Les commandes sur le site internet sont suspendues jusqu'au : 14/08/2021

Fabien Jobard

  • " Bavures " : le terme ne semble avoir de place que dans la rubrique des faits divers.
    Il offre prise à des dénonciations de la police qui perdent souvent de vue les véritables enjeux de l'usage de la force publique. Car ce sont bien les modes contemporains de gouvernement qui sont en jeu lorsqu'il est question de l'emploi de la force par la police : que devient l'Etat moderne, lorsque la force physique est employée par ses agents ? Fabien Jobard prend la question à bras le corps et étudie dans le détail les violences policières qualifiées d'" illégitimes ", survenues dans la France contemporaine.
    Son analyse se porte à la racine du phénomène, en interrogeant d'abord la fiabilité des récits de ceux qui se disent victimes de violence : l'auteur examine ce qui fait la crédibilité de " faits " qui, parfois, deviennent des " affaires ", mais plus souvent ne laissent pas plus de traces que celles du souvenir individuel, voire d'une imagination trompeuse. L'auteur nous met ainsi en mesure de comprendre les logiques des violences policières elles-mêmes.
    Sans traquer les responsabilités individuelles de policiers déviants ni, au contraire, lire dans chaque fait violent l'aveu d'une nature systématiquement répressive de l'Etat, l'auteur éclaire les raisons de ces violences. A égale distance du soupçon et du déni, il restitue tout ce qui les rend possibles et contribue ainsi à l'élaboration d'une théorie de la force publique.

  • Dossier : Sciences politiques allemandes. Le retour de la science politique allemande. Une continuité paradoxale dans la période de l'après-guerre -Hans J. Lietzmann. La science politique allemande dans tous ses états. Controverses autour de la naissance d'une discipline entre enjeux théoriques, luttes de savoir et transferts culturels -Pascale Laborier, Danny Trom. La mise en forme savante des sciences politiques. Les usages de la référence allemande dans l'institutionnalisation de l'École libre des sciences politiques à la fin du XIXe siècle - Rachel Vanneuville. Science disciplinée. Les mutations sociales et politiques de la science politique allemande contemporaine -Fabien Jobard. Bibliographies -Timm Beichelt, Frank Bönker, Kristine Kern, Peter Hägel, Simon Raiser, Ina Kerner, Michael Minkenberg, Arnd Pollmann, David Strecker, Ralf Walkenhaus. Varia. Une identité collective contrefactuelle. Montolieu comme village du livre et des arts graphiques -Mohammad-Saïd Darviche. À la recherche du temps perdu. La science politique française oublieuse de l'administration publique. À propos de Notre État -Françoise Dreyfus. Lectures. Résumés/Abstracts.

  • La police est à l'honneur des sciences sociales anglo-saxonnes depuis quelques décennies déjà, au point d'avoir produit des sous-disciplines autonomes, et prolixes.
    L'étude de l'emploi de la force par les policiers en est une, dont la richesse est en France insoupçonnée. Cet ouvrage veut combler cette méconnaissance, par un état systématique des travaux dont l'objet est l'étude empirique des violences policières. Il décrit la genèse d'une tradition de recherche spécifique à ces pays et met en lumière les conditions particulières qui peuvent donner naissance à un champ consacré aux violences policières.
    Il montre aussi comment une sociologie gouvernée par les demandes des acteurs concernés, les policiers, produit un type de raisonnement sociologique bien déterminé. Aucune interrogation, aucun apport de ces travaux n'est ensuite mésestimé par cette recension, qui examine les causes des violences mortelles, l'immense question du racisme policier et les rapports ambigus entre attitudes et comportements, sans négliger des questions directement liées aux débats français d'aujourd'hui, comme la composition et la force des conseils de déontologie et d'inspection, les techniques d'interrogatoire, l'armement, l'influence des femmes policières sur l'usage de la force...
    Les chercheurs en sciences sociales, bien sûr, mais aussi tous ceux qui à raison tiennent les pratiques policières pour un enjeu central de la vie démocratique, trouveront ici matière à leur réflexion.

  • Les affrontements entre la police et les manifestants se sont multipliés en l'espace de quelques années. Avec pour bilan un nombre effarant de blessés, mais aussi des décès. Comment en sommes-nous arrivés là ? Après Mai 68, la pacification du maintien de l'ordre avait fait la fierté des gouvernements français successifs. Mais, dans un contexte de tensions sociales accrues, de violences urbaines et de terrorisme, le maintien de l'ordre s'est militarisé et finalement brutalisé. La manifestation de rue se voit de moins en moins reconnue comme une expression légitime de la contestation. La violence de la répression, la simple vue de l'armement des forces de l'ordre exercent désormais, à elles seules, de puissants effets de dissuasion.
    Grâce à des enquêtes menées depuis plus de vingt ans, Olivier Fillieule et Fabien Jobard établissent le constat implacable de ces régressions successives et les analysent. Les nouvelles « politiques du désordre » qu'ils décrivent mettent au défi notre démocratie.

  • Manifestations, banlieues, contrôles d'identité, violences, histoire coloniale :
    La police se trouve au coeur de la question sociale. Institution en quête d'autonomie et instrument du pouvoir étatique, elle contribue également à la fabrication du politique. C'est ce lien entre police, société et politique que cet ouvrage souhaite actualiser à la lumière de recherches récentes en sciences sociales.
    Depuis une dizaine d'années en effet, des questionnements originaux ont renouvelé la compréhension des ressorts de l'action policière et de ses liens tant avec la société civile qu'avec le champ politique.
    Les textes rassemblés dans cet ouvrage reviennent ainsi sur de nombreux débats contemporains : les doctrines du maintien de l'ordre, le combat judiciaire autour des contrôles au faciès, l'utilisation de la police en banlieue ou encore la survivance de dynamiques postcoloniales dans l'action policière. À ce titre, l'ouvrage permet de faire le point sur les continuités et les ruptures des pratiques policières, des formes d'activisme qu'elles suscitent et des usages politiques de l'appareil policier.

    En stock
    Période exceptionnelle : la commande des livres est suspendue
  • La police au sens large - nationale, municipale, privée, gendarmerie - constitue un véritable acteur du jeu politique et un enjeu d'une centralité croissante dans le débat public. Mais elle est aussi un instrument de production de sens et de représentations politiques en ce qu'elle contribue à l'émergence de catégories descriptives qui participent de l'imaginaire collectif : crime crapuleux, outrage, racaille, violence collective, manifestation, ordre public. en sont des exemples connus. La police est devenue un élément incontournable des sociétés contemporaines.
    Pourquoi et comment la police s'est-elle constituée ? Quelle est la nature de l'organisation policière et quels rapports entretient-elle avec les autorités politiques ? Qui sont les agents de police (leur origine, leur profil) ? En quoi consistent leurs activités et quelles en sont les déviances ? Quelles transformations et réformes sont aujourd'hui possibles ?
    Pour répondre à l'ensemble de ces questions, ce manuel sans équivalent propose à la fois une sociologie et une science politique de la police. Riche en exemples dépassant le seul cadre français, appuyé sur de nombreux travaux de terrain et une dense littérature, il vient éclairer de manière originale les rapports entre la police et le politique, et interroger le fonctionnement de nos démocraties.

    En stock
    Période exceptionnelle : la commande des livres est suspendue
empty