Eric Roussel

  • François Mitterrand ; de l'intime au politique Nouv.

    Cette biographie renommée de François Mitterrand éclaire son exceptionnel parcours par de nombreuses archives, tant françaises qu'étrangères, des témoignages inédits, jusqu'à ses successeurs, et plusieurs correspondances privées ignorées. Éric Roussel montre notamment comment les épreuves de la guerre et une déception sentimentale dévastatrice ont façonné le caractère du futur président de la République, le préparant ainsi à son incroyable destin. Il parvient à jeter un jour nouveau sur l'ensemble de la carrière du "sphinx", plaçant au centre l'intime avant la politique.

  • Cinquante ans après sa mort, de Gaulle reste une figure légendaire. Fondée sur quantité d'archives françaises et étrangères, cette biographie confronte la légende à la vérité d'une vie. Un parti pris de précision et d'équilibre qui fait de ce livre « la » référence sur l'homme du 18 Juin.

  • "Il y a un demi-siècle, Charles de Gaulle disparaissait, foudroyé comme un chêne. Et depuis lors, sa légende n'a cessé de grandir jusqu'à réaliser une forme d'unanimité autour de son personnage. L'"archipel français", fracturé et doutant de son avenir, l'exalte, comme pour se prémunir contre le mauvais sort. Mais sait-on vraiment qui est ce géant ? Après avoir écrit sa vie, l'envie m'est venue de revisiter ce monument français.
    Chemin faisant, je me suis attardé sur quelques séquences. Quelle était la personnalité profonde de l'homme du 18 Juin ? Quelles influences subit-il ? Comment s'en évada-t-il ? Quels furent ses plus grandes réussites, ses déceptions, ses échecs aussi ? En quoi fut-il enfin non seulement un héros de légende mais un grand homme d'Etat ? Telles sont les ambitions de ce livre dont le projet est de faire mieux apparaître les raisons pour lesquelles de Gaulle fut unique, immense et quelquefois prophétique".

  • En juin 1974, Valéry Giscard d'Estaing, longtemps ministre des Finances du général de Gaulle et de Georges Pompidou, entrait à l'Élysée. Élu sur sa seule image, sans le soutien d'un parti fort, celui qui était alors, à 48 ans, le plus jeune président de l'Histoire de la République, n'allait pas tarder à surprendre.

    Le début de son septennat fut marqué par des réformes de société fondamentales?: dépénalisation de l'avortement, abaissement de la majorité à 18 ans, assouplissement de la procédure de divorce, promotion des femmes. La France n'avait pas connu de tels changements depuis la Libération. Puis vint le temps des difficultés?: second choc pétrolier, résistances d'une grande partie de la majorité. Autant de facteurs qui expliquent la victoire, en mai 1981, de François Mitterrand sur le représentant de la tradition libérale.

    Presque un demi-siècle après le scrutin de 1974, Valéry Giscard d'Estaing s'est longuement confié à Éric Roussel et lui a ouvert ses archives. D'où le caractère singulier de cet ouvrage qui, bénéficiant d'autres témoignages (dont celui de Henry Kissinger) et de l'accès à de nombreux documents en France et à l'étranger, cerne la personnalité complexe d'un traditionaliste réformiste, artisan d'une mutation profonde de la société française.

  • La trace laissée dans l'histoire se mesure aussi dans le vocabulaire courant: aujourd'hui encore on parle des " années pompidou " pour qualifier une france prospère, en même temps que modernisée à marche forcée.
    Certes le destin présidentiel de georges pompidou demeura inachevé, mais pendant une décennie, ce petit-fils de paysans auvergnats, exemple de la méritocratie républicaine, a modelé le pays. premier à pouvoir accéder aux archives pompidou, eric roussel a utilisé de multiples témoignages: amis d'adolescence (léopold senghor), compagnons de route (pierre messmer, jacques chaban-delmas), collaborateurs (pierre juillet, michel jobert, jacques chirac), adversaires (françois mitterrand, pierre mendès france).
    Son livre est toujours la seule biographie de référence.

  • Étrange théâtre, ce 16 juin 1940, que la ville de Bordeaux devenue la capitale improvisée d'une France déjà largement envahie par les troupes hitlériennes : trois conseils de ministres en vingt-quatre heures, présidés par deux chefs de gouvernement successifs, Paul Reynaud et le maréchal Pétain, l'un à bout de résistance, l'autre usé par l'âge et décidé à arrêter les combats. Un monde s'écroule au milieu d'un immense exode et d'un chaos indescriptible. Une république se meurt dans une indifférence quasi générale.
    Ce moment dramatique, écrit Éric Roussel, marque la vraie rupture de 1940, non seulement parce que tout un pays bascule alors dans l'inconnu, mais surtout parce que cette journée révèle, en miroir, les causes immédiates et lointaines, politiques autant qu'intellectuelles, culturelles et morales, d'une défaite qui, au fond, n'est pas si étrange. Récit d'un naufrage prévisible, ce livre interroge également à frais nouveaux les failles méconnues et les faiblesses parfois insoupçonnées de cette IIIe République finissante qui va expirer à Bordeaux dans le tumulte, l'incertitude et, pour beaucoup, l'inconscience de la partie terrible qui se joue alors ; il retrouve les grands protagonistes de ce drame et d'autres visages moins connus ; il en restitue les opinions, les engagements, les passions, les arrière-pensées... Mais dans ce chapitre si sombre on entrevoit aussi, portés par une prescience et une détermination inespérées, les germes d'une régénération politique nationale et d'une configuration inédite des rapports entre les peuples européens : le 16 juin aura été l'école de deux hommes aussi exceptionnels que différents, Charles de Gaulle et Jean Monnet.

  • Pierre Brossolette

    Eric Roussel

    • Pluriel
    • 19 February 2014

    Tout le monde connaît son nom. Celui d'un résistant de la première heure devenu une figure, puis un héros de la France libre. Mais l'histoire de Pierre Brossolette restait à découvrir. Grâce aux papiers de famille confiés par ses deux enfants, à des sources inédites trouvées dans les archives françaises et britanniques, et même à un témoignage imprévu sur les dernières heures de Brossolette, Éric Roussel a écrit la biographie d'un homme libre. Avec empathie, mais sans statufier son personnage. On apprend ainsi beaucoup sur l'opposition de Brossolette aux accords de Munich, sa hantise de la guerre confortée par des jugements au scalpel sur la classe politique des années 1930, sa lucidité prophétique au sujet de l'Union soviétique. Eric Roussel suit les pérégrinations de ce combattant de l'ombre, du réseau du musée de l'Homme jusqu'à Londres où il va s'acharner à réunir autour du général de Gaulle toutes les familles spirituelles et politiques. On mesure ce que la disparition tragique, en 1944, de Pierre Brossolette a coûté à la France de la reconstruction.

  • La mort du général de Gaulle, le 9 novembre 1970, a marqué non seulement la fin d'une époque, selon l'expression consacrée, mais une césure encore plus profonde. Après lui, on ne voyait plus alors sur la scène que des personnages de moindre stature et rien n'indiquait qu'il pût en être autrement dans un avenir prévisible. Une trentaine d'années plus tard, ce constat désenchanté se vérifie. C'est pourquoi sans doute la vie du Général, ses faits et gestes éveillent aujourd'hui une irrépressible nostalgie ; pourquoi également son oeuvre fait l'objet d'une approbation presque unanime, sans qu'on sache toujours si les éloges s'adressent au style ou à une action conduite selon des principes définis de longue date. Le temps est donc venu d'une vision plus précise et plus équilibrée. Telle est l'ambition d'Eric Roussel. Cette biographie est d'autant plus opportune que de très nombreux fonds d'archives, en France et à l'étranger, se sont ouverts récemment, qu'il a su exploiter avec beaucoup de flair et de clairvoyance. Des interprétations communément acceptées se trouvent mises en cause ; et bien des épisodes sont éclairés d'un jour nouveau par des pièces inédites, d'autant plus irréfutables qu'elles sont, pour certaines d'entre elles, de la main du Général. Il en va ainsi, par exemple, des débuts de la France Libre.
    « C'est l'histoire d'un bluff qui a réussi », disait-il. De nouveaux documents l'attestent, sans diminuer l'homme qui a sut dire non, ce « rêveur réaliste », comme l'appelait Romain Gary. Mais de Gaulle ne prend toute sa dimension que si on le replace, comme le fait Eric Roussel, dans une perspective historique. Avec le recul, il apparaît comme un résumé et comme un aboutissement de tout le passé national. Plus proche assurément de Richelieu, de Louis XIV, de Napoléon ou de Clemenceau que d' Henri IV, il est le type même de ces personnages, à présent disparus, entièrement dévoués à la grandeur de la nation et fervents de la raison d'Etat. « La vérité du général de Gaulle est dans sa légende », a dit Alain Peyrefitte. La légende ne perd pas toujours à être confrontée à l'Histoire. Ce livre montre même que, parfois, elle y gagne.

  • La mort du général de Gaulle, le 9 novembre 1970, a marqué non seulement la fin d'une époque, selon l'expression consacrée, mais une césure encore plus profonde. Après lui, on ne voyait plus alors sur la scène que des personnages de moindre stature et rien n'indiquait qu'il pût en être autrement dans un avenir prévisible. Une trentaine d'années plus tard, ce constat désenchanté se vérifie. C'est pourquoi sans doute la vie du Général, ses faits et gestes éveillent aujourd'hui une irrépressible nostalgie ; pourquoi également son oeuvre fait l'objet d'une approbation presque unanime, sans qu'on sache toujours si les éloges s'adressent au style ou à une action conduite selon des principes définis de longue date. Le temps est donc venu d'une vision plus précise et plus équilibrée. Telle est l'ambition d'Eric Roussel. Cette biographie est d'autant plus opportune que de très nombreux fonds d'archives, en France et à l'étranger, se sont ouverts récemment, qu'il a su exploiter avec beaucoup de flair et de clairvoyance. Des interprétations communément acceptées se trouvent mises en cause ; et bien des épisodes sont éclairés d'un jour nouveau par des pièces inédites, d'autant plus irréfutables qu'elles sont, pour certaines d'entre elles, de la main du Général. Il en va ainsi, par exemple, des débuts de la France Libre.
    « C'est l'histoire d'un bluff qui a réussi », disait-il. De nouveaux documents l'attestent, sans diminuer l'homme qui a sut dire non, ce « rêveur réaliste », comme l'appelait Romain Gary. Mais de Gaulle ne prend toute sa dimension que si on le replace, comme le fait Eric Roussel, dans une perspective historique. Avec le recul, il apparaît comme un résumé et comme un aboutissement de tout le passé national. Plus proche assurément de Richelieu, de Louis XIV, de Napoléon ou de Clemenceau que d' Henri IV, il est le type même de ces personnages, à présent disparus, entièrement dévoués à la grandeur de la nation et fervents de la raison d'Etat. « La vérité du général de Gaulle est dans sa légende », a dit Alain Peyrefitte. La légende ne perd pas toujours à être confrontée à l'Histoire. Ce livre montre même que parfois, elle y gagne.

  • De Gaulle

    Eric Roussel

    Entré dans la légende le 18 juin 1940 en appelant les Français à dire non à la fatalité, Charles de Gaulle (1890-1970) est un des géants de notre Histoire. Fondateur de la Ve République, il a laissé au pays des institutions toujours en place et marqué notre politique étrangère d'actes fondamentaux. Voici l'épopée vraie de cet homme exceptionnel, le type même de ces grands personnages à présent disparus, totalement dévoués à la grandeur de la Nation et fervents défenseurs de la raison d'Etat.

  • Peu de personnalités contemporaines suscitent des réactions aussi contrastées que Nicolas Sarkozy. On l'aime sans mesure. On le déteste avec une égale outrance. Éric Roussel a essayé pour sa part de le saisir dans sa vérité. À l'époque où l'ancien président de la République était en retrait de la vie politique, il l'a rencontré à plusieurs reprises pour évoquer les moments forts de son quinquennat, ceux durant lesquels il dut affronter l'adversité, souvent seul contre tous. Avec la liberté de ton qu'on lui connaît, Nicolas Sarkozy a égrené ses souvenirs, revenant en particulier sur ses rencontres avec les principaux dirigeants de la scène internationale : Vladimir Poutine, Angela Merkel, Barack Obama, entre autres.
    À partir de ces conversations, Éric Roussel trace le portrait en creux d'un homme souvent déroutant, qui aime casser les codes, provoquer, voire choquer, et ne se réalise pleinement que dans les heures de grande intensité : crise de la Géorgie et bourrasque monétaire de 2008, crise de la dette grecque...
    Nourri de confidences, ce livre, le premier sur Nicolas Sarkozy écrit par un historien, révèle un personnage hors normes, difficile à situer dans les traditions politiques de la France, parfois en porte à faux par rapport à son électorat et dont le tempérament comme le comportement s'accommodent plus des temps agités que du calme plat.

  • Correspondances croisées (1953 - 1981) : Françoise GIROUD, Pierre MENDES France, Jean-Jacques SERVAN-SCHREIBER.
    Présenté par Éric ROUSSEL.

    Cette correspondance s'ouvre sur la séquence " Pierre Mendès France au pouvoir " : sept mois et dix-sept jours, de juin 1954 à février 1955. Les protagonistes viennent de se rencontrer et de se réunir dans la perspective du lancement de L'Express, créé spécifiquement pour porter Mendès France au pouvoir. Durant cette période, Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber, conseillers du nouveau président du Conseil (sans occuper de postes officiels), plaident en faveur d'une action novatrice et résolue, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ils s'opposent notamment au ministre des Finances, Edgar Faure, jugé par eux trop traditionaliste et laxiste. Cette partie de la correspondance fait clairement apparaître ce qui n'était jusqu'à présent que supposé, à savoir la grande influence de Françoise Giroud et de Jean-Jacques Servan-Schreiber dans les coulisses du pouvoir.
    Après la chute de Mendès France en février 1955, Françoise Giroud et Jean-Jacques Servan-Schreiber sont associés à la rénovation du Parti radical entreprise par l'ancien président du Conseil. Mais très vite, c'est leur unité de vues sur la question algérienne qui les réunit. Tous trois se montrent partisans d'une politique généreuse et libérale, seule susceptible, selon eux, de rallier les Algériens à la France. Une ligne qui est aussi celle d'une grande plume de l'hebdomadaire : François Mauriac. Les trois protagonistes font évidemment bloc en 1956 quant, à la suite d'une mesure décidée par le gouvernement, Jean-Jacques Servan-Schreiber est rappelé en tant que réserviste en Algérie. À Mendès France, en qui il voit une sorte de père spirituel, Jean-Jacques Servan-Schreiber confie ses plus intimes pensées, son dégoût de ce qu'il est amené à voir sur le terrain, ses espoirs enfin.
    En mai 1958, lorsque le général de Gaulle revient au pouvoir, Mendès France et ses deux amis se montrent hostiles aux moyens utilisés par les partisans du Général pour favoriser son retour aux affaires. Mais, au fil de la Ve République, cet accord se fissurera. En rupture claire avec la gauche au moment de son ralliement à Valéry Giscard d'Estaing en 1974, Jean-Jacques Servan-Schreiber ne cessera de s'éloigner de Mendès France, fidèle quant à lui à ses idées de toujours. L'amitié de Pierre Mendès France et de Françoise Giroud sera, elle, mise à rude épreuve quand, dans son livre Si je mens, la grande journaliste affirmera avoir inspiré les décisions les plus spectaculaires de Mendès France lors de son passage au pouvoir. Une fin un peu mélancolique qui ne peut néanmoins faire oublier l'ardeur et la noblesse des combats communs des années 1950.

  • Jean Monnet

    Eric Roussel

    • Fayard
    • 10 January 1996

    Pour john kennedy, il était ';l'homme d'etat du monde';: de gaulle voyait en lui l' ';inspirateur'; du processus d'intégration européenne; selon henry kissinger, personne n'a plus fortement marqué notre temps. la personnalité comme le rôle exact de l'un des géants du siècle, jean monnet, restent pourtant mal connus. tour à tour marchand de cognac, promoteur de l'effort de coordination allié durant la grande guerre, secrétaire général adjoint de la sdn, banquier en amérique et en chine dans les années 30, premier commissaire général du plan (1947-1952), initiateur en 1950 du plan schuman qui posa la première pierre de l'europe des six, président de la haute autorité de la ceca, animateur jusqu'en 1975 du comité d'action pour les etats-unis d'europe, cet homme d'influence au rayonnement universel échappe aux classifications politiques et idéologiques habituelles.
    Afin de reconstituer son étonnant parcours, eric roussel a interrogé de très nombreux témoins, dépouillé les archives françaises et étrangères et exploité pour la première fois les fameuses ';notes roses';, journal inédit où le père de l'europe consignait ses réflexions et relatait ses entretiens avec des interlocuteurs tels que roosevelt, adenauer, churchill, brandt, pompidou, healt, henry kissinger, valéry giscard d'estaing et tant d'autres.
    Plus de soixante années d'histoire européenne et française sont ainsi évoquées, et certains épisodes cruciaux - comme les évènements qui se déroulèrent à alger en 1943 - apparaissent sous une lumière nouvelle. surtout, surgit le vrai profil d'un homme à la fois visionnaire et pragmatique, dont les vues non conformistes ont bouleversé la vie des européens et dont les méthodes demeurent d'une surprenante actualité au moment où l'on s'efforce d'imaginer l'après-maastricht.

  • 1295. Le roi de France Philippe IV Le Bel a 27 ans. Il règne depuis près de dix ans et oeuvre à consolider le royaume le plus puissant d'Europe. A Rome, le cardinal Benoît Caetani, vieillard sulfureux à l'ambition démesurée, se fait élire pape par malice et prend le nom de Boniface VIII. Une escalade d'événements va opposer les deux pouvoirs, spirituel et temporel, dans un rapport de force croissant. La gifle, infligée au pape Boniface VIII à Anagni par l'âme noire de Philippe le Bel, Guillaume de Nogaret mettra fin au conflit dans la violence et initiera l'installation des papes à Avignon. Un jeune clerc Etienne de Minerve, compagnon de Nogaret, sera le témoin, parfois acteur, parfois victime, de ces événements retracés avec une grande rigueur historique.

  • Pierre Mendès France (1.907-1982) a laissé le souvenir d'une sorte de sage, de « conscience morale » de la gauche socialiste... et aussi d'un inlassable pourfendeur de l'alcoolisme et promoteur de la consommation de lait.
    Au-delà de ces images d'Épinal, Éric Roussel s'est intéressé au- « vrai » Pierre Mendès France. D'abord en lui restituant toute sa dimension, car il fut, avec de Gaulle, l'un des deux seuls acteurs de la vie publique au XXe siècle à avoir suscité un mythe. Ensuite en retraçant l'ensemble de sa carrière politique, trop souvent limitée à son unique et brève présidence du Conseil, de juin 1954 à février 1955.
    À partir d'archives inédites, pour une part confiées par sa famille, et pour une autre retrouvées à la mairie de Louviers dans l'Eure, département où il avait été élu pour la première fois en 1932, c'est un Pierre Mendès France inconnu qui se révèle. Un homme fait pour l'action, un homme de terrain, habile et efficace, bien loin des habits d'intellectuel dont on l'a revêtu. Un homme, aussi, dont les envies de retour aux affaires au cours des années 1960 seront contrecarrées par de sérieux problèmes de santé, le contraignant au retrait. Un homme, encore, d'une parfaite probité, dont le parcours politique n'est entaché d'aucune affaire louche.
    De ce homme méconnu, complexe, attachant et paradoxal, on pourrait dire que si de Gaulle incarnait une certaine idée de la France, il incarnait une certaine idée de la République.

    Cette biographie est publiée à l'occasion du centenaire de la naissance de Pierre Mendès France. Cet anniversaire sera marqué par de nombreuses manifestations et colloques (en particulier au Sénat), dont le programme est en cours d'élaboration.

  • Trente-six ans après sa mort, le général de Gaulle reste une figure légendaire. Eric Roussel confronte cette légende à la vérité d'une vie et d'un homme, avec une volonté de précision et d'équilibre qui fait de cette biographie une référence.

  • Dans une société en proie à de profondes mutations, le rapport au travail des cadres évolue. Chez eux, des comportements nouveaux se font jour qui, hier encore, paraissaient improbables. Quelque chose semble s'être fissuré, le vernis d'une condition salariale spécifique tendrait à se craqueler et l'investissement des cadres à se transformer. Ancienne figure de proue d'un certain « esprit du capitalisme », les cadres auraient-ils perdu leur raison d'être oe

    Préface de Paul Bouffartigue.

  • Homme de courage et de conviction, esprit volontaire et visionnaire, Simon Nora (1921-2006) fut l'un des principaux acteurs de la modernisation française. Résistant à vingt ans, énarque à vingt-cinq, il fut l'un des proches collaborateurs de Pierre Mendès France puis de Jacques Chaban-Delmas quand celui-ci, Premier ministre, mit en oeuvre son projet de « nouvelle société » en 1969. Cofondateur de L'Express dans les années cinquante, directeur général du groupe Hachette, puis directeur de l'ENA, Simon Nora est également l'auteur de plusieurs rapports dont celui sur les entreprises publiques (1967) et le fameux rapport sur l'informatisation de la société française, en collaboration avec Alain Minc (1978). Évoquer le parcours de Simon Nora, c'est revisiter un paysage politique et intellectuel qui reste la toile de fond des débats d'aujourd'hui.

    Le présent ouvrage reprend les interventions de l'hommage rendu à Simon Nora aux lendemains de sa mort, en 2006, à la Bibliothèque nationale de France à l'initiative et sous la présidence de Jean-Noël Jeanneney ; ainsi que celles d'un colloque en 2013 à l'Institut d'Études Politiques de Paris dans le cadre de l'Institut Pierre Mendès France, sous la présidence d'Éric Roussel et avec le concours de Robert Frank, président de son comité scientifique.

  • «-L'objet principal de cette allocution est de vous dire mon intention de m'adresser régulièrement à vous, pour vous parler en toute simplicité, comme ce soir, et vous tenir au courant de ce que fait et de ce que pense le gouvernement qui est votre gouvernement. » En juin 1954, à peine investi président du Conseil Pierre Mendès France ouvre par ces mots la première d'une série d'allocutions radiodiffusées au peuple français. Ces Causeries du samedi soir seront diffusées à vingt-six reprises jusqu'à la chute de Mendès en janvier 1955. Elles répondent à la nécessité de contourner les jeux parlementaires de la IVe République en prenant à témoin l'opinion, mais plus encore à la volonté, sans doute inspirée des fameux discours de guerre de Churchill, d'établir un lien direct avec le peuple : « C'est à nous de fatiguer le doute du peuple par la persévérance de notre dévouement. » Assisté d'une équipe de choc (Georges Boris, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Simon Nora...), Mendès France instille à ces textes sa marque, ses idées, son style épuré, sa sincérité et son extraordinaire talent de pédagogue. Chaque semaine, il expose l'avancement des négociations sur l'Indochine, il aborde les difficultés en Tunisie et en Algérie, il donne aux Français leurs premières leçons d'économie politique, il renouvelle sa foi dans la jeunesse et le peuple. Les Causeries du samedi sont, juge alors Mauriac, « une parole humaine en politique ».

  • Une autre voie

    ,

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    • 1 September 2000

    Parce qu'il y a, en moyenne, plus de cervelle dans deux têtes que sous un bonnet et que l'épaisseur d'une génération les sépare, donc les unit, l'historien et le journaliste Pierre Chaunu et Eric Roussel ont additionné leurs expériences. Le système médiatique, comme toute médaille, a son revers. Parce qu'il ne les prend pas en compte, il étouffe tout ce qui donne son sens à la vie, ce qui requiert souffle et continuité. Ils ont donc pensé charger le débat politique de quelques propositions de survie ; celles que les programmes oublient et que les hommes au pouvoir laissent dans leurs cartons parce que "ce n'est pas le moment". Pour que l'alternance réussisse, il faut changer de cap, assumer notre histoire, redonner des chances à ceux qui croient en la vie, regarder en face de douloureuses réalités comme la délinquance, l'immigration, l'éclatement des structures familiales. Sur ces sujets et bien d'autres. Pierre Chaunu et Eric Roussel apportent des réponses concrètes qui surprendront.
    Professeur à l'université de Paris IV. Pierre Chaunu est l'un des représentants les plus célèbres de l'Ecole Historique française. Auteur de nombreux ouvrages classiques sur la civilisation de l'Europe des Lumières, l'économie, la mort, il est membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques).
    Né en 1951, docteur en droit, licencié ès lettres, Eric Roussel est journaliste et écrivain. Collaborateur du Figaro, il a publié en 1984 une biographie de Georges Pompidou qui a connu un très grand succès.

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