Trabucaire

  • Le Roussillon, ce petit bout de Catalogne niché entre la mer Méditerranée et les Pyrénées est une très ancienne et très riche terre viticole. Il fallait pour lui rendre hommage une bible, vous l'avez entre les mains. De la mosaïque géologique et sa palette de terroirs à l'histoire de la culture vigneronne, des cépages aux appellations, des acteurs de la filière d'aujourd'hui à ceux de demain, cet ouvrage collectif vous donnera envie de découvrir et d'apprécier les vins du Roussillon.

  • Issu de la réflexion menée par quelques uns des participants à la rencontre-colloque organisée, du 30 janvier au premier février 2008, à Perpignan par la Cinémathèque euro-régionale Institut Jean Vigo autour des " archives mouvantes " de la Retirada, cet ouvrage fait le point sur la représentation donnée par le cinéma de la plus grande migration forcée des années trente en Europe.
    Accompagné du DVD de l'exode d'un peuple de Louis Llech, film unique sur événement, dû au talent d'un amateur plus qu'éclairé, assorti d'une musique originale de Virgile Goller, il regroupe onze articles qui tous, par des biais divers, envisagent les images de la Retirada liées, directement ou indirectement, au cinéma. Universitaires, journalistes, conservateurs de cinémathèques des deux côtés de la frontière pyrénéenne, ont joint leurs efforts pour analyser des images qui jusqu'ici n'ont pas atteint au statut d'images de référence.
    C'est l'opacité relative d'un corpus finalement ignoré, jusqu'il y a peu, du public que les auteurs s'efforcent de percer, lui redonnant sa place parmi le image d'un XXe siècle de fer et de sang. Au-delà de la diversité des apports de chacun, un horizon d'unité, le cinéma comme matériau de l'histoire, avec ses logiques propres et son explosif rapport au réel. Premières d'un long cortège interrompu, ces images de femmes et d'hommes, cadrées selon des modes divers, images en plan large ou rapproché, parfois volées à la censure déjà à l'oeuvre, parfois tremblées parce que la caméra embarquée dans un véhicule manque d'assise ou que tout simplement la main de l'opérateur cesse d'être sûre au spectacle de la détresse, renvoient avec la violence des origines au flot qui encore s'écoule devant nous, sans cesse...
    Pour savoir comment elles furent tournées, pour ne pas oublier...

  • Que faire de ses vieilles bobines qui traînent au grenier ? Qui ne s'est pas interrogé sur le devenir de ses films de famille qui avec l'obsolescence des matériels devenaient difficiles à voir. Partant de ce constat, il y a quelques années, l'Institut Jean Vigo, relayait l'appel à collecte de la Fédération Internationale des Archives de Films (FIAF) sous le leitmotiv « Ne jetez pas vos films ! », véritable plan de sauvegarde des archives privées. Les films amateurs, les films d'entreprises, les films publicitaires ou encore institutionnels ont trouvé une seconde jeunesse au sein de la cinémathèque. L'objet de ce livre/DVD est donc d'offrir au public un ensemble raisonné de films autour d'un objet patrimonial décrit par les films déposés à l'Institut Jean Vigo. Notre choix s'est porté pour ce premier ouvrage, que l'on espère suivi d'autres, sur le patrimoine maritime. Le DVD s'organise en cinq thèmes : De Port-Camargue à Cerbère ; Histoire de pêcheurs ; Bateaux petits et grands ; Bords de mer et canetons ; Le littoral, rêves d'architectes. L'identité littorale du golfe du Lion y est longuement révélée. La musique originale est signée Virgile Goller.
    Le livre quant à lui offre une contextualisation des images. Les auteurs venant d'horizons différents, spécialistes et passionnés, nous donnent à travers leurs contributions des pistes de lecture. Les diverses activités littorales : pêche, navigation, tourisme y sont présentées dans leur évolution depuis leur aspect traditionnel jusqu'au triomphe de la modernité. À propos de la collection «Mémoire filmique du sud» L'Institut Jean Vigo et la Cinémathèque de Toulouse ont lancé le projet « Mémoire filmique du Sud » en 2012. Ce projet consiste en la collecte de films et en leur numérisation afin de les mettre en ligne sur un site internet commun. Les films deviennent ainsi accessibles à un large public, aux chercheurs et aux professionnels de l'histoire et/ou de l'image. Les films collectés sont des documents de patrimoine portant un intérêt régional. Composé de films amateurs, institutionnels et d'entreprises, ce corpus de films est une source précieuse pour l'histoire des deux régions.

  • Que faire de ces vieilles bobines qui traînent au grenier ? Qui ne s'est pas interrogé sur le devenir de ses films de famille qui avec l'obsolescence des matériels devenaient difficiles à voir. Partant de ce constat, il y a quelques années, l'Institut Jean Vigo et la Cinémathèque de Toulouse, relayaient l'appel à collecte de la Fédération Internationale des Archives de Films (FIAF) sous le leitmotiv « Ne jetez pas vos films ! », véritable plan de sauvegarde des archives privées. Les films amateurs, les films d'entreprises, les films publicitaires ou encore institutionnels ont trouvé une seconde jeunesse au sein des cinémathèques. Ce livre/DVD présente au public un ensemble raisonné de films autour d'un objet patrimonial décrit par les films déposés à l'Institut Jean Vigo et à la Cinémathèque de Toulouse. Pour ce second ouvrage notre choix s'est porté sur cet exceptionnel patrimoine de notre région, le massif pyrénéen. Le DVD s'organise autour des activités humaines qui, dans leur diversité, donnent leur singularité aux Pyrénées. Il offre un vaste panorama des usages du massif comme de leur évolution des années 1900 aux années 1970. Le livre quant à lui offre une contextualisation des images. Après un aperçu géographique, deux chapitres analysent l'économie pyrénéenne, un troisième s'interroge sur le "pyrénéisme", le quatrième est consacré à quasiment un siècle de cinéma pyrénéen. En guise de conclusion, les cinéastes Arnaud et Jean-Marie Larrieu évoquent leur rapport à la montagne et au cinéma à travers une initiation, dans les deux cas, pyrénéenne.

  • Au pied des Albères, entre Argelès et Port-Bou, la côte se découpe en caps, anses, ports abrités des tempêtes, ensemble de reliefs à surprises, chacun masquant celui qui le suit ou le précède le long d'un parcours aux mille virages où le regard du voyageur se perd et s'émerveille, il est sur la côte Vermeille. C'est là, dans un repli généreux de la montagne, que se tient Paulilles, entre Béar et Oullestreil, deux caps offerts à tous les vents. Cet ancien site industriel, fondé par Alfred Nobel, a fabriqué de la dynamite de 1870 à 1984. Acquis par le Conservatoire du littoral en 1998, sa réhabilitation a été portée par le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales avec la participation de l'Europe, de l'État et de la Région Occitanie. Le Conseil Départemental en assure aussi la gestion depuis 2008. Grâce à cette renaissance, un patrimoine historique, social et paysager exceptionnel est partagé avec les anciens ouvriers, les familles, les écoles, les randonneurs, les naturalistes... Avec cet ouvrage, le site de Paulilles fête ses 10 ans et explore son histoire et son avenir.

  • 1939, Antonio Machado, arrivé à Collioure dans le flot de l'exode républicain espagnol, meurt le 22 février. Le monde des lettres, des arts et tous ceux qui avaient l'Espagne au coeur sont bouleversés. Cet ouvrage a été conçu pour rappeler brièvement sa vie, son oeuvre mais aussi ses derniers jours à Collioure. Il veut aussi saluer tous ceux qui ont oeuvré à préserver sa mémoire en créant et en animant la Fondation Antonio Machado, en veillant que soit respectée sa sépulture à Collioure, devenue un espace de mémoire collective, où sont déposés quotidiennement des lettres et des objets en guise d'offrande. Le lecteur découvrira le travail mené par des spécialistes sous l'égide de la Fondation pour conserver ce trésor. Il aura certainement plaisir à retrouver, dans quelques pages, nombre de ses vers les plus connus et ceux de poètes contemporains qui lui rendent aujourd'hui hommage. C'est tout un fil poétique qui traverse l'ouvrage de son titre, Collioure... les jours bleus d'Antonio Machado, jusqu'aux vers de Joan Manuel Serrat choisis en guise de point final.

  • La sardane c'est la danse des Catalans. C'est aussi leur musique, interprétée par leur cobla. Ce lien historique et patrimonial qui unit un peuple à une danse et à une musique est assez exceptionnel. Le présent ouvrage a l'ambition de faire découvrir au lecteur ce monde complexe en s'appuyant sur des études scientifiques, des témoignages et une riche iconographie. Un lien historique que l'on voit se former, se renforcer ou se distendre suivant les aléas de l'histoire de cette communauté séparée. À la lecture des textes on est frappé par le va-et-vient, l'osmose et la continuité des relations Nord/Sud, entre les musiciens, les compositeurs, les danseurs du XIXe au XXIe siècle. L'évolution et la transmission de la danse, de la musique et des instruments se jouent de la frontière : de Pep Ventura à V. et A. Toron, de Viladesau à Max Havart, de Girona à Perpignan, de l'Empordà au Vallespir. Un lien patrimonial vivant, danse et musique se transforment, les instruments (perdus et/ou retrouvés) se modernisent, le répertoire pour cobla évolue et s'enrichit, les musiciens se perfectionnent, les figures et les rythmes se renouvellent, l'enseignement fait son apparition. Cette danse venue du fond des âges et des croyances des hommes intègre au cercle magique des danseurs, les musiciens, compositeurs, artistes, peintres, sculpteurs, poètes, écrivains d'ici et d'ailleurs dans une ferveur créatrice. On est fasciné par la solidité du lien qui unit les bras des danseurs et des danseuses qui se connaissent ou pas, et permet à la ronde de tenir au rythme soutenu et puissant des instruments de la cobla. On comprend mieux en refermant ce livre, pourquoi les Catalans l'ont choisie comme symbole de leur communauté, droite, fière, ouverte, humaine et vivante.
    Ouvrage collectif sous la direction de Michelle Pernelle Archiviste municipale Ville de Perpignan Auteurs Josianne Cabanas Historienne Hyacinthe Carrera Professeur de littérature UPVD Éric Fourcade Spécialiste en ingénierie culturelle Frédéric Guisset Musicien compositeur Enseignant CRR PMM Oriol Lluis-Gual Ethnologue Pierre Jordà-Manaut Flûtier Pere Manzanares Fondateur de Radio Arrels Olivier Marques Musicien compositeur Abbé Joseph Marty Chanoine titulaire de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste Docteur en théologie et lettres Josep Playà Maset Periodista de La Vanguardia Jean-Louis Pérez Musicien Michelle Pernelle Archiviste municipale Ville de Perpignan Martine Stahl-Parnaud Responsable du fonds iconographique des archives municipales Camille Fourquet Michel Tignères Musicien compositeur Enseignant CRR PMM Marie-Claude Valaison Conservateur en chef honoraire Vincent Vidalou Musicien, enseignant CRR PMM.

  • Au commencement il y eut le Plan : Le grand plan aquarellé de 1750, de 7 mètres de long, étirant le dessin du Canal Royal de Perpignan, Les Canals, avec ses ulls, ses mas riverains, ses chemins transversaux, ses ponts et ses gués. Ce puissant canal de dérivation des eaux de la Têt faisait tourner les moulins, irriguait les terres des grands mas et alimentait (en principe) la citadelle et la ville de Perpignan. Ce document est une pure merveille. Il est présenté dans ce livre dans son intégralité avec le plan de 1700, plus modeste mais non moins précieux. Tous deux sont commentés dans leur beauté primitive avec enthousiasme et talent par les auteurs. Le canal d'abord, sa construction, son parcours, ce long trait d'union entre les différentes communautés qu'il traverse depuis Ille jusqu'à Perpignan. Les difficultés de sa gestion, les conflits générés par la pénurie d'eau et la superposition des pouvoirs. Les mas riverains ensuite, leur architecture, leurs cultures et les domaines qu'ils contrôlent.L'enquête a permis de mettre au jour un paysage différent aux couleurs des cultures disparues, un monde agraire vieux de plusieurs siècles que viendra mettre à mal la monoculture de la vigne au XIXe siècle. Les hommes enfin, car les grands mas du regatiu, zone des cultures irriguées, appartenaient tous à des privilégiés, nobles d'ancienne ou de fraîche extraction, bourgeois-nobles ou docteurs en droit. En ce qui concerne ces propriétaires huppés, ce livre nous apporte bon nombre d'informations précieuses et souvent inédites sur leur origine, leurs stratégies patrimoniales et leur attitude devant la Révolution. et après ! Bien au-delà de l'analyse technique de ce remarquable ouvrage d'art, c'est la terre et les hommes, les riverains d'autrefois que nous découvrons au fil de l'eau.

  • C'est dans un repli du massif du Madres où s'étendent les eaux du Gorg Negre qu'aux temps anciens du Moyen Âge, Jausbert et Gueralda, amants issus de familles rivales, croient trouver refuge après avoir fui leurs châteaux respectifs de Paracolls et d'Evol. Leur amour, contrarié par une fée (la Fada) qui surgit de sa noire demeure lacustre et s'éprend du jeune chevalier, trouve alors une issue tragique. C'est là l'histoire que Jaume Massó i Torrents, excursionniste érudit, aux avant-postes du modernisme à Barcelone, a imaginée lors d'une marche dans les confins de la terre catalane. De ce rêve esquissé sur les berges du Gorg Negre a surgi le premier drame lyrique catalan. Le présent ouvrage reproduit en fac-similé le livret de La Fada dans sa première édition bilingue catalan-français de 1897. Cette réédition est aussi l'occasion d'apporter des éclairages sur la matière que Massó a voulu animer d'un souffle moderniste et de renouveler ainsi notre regard sur le patrimoine culturel des montagnes du Conflent.

  • Qui connaît Paul Schramm, dit Xram, l'homme et l'artiste « Mille-pattes » ? L'homme, de par sa vie professionnelle antérieure (enseignement hôtelier spécialité oenologie) et citoyenne (maire de Calce) est connu. Certains de ceux qui l'ont côtoyé témoignent d'ailleurs dans cet ouvrage. Mais ce catalogue évoque plutôt l'artiste qu'il est devenu, dans toute sa diversité et complexité. Curieux, touche-à tout, Paul s'essaye aussi bien à la peinture, qu'au modelage, à la sculpture, et même aux bijoux. Ce livre reprend l'essentiel de ses oeuvres, son hommage au monde du vin, ses bancs de sardines, ses personnages énigmatiques... Mais l'artiste met aussi à nu l'homme et son combat face à la maladie de Parkinson. Par l'utilisation qu'il fait des lumières et des formes, il nous fait partager un imaginaire à la fois baroque et émouvant, une vision du monde éclatante et bien méditerranéenne.

  • PREMIÈRE PARTIE. Alain Tarrius Construction du territoire des circulations euro-méditerranéennes 'entre pauvres', des 'espaces de moeurs transfrontaliers', et généralisation des cosmopolitismes entre circulants. Territoires des migrants de la mondialisation entre pauvres en Europe méridionale DEUXIÈME PARTIE. Lamia Missaoui Contextes urbains, nationaux et transfrontaliers Du Moyen-Orient aux rives Est de la mer Noire, premier « balcon d'Europe » : des migrations ethniques aux cosmopolitismes de route Contexte turc stambouliote Contexte bulgare Traverser les Balkans : route des Sultans. Le « deuxième balcon d'Europe » ou les côtes albanaises adriatiques Contexte albanophone L'Italie ou l'immersion dans les économies de survie. Les « routes en pointillés » Contexte italien Contexte catalan Contexte maghrébin en Espagne TROISIÈME PARTIE. Fatima Qacha Initiatives des familles de transmigrants marocains, entrée en transmigration des femmes. Installations cosmopolites de fin de parcours : retours d'Afghans et de femmes balkaniques Famille générations de Transmigrants Quand les femmes marocaines deviennent pionnières de la transmigration Fin de tournées et installations de retour Pour conclure Bio-bibliographie des auteur-e-s.
    Ouvrage collectif sous la direction d'Alain Tarrius. Contributions de : Michel Wievorka (préface), Jean-François Pérouse, Katia Vladimirova, Kolë Gjeloshaj Hysaj, Salvatore Palidda, Fatima Qacha, Manon Clariond-Lask, Oriol Romani, Soledad Terrile, Julio Zino, Raymond Sala, Juan David Sempere, Zoulikha Benkaakaa, Chadia Arab, Nasima Moujoud, Rachid Id Yassine, Lamia Missaoui, Olivier Bernet.

  • La haute conscience d'une histoire, la sienne, la nôtre, c'est ainsi qu'apparaît Robert Lafont (1923-2009) dans son oeuvre et dans sa vie. Tous ceux qui ont suivi son itinéraire d'intellectuel dans le siècle, tous ceux qui ont pu être inspirés, entraînés, bousculés même par la vigueur de ses analyses sur la France ou l'Europe ainsi que par la conviction de ses engagements, tous, occitanistes ou non, témoignent de son rôle d'éveilleur et d'éclaireur. Le mouvement altermondialiste Gardarem la Tèrra a organisé à Nîmes, les 26 et 27 septembre 2009, un colloque sur les actes et les écrits politiques de Robert Lafont (une vingtaine d'ouvrages publiés depuis La Révolution régionaliste (1967) jusqu'à L'Etat et la langue (2008). Témoignages vécus, lectures critiques, approches théoriques et débats d'idées, la riche diversité des interventions présentées à cette occasion a fait la preuve éclatante de la fécondité d'une pensée en perpétuel mouvement et pour cela toujours stimulante.

  • D'ençà del segle IX al segle XIV els vallespirencs van I descobrir, treballar i van fer progressar la indiistria del 1 ferro amb les fargues primitives, i en el decurs dels segles següents fins al segle XIX, han anat incorporant tècniques cada vegada més modernes i rendibles. Tant a la façana nord del Canigd (el Conflent) com a la façana sud (el Vallespir), els fargaires disposaven de menes o minerais (la matsria primera), de fusta deis boscos d'alzines (per a la fusié del metail) i de l'aigua abundant del Canigô (per a l'energia).
    Era Joncs natural que aquesta indûstria del ferro' es desenvolupés al Vallespir.

  • Pendant une décennie, de l'exode des républicains espagnols au début de 1939 à la fermeture du camp de prisonniers de guerre de Rivesaltes en 1948, des centaines de milliers de personnes ont été internées dans les Pyrénées-Orientales.
    Les plus nombreux furent les Espagnols fuyant le franquisme qui eurent le triste privilège d'inaugurer les camps d'internement. Puis, avec l'entrée de la France dans la seconde guerre mondiale, les Espagnols sont rejoints par des étrangers " indésirables " ainsi que, sous le régime de Vichy, par des Juifs et des Tziganes persécutés par les nazis. La chute du IIIe Reich ne signifie pas la fin de l'internement puisque les prisonniers de guerre allemands sont logés, entre autres, dans le camp de Rivesaltes, prenant ainsi la place de leurs anciennes victimes. Les sources iconographiques conservées par les archives départementales des Pyrénées-Orientales permettent de donner un nouvel éclairage à cette sombre période.
    Elles sont pour la première fois présentées de façon exhaustive et reflètent la variété des acteurs et témoins de cette époque. Les visions françaises côtoient les représentations d'étrangers, les versions " autorisées " celles plus intimes des réfugiés eux-mêmes, des forces de l'ordre ou des membres d'associations caritatives. Photographies (fonds Chauvin, Belloc et Bohny-Reiter) et dessins (Izquierdo Carvajal, Miro, Bohny-Reiter et Scholz) illustrent les destins croisés de ces internés pour qui le Roussillon fut une terre d'exil et de privation de liberté.

  • Vilarnau

    Collectif

    Cet ouvrage marque l'aboutissement de dix années de fouilles et de recherches sur le village médiéval déserté de vilarnau.
    Installé au ixe siècle en bordure de la têt, entre perpignan et la méditerranée, vilarnau s'organise autour de deux noyaux de peuplement, l'église saint-christophe puis le château de la famille seigneuriale. l'archéologie extensive, les fouilles et les recherches d'archives permettent de retracer l'évolution du village et de son territoire, depuis les siècles précédant la naissance de vilarnau jusqu'à son abandon, quand le passage des troupes aragonaises en 1343 puis les épidémies de peste de la seconde moitié du xive siècle accélèrent sa désertion.
    Le cimetière, avec près d'un millier de tombes, garde la mémoire de ces événements. son étude par une équipe pluridisciplinaire (archéologues, anthropologues, généticiens, paléobiologistes...) livre des données inédites sur la population, les pratiques funéraires ou encore l'organisation et la gestion d'un cimetière paroissial au moyen age. vilarnau est un rare exemple de village médiéval étudié de façon quasi exhaustive.
    La confrontation entre archéologie et textes d'archives livre une image précise et nuancée de l'histoire de ce village déserté de la plaine du roussillon, devenu un terrain d'observation privilégié de la société rurale médiévale.

  • Roussillon, Capcir, Cerdagne, Conflent, Vallespir, autant de noms de pays catalans et, pour la plupart, de noms de comtés ou de vicomtés dès le Moyen Age.
    Aux XVIIe et XVIIIe siècles le terme de province de Rousillon recouvre cette mosaïque de petits territoires en lui donnant une unité que la départementalisation vient ensuite renforcer. L'actuel département des Pyrénées-Orientales correspond à l'ancienne province de Rousillon augmentée notamment du Fenouillèdes languedocien. C'est l'histoire de cet ensemble territorial ayant pour capitale Perpignan que cet ouvrage qui présente les résultats de la recherche universitaire la plus récente a l'ambition de retracer.

  • Ce troisième chansonnier totémique languedocien résolument tourné vers l'étude de la gestuelle, de la danse et des sons propose de mettre en lumière les gestes fondateurs, transmis de façon millénaire, qui construisent l'individu dans sa société. Jean-Michel Lhubac et Marie-Josée Fages-Lhubac ont observé et analysé les connexions existantes entre les pratiques enfantines, depuis le balancement de la berceuse, en passant par les rites pubères, et leur continuité dans les rituels traditionnels des villages. Phénomènes étudiés et décrits dans une globalité culturelle. Cet ouvrage se décompose en deux grandes parties : les tintorletas (ou chants actés) : des chants, avec ou sans paroles, nécessairement accompagnés d'un évènement moteur corporel (jeu de doigts, déplacement, mime, danse, manipulation du corps de l'enfant...) et les mouvements de rituels : rondes, branles, danse des souffl ets, farandoles, danse de l'offrande, ronde des pailhasses, danse carnavalesque, rigodon...
    Forts de 30 ans d'expérience, c'est en ethno-pédagogues que Jean-Michel Lhubac et Marie-Josée Fages-Lhubac ont conçu cet ouvrage, un support audio et un support vidéo facilitant la compréhension du propos.

  • RUIXAT N.1

    Collectif

    La revue ruixat est une revue transdisciplinaire de sciences sociales dont l'objet principal est d'investir l'espace catalan. Le but de ce périodique est de décrypter des phénomènes que peu voient et débattent, et ainsi, de communiquer, non sur ce qui fait polémique, mais bien sur ce qui constitue souvent la cécité et l'amnésie locale. Dans un temps où les frontières ne sont plus exclusivement physiques, les découpages sociaux que l'on fabrique et que l'on subit apparaissent comme les enjeux principaux de ce qui fait lien, ou plus dramatiquement, de ce qui ne le fait plus. L'ambition première de Ruixat est de faire état de ces cartographies sociales pour penser la Cité.

  • Catalogue accompagnant l'exposition "L'industrie en Catalogne française : tradition et innovation", travail des étudiants du Master 2 Professionnel "Gestion, conservation et valorisation du patrimoine territorial" sous la direction d'Esteban Castañer Muñoz et Virginie Soulier.

  • Maria-Mercè Marçal (Barcelone, 1952-1998) est une figure rebelle de la culture catalane contemporaine. Après des études de lettres classiques, elle enseigne la langue et la littérature catalanes en lycée. Dès 1977, elle publie plusieurs recueils de poèmes, le roman La passió segons Renée Vivien (1994) et traduit de nombreuses auteures étrangères comme Colette, Marguerite Yourcenar et Leonor Fini. Son engagement féministe a marqué la vie littéraire et sociale catalane à tel point que des chansonniers de la veine de Maria del Mar Bonet, Ramon Rossell et Miquel Poveda continuent à faire vivre sa poésie. Cet ouvrage est la première étude publiée en France sur cette artiste engagée : centré sur le recueil Bruixa de dol (1979), oeuvre au programme de l'épreuve de catalan de l'agrégation externe d'Espagnol de 2012, il offre au lecteur -étudiant, enseignant, amoureux de la langue catalane ou simplement curieux de poésie - un éventail d'analyses : de la présence de la tradition poétique à la révolte du corps en textes, de l'influence étrangère à la filiation marçalienne...

  • Història dels Llupià (1088-1771) i dels seus llinatges incorporats : Icard, Roger i Vallseca, és en primer lloc una història nobiliària, perquè conté la radiografia precisa de quatre llinatges rellevants de la noblesa catalana, des dels seus orígens medievals fins a les vespres de la revolució liberal que acabà amb la societat estamental. Els autors estudien cada família tenint en compte els aspectes genealògics, les estratègies familiars de matrimoni i herència, la base patrimonial i econòmica i la projecció política. En conjunt, les quatre històries familiars són molt representatives de la diversitat d'origen i fortuna de la noblesa i del funcionament del grup més privilegiat de la societat de l'Antic Règim. A través d'aquestes històries familiars, el lector podrà endinsar-se en el passat de diverses poblacions catalanes, com les de Llupià, Castellnou, Bages, Conat, Montner i Vilanova de la Raó, al Rosselló i Cerdanya ; Calella, al Maresme ; Torredembarra, Vespella, Cunit i Cubelles, al Tarragonès i Baix Penedès, Barcelona i moltes altres. Tanmateix, aquest llibre és molt més que una monografia clàssica i s'endinsa en l'anàlisi detingut d'esdeveniments cabdals de la història del Rosselló i de Catalunya i de les seves respectives institucions, vistos a través de l'actuació de personatges conspicus que hi van jugar un paper cabdal. Finalment, l'obra conté una gens dissimulada reivindicació dels comtats de Rosselló i Cerdanya, és a dir, dels territoris catalans situats al nord dels Pirineus i de les relacions multiseculars que van existir i encara existeixen entre països units per una mateixa parla i cultura. La trajectòria dels Llupià, un llinatge nobiliari multinacional, i dels Icard, Roger i Vallseca, ens ajuda a comprendre els profunds llaços que durant segles van unir ambdós costats de la serralada pirinenca esdevinguda frontera política a partir de 1659.

  • Depuis l'histoire ancienne jusqu'à l'économie actuelle, la place de l'olivier et des huiles produites dans les paysages et la vie quotidienne des Pyrénées orientales est précisément retracée et analysée. Les spécificités des variétés locales d'oliviers et des caractéristiques des huiles d'olives qui en sont extraites sont aussi présentées à la lumière des recherches les plus récentes qui ont considérablement fait progresser la connaissance. Les modes de conduite agronomique ainsi que les usages et l'art culinaires ne sont pas oubliés. En le lisant d'une traite ou en le parcourant de chapitre en chapitre, cet ouvrage ne peut que renforcer l'intérêt, voire faire naître la passion si communicative qui anime ses auteurs face à cet arbre symbole de paix et de la Méditerranée, à ses fruits et à son huile.

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