Françoise d' Eaubonne

  • En faisant du capitalisme patriarcal le dénominateur commun de l'oppression des femmes et de l'exploitation de la planète, Françoise d'Eaubonne offre de nouvelles perspectives au mouvement féministe et à la lutte écologiste. Pour empêcher l'assassinat généralisé du vivant, il n'y a aucune alternative sinon l'écoféminisme. C'est le féminisme ou la mort. Longtemps inaccessible, ce texte devenu référence est introduit par deux chercheuses et militantes.
    A l'aune de leur engagements et d'une lecture croisée de ce manifeste visionnaire, Myriam Bahaffou et Julie Gorecki soulignent les ambiguïtés de ce courant en pleine résurgence et nous proposent des pistes pour bâtir un écoféminisme résolument radical, intersectionnel et décolonial.

  • L'écoféminisme est une philosophie, une éthique et un mouvement né de la conjonction des deux « surgissements du monde moderne » que sont l'écologie et le féminisme. Ce nouveau concept opère la synthèse entre l'idée d'une double exploitation : celle de la nature par l'homme et celle de la femme par l'homme.
    Dans cet ouvrage initialement paru en 1978, mais d'une actualité brûlante, l'auteure remet radicalement en question la notion de croissance, économique et démographique, dénonçant le capitalisme comme stade ultime du patriarcat.
    La surpopulation et l'épuisement des ressources illustrent l'« illimitisme » caractéristique de ce qu'elle nomme le « système mâle », et elle est l'une des premières à affirmer qu'il faut préserver ce qui reste encore de l'environnement, sous peine de mort. Dans ce combat universel, les femmes, fortes de leur longue expérience d'exploitation, ont un rôle déterminant à jouer.

  • Les philosophies orientales ne posent guère la question du rapport de l'homme et de la femme, puisqu'elles se réfèrent à un ordre immuable: l'homme dominant et positif, la femme dominée et négative.L'Occident seul a semblé pressentir qu'il y avait là un problème. Mais sa façon de le traiter en philosophie n'aboutit guère à un ordre différent. La hiérarchie est maintenue ; mieux encore, la misogynie, si elle ne va pas de soi, n'en est que plus argumentée, expliquée, justifiée. Pourquoioe Pourquoi le féminin n'est-il vu que sous l'aspect défavorable ? Pourquoi la femme n'est-elle qu'un homme diminué (paganisme), ou une diminutrice de l'homme (temps modernes)oe Françoise d'Eaubonne tente ici une explication et une réponse.

  • Du XVe au XVIIIe siècle, l'Europe chrétienne (catholique comme protestante) fut prise d'une brusque frénésie contre la sorcellerie. Des dizaines de lilliers de personnes, accusées à tort ou à raison de pratiques démoniaques, furent torturées avant de se retrouver dans les flammes des bûchers. La quasi-totalité des victimes furent des femmes. Ce ne peut être l'effet du hasard.
    Dans ce pamphlet rageur, l'auteur replace ces trois siècles de chasse aux sorcières dans le contexte général de la misogynie fondamentale du christianisme pour lequel toute femme incarne peu ou prou le mal.

  • C'est tout d'abord à la science-fiction que l'on pense en commençant "Le satellite de l'amande". Ce jeune XXIe siècle où il ne reste que des femmes se reproduisant par ectogenèse, cette planète inconnue qu'elles explorent, ne sont-ce pas des thèmes classiques de l'anticipation ? Mais le lecteur qui ne s'est pas méfié se trouve tout à coup confronté au poème du symbole et à la configuration du fantasme plus que du fantastique. Il s'agit peut-être d'une subtile vengeance d'une femme écrivaine contre les corvées auxquelles l'a réduite une société désespérément mâle et capitaliste.

  • Françoise d'Eaubonne a été pendant une trentaine d'années l'amie de Simone de Beauvoir qui fut sa lectrice, sa critique, sa conseillère, et a témoigné à ses procès. Elles ont lutté côte à côte pour la naissance du M.L.F et échangé une longue correspondance. De cette amitié précieuse - en dépit de quelques désaccords théoriques - Françoise d'Eaubonne tire aujourd'hui le droit de nous présenter la vraie figure de la grande disparue. Elle la suit pas à pas à travers l'étude de ses oeuvres, son rapport intime à Sartre et parmi d'autres écrivains (Nathalie Sarraute, Violette Leduc, Jean Genet, Mauriac, etc.)

  • Ces Mémoires sont d'abord le libre regard que pose une femme sur son XXe siècle, siècle de luttes et de lettres françaises.
    Françoise d'Eaubonne est née en 1920 et a écrit une cinquantaine de romans, essais et biographies sans jamais dissocier l'art d'écrire de l'engagement politique.
    Féministe radicale, elle est co-fondatrice du FHAR en 1971, fondatrice en 1978 d'Ecologie-Féminisme qui essaime jusqu'aux USA où on l'enseigne à l'University, titulaire en sus de plusieurs prix littéraires. Le premier, pour Comme un vol de gerfauts, lança en 1947 les éditions René Julliard. L'Australie lui a consacré une thèse des Lettres.
    Des Années folles aux années Mitterrand, les personnages, amis ou ennemis, qui ont traversé la vie de cette irréductible provocatrice sont philosophes, écrivains, poètes, politiques ou artistes...
    Dans les souvenirs personnels de Françoise d'Eaubonne, de la tragédie de la guerre à l'humour caustique de Saint-Germain-des-Prés se croisent Hervé Bazin, Simone de Beauvoir, René de Ceccatty, Jean Cocteau, Colette, Paul Eluard, Léo Ferré, Jean-Edern Hallier, Maurice Herzog, Guy Hocquengem, Marcel Jouhandeau, Monique Lange, Le Corbusier, Violette Leduc, François Mauriac, André Maurois, Anaïs Nin, Rachilde, Christiane Rochefort, Robert Sabatier, Nathalie Sarraute, Pierre Seghers, Marguerite Yourcenar...

  • Les questions cruciales de la mondialisation, de la dictature économique et de la fin du travail - sans compter les perspectives bouleversantes qu'elles ouvrent - sont traitées par Françoise d'Eaubonne dans une réflexion sur ce monde déshumanisé du XXe siècle. Cet angle d'approche renouvelle les critiques et les propositions déjà avancées par Viviane Forrester, André Gorz et Jerem Rifkin. Un essai à ne pas oublier sur le rayon des prophéties contemporaines.

  • Depuis des siècles de civilisation chrétienne, l'homosexualité relève du "péché muet" on ne brûlait pas seulement les condamnés, mais les pièces du procès. Aujourd'hui encore elle est tenue pour perversion, maladie ou "bizarrerie" par les "normaux". Mais comment se fait-il que cette perversion ait été pratiquée dans tout le monde antique et même parfois honorée, érigée en règle de morale ? La biologie, l'histoire, la psychanalyse ont tenté des explications diverses. Chacune est intéressante ; aucune ne satisfait. Au prix d'un long travail qui passe de l'enquête journalistique à la documentation de l'érudit, Françoise d'Eaubonne propose une réponse originale.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Il existe bien une lutte des sexes où le sexe féminin, bien qu'en grande partie définissable en tant que classe ne se comporte pas comme une classe ; il lui a été jusqu'à présent impossible de s'assumer comme telle. Nous prétendons que l'art, que la production d'images reflétant une culture, est le champ idéal de tous les possibles de cette lutte, et nous entendons le démontrer avec exemples à l'appui. Nous cherchons les rapports ignorés entre cette production d'images qu'on nomme art et les étapes de cette lutte beaucoup plus occultée que celle des classes. L'art tel que nous le connaissons n'en a peut-être plus pour longtemps. "L'art nouveau" chez les femmes brille peut-être de noms qui ne rappellent guère l'ancienne créativité, ceux d'une Ulrike Meinhof, d'une Angela Luther, d'une Margaritha Caghol affirmant la profonde relation du Féminin et de la vie sur un plan nouveau, l'art de la violence, comme ces femmes de Goya à la fois sujet de l'Histoire et objets de l'Art ; ici, sujets à part entière. Françoise d'Eaubonne

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Authentique et extraordinaire destinée que celle d'Antoinette Lix, née en 1839, morte en 1909 après avoir participé à deux des plus grandes guerres du XIXe siècle. Fille d'un aubergiste alsacien qui l'avait élevée comme un garçon, belle, intelligente, elle partit à dix-neuf ans pour être professeur en Pologne où elle s'éprit de la mère de ses élèves et participa héroïquement à l'insurrection de 1863 sous le nom de « Michel le Sombre ». Après avoir suivi des cours de la Croix-Rouge et avoir soigné les cholériques de l'épidémie de Lille, elle reprit le fusil en 1870, cette fois chez les francs-tireurs des Vosges, contre l'invasion allemande. Ses faits d'armes qui lui valurent deux fois le grade de lieutenant font preuve d'un invraisemblable courage. Malgré l'amitié passionnée d'une femme de ministre, elle s'éteindra presque démunie dans un couvent de Saint-Nicolas-de-Port.

  • À travers une Chine somptueuse et misérable, secouée par d'incessantes guerres civiles, Qiu Jin, grande féministe s'engage totalement aux côtés de Sun-Yat-Sen qui devait libérer son pays du carcan impérial. Tour à tour jeune fille studieuse, épouse et mère, mais aussi poète, terroriste et infatigable militante, elle sera décapitée au début de ce siècle. L'Éventail de Fer est le récit en forme de fresque du combat réel de cette jeune chinoise au destin hors série.

  • 1969-1980. Les Enfants de l'horreur connaissent une deuxième génération à travers les points chauds du monde, Irlande, Liban, Argentine, Pologne, comme en France et en RFA ou en URSS. L'agitatrice de Dublin, assassinée, tout comme le peintre soviétique en camp de travail ou le géologue argentin à la recherche de pétrole et la journaliste du Moyen-Orient, tous ces fils de déportés ont à leur tour des fils et des filles impliqués dans un drame qui devient planétaire. C'est de France que monte, puis se tait la dernière voix universelle. Aussi, par un jour brumeux d'avril, tous vont se retrouver derrière le même cercueil, dans le plus vaste cortège funèbre connu depuis celui de Victor Hugo. Après la disparition de Jean-Paul Sartre, le temps des prophètes se termine. Mais son dernier témoin sera peut-être cette photographe qui, toute jeune fille, a connu dans le Midi de la France la femme qui a été, non sans mystère, au carrefour de tant de tragédies.

  • Née à Toulouse en 1920, Françoise d'Eaubonne écrivait, à neuf ans, son premier roman, qui fut primé dans un concours institué par l'éditeur Denoël. D'abord journaliste et professeur, elle publia - en 1944 - "Le coeur de Watteau"; puis - en 1947 - "Comme un vol de gerfauts", qui obtint le Prix des Lecteurs, et où s'affirmait un tempérament de romancière et de conteuse née.

  • La contestation et les débats au sujet des relations de Rimbaud et de Verlaine ont fait couler des fleuves d'encre ; deux camps se sont opposés, l'un soutenant la thèse de l'amour platonique, l'autre la thèse de l'homosexualité pure et simple. Lorsque la publication du dossier de l'affaire de Bruxelles, conservé aux archives de la police, a fait triompher la deuxième opinion, un point final sembla mis à la polémique. Tout le monde se désintéressa d'une histoire désormais classée. Françoise d'Eaubonne ne rouvre pas la lice à cette vieille controverse ; elle considère qu'il faut, au contraire, prendre la conclusion comme un point de départ et aller plus loin pour la connaissance psychologique et littéraire de ce célèbre « cas ». « Alors, tout s'explique », se sont écriés en choeur les rimbaldistes et verlainiens, quand la preuve des relations physiques des deux poètes fut apportée. « C'est maintenant que le véritable problème se pose » leur réplique l'auteur de cet essai. Auteur de deux biographies, l'une consacrée à Verlaine, l'autre à Rimbaud, Françoise d'Eaubonne se rendit à Charleville et en Belgique sur les traces mêmes des deux poètes et y découvrit l'origine, jusqu'alors inconnue, de certaines inspirations fort célèbres de Rimbaud, ainsi que les vestiges encore vivants de certains mensonges de Verlaine. En consacrant à cette affaire une étude aussi approfondie que révolutionnaire, elle a voulu prouver que le véritable mystère Rimbaud-Verlaine avait échappé aux partisans de la pureté comme à ceux de l'homosexualité des deux Maudits. En réalité, leur tentative d'évasion, tant de l'espace géographique que de la sexualité courante, fait étroitement corps avec leur pathétique tentative d'évasion du Réel, à savoir avec leur poésie ; elle n'est que le reflet d'une angoisse qui les implique, les dépasse, et s'épanouit aujourd'hui dans la littérature contemporaine : le souci d'échapper au social et l'impossibilité d'y parvenir. L'auteur de cet éssai ne recule devant aucune audace. Son livre peut scandaliser ; il ne peut laisser indifférent.

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