the concept of rationality is a leitmotiv in the history of the social sciences and has involved endless disputes. Since it is difficult to give a precise definition of this concept, and there is a lack of agreement about its meaning, it is possible to say that there is a `mystery of rationality'. What is it to be rational? Is rationality merely instrumental or does it also involve the endorsement of values, i.e. the choice of goals? Should we consider rationality to be a normative principle or a descriptive one? Can rationality be only Cartesian or can it also be argumentative?  Is rationality a conscious skill or a partly tacit one? This book, which has been written by an outstanding collection of authors, including both philosophers and social scientists, tries to make a useful contribution to the debates on these problems and shed some light on the mystery of rationality. The target audience primarily comprises researchers and experts in the field.

  • Le principe de précaution et la façon dont nos contemporains entendent s'en servir est l'un des faits idéologiques majeurs de ce début de millénaire. Il est sur toutes les lèvres et l'on prétend l'appliquer sans cesse, à la lettre et à tout propos. Cet essai, en se fondant sur de nombreux exemples, propose de mettre à nu les mécanismes intellectuels et les faits historiques qui ont conduit à faire imprudemment entrer dans le droit le principe en question. Il s'oppose à la pensée dominante qui croit voir dans ce nouvel impératif constitutionnel l'expression du bon sens, alors que son application maximaliste inspire des décisions et des actions déraisonnables. Préjudiciable à l'intérêt général, cette situation implique profondément nos démocraties telles qu'elles s'organisent et les rapports désormais conflictuels que l'opinion publique entretient avec la connaissance et ses médiateurs. Il s'agit ici de mettre en évidence une nouvelle forme de populisme particulièrement redoutable : le précautionnisme. Agrégé de philosophie, Étienne Géhin a été maître de conférences en sociologie à l'Université Nancy 2. Il est l'auteur de La société : un monde incertain (Paris, Hermann, 2006). Professeur de sociologie et membre de l'Institut Universitaire de France, Gérald Bronner est l'auteur de plusieurs livres sur les croyances collectives et les conséquences sociales des erreurs de raisonnement, dont L'empire des croyances (PUF, 2003) et L'empire de l'erreur (PUF, 2007).

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