Seuil

  • Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus exclusivement consacrés au monde culinaire.

    Ce recueil célèbre avec poésie et raffinement le rapport entretenu avec la nourriture, la boisson, les sensations que procurent le fait de préparer le repas, de boire le saké, de couper un poisson. Il montre que ces manières de boire et de manger relèvent tout autant du nécessaire que du spirituel.

    Parmi les auteurs, nous retrouvons : Bashô, Kazué Asakura, Buson, Yûji, Masajo Suzuki, Kikaku, Teijo Nakamura, Takako Hashimoto, Chora...

    Ces haïkus sont illustrés par des estampes d'artistes des XVIIIe et XIXe siècles comme Utagawa Kunisada, Kitagawa Utamaro, Torii Kiyonaga, Utagawa Hiroshige...

  • Les catastrophes s'enchaînent, les crises se suivent, les désastres ne se comptent plus. Et un consensus semble s'imposer : il faut changer, bifurquer pendant qu'il est encore temps, emprunter la voie de sortie.

    Mais où est-elle, cette issue ? Alors que les derniers mois ont rétréci notre espace physique et diminué notre espace critique, comment retrouver de l'air, du rêve, de la capacité d'action ? Sur quoi faut-il agir ? A quelle échelle et sur quel mode ? Allons-nous laisser passer l'occasion de tout transformer ?

    Le Seuil tente, avec cette deuxième livraison des Cahiers éphémères et irréguliers, de nourrir ces interrogations bien légitimes en offrant plus d'une vingtaine de textes, d'entretiens et de dialogues qui à la fois décrivent exactement où nous en sommes et croisent les points de vue (parfois aussi le fer).

    Rutger Bregman s'y demande comment profiter de cette crise pour renverser la situation. Pierre Rosanvallon nous invite à inventer de nouveaux outils démocratiques pour faire face à la multiplication des états d'urgence. Aurélie Trouvé débat avec Laurent Jeanpierre et Razmig Keucheyan des stratégies possibles pour sortir du libéralisme. Tandis qu'Arlette Farge ouvre la voie à la littérature en rappelant notre fragilité, Michaël Foessel rappelle que l'infantilisation actuelle n'est qu'une interprétation inepte de ce qu'est la véritable puissance de l'enfance. Emanuele Coccia et Mathieu Potte-Bonneville réfléchissent à la place que nous voulons vraiment donner aux non-humains, interrogation qui a des échos dans les textes des écrivains Benjamin Labatut et Kapka Kassabova.

    On ne changera rien sans horizon, ouvrons-le, ouvrons les cahiers !

  • « On retrouve la révolution au centre même de l'histoire et de l'imaginaire propres au monde arabe, comme composante de la pensée et comme vecteur de l'action. Elle s'est construite dans un rapport à l'autre, extérieur, fait d'emprunts, de fascination parfois, et de rejet aussi. De par sa localisation, de par son histoire et sa situation de carrefour culturel, l'espace arabe a été un lieu privilégié d'élaboration d'une pensée révolutionnaire, d'effervescence des idées contestataires. On ne s'étonnera pas que, dans un contexte de mondialisation, il devienne un espace privilégié de production révolutionnaire et que le «Printemps arabe» ait ainsi très vite gagné ce statut de laboratoire d'idées et de formes de mobilisation renouvelée. » Extrait de l'introduction de Bertrand Badie.
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    Ont contribué à cet ouvrage : Farah Kamel Abdel Hadi, Tarek Moustafa Abdel-Salam, Mayada Adil, Kaouther Adimi, Lama Ali, Zahra Ali, Tammam al Omar, Mehdi Annassi, Iasmin Omar Ata, Christophe Ayad, Bertrand Badie, Benjamin Barthe, Nazim Baya, Akram Belkaïd, Radia Belkhayat, Mounia Bennani-Chraïbi, Myriam Benraad, Sonia Bensalem, Raja Ben Slama, Karim Emile Bitar, Mehdi Boubekeur, Ichraq Bouzidi, Marwan Chahine, Tracy Chahwan, Leyla Dakhli, Zakya Daoud, Delou, Brecht de Smet, Yasmine Diaz, Pauline Donizeau, Tarek El-Ariss, Alaa El Aswany, Moaz Elemam, Salma El-Naqqash, Khaled Fahmy, Mona Fawaz, Jean-Pierre Filiu, Ganzeer, Dalia Ghanem, Kinda Ghannoum, Salah Guemriche, Noha Habaieb, Patrick Haimzadeh, Halim, Narmeen Hamadeh, Sarah B. Harnafi, Ali Hassan, Sulafa Hijazi, Coline Houssais, Incrusted, Intibint, Joseph Kai, Lena Kassicieh, Mazen Kerbaj, Bahgat Korany, Abir Kréfa, Stéphane Lacroix, Ibticem Larbi, Pierre-Jean Luizard, Ziad Majed, Zarifi Haidar Marín, Hind Meddeb, Meen One, Sabrina Mervin, Merieme Mesfioui, Rania Muhareb, Mostafa M Najem, Aude Nasr, Nime, Mohamed Omran, Marc Pellas, Victor Salama, Sara Saroufim, Enas Satir, Alexandra Schwartzbrod, Isabela Serhan, Rima Sghaier, Leïla Shahid, Bahia Shehab, Leïla Slimani, Laila Soliman, ST4 The project, Hamid Sulaiman, Anna Sylvestre-Treiner, Abdellah Taïa, Fawwaz Traboulsi, Willis from Tunis, Sana Yazigi, Ali Mohamed Zaid, Salim Zerrouki.

    La collection « Araborama », créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire.

  • À l'heure où paraissent ces « cahiers », trois mois sont passés depuis que la pandémie mondiale du Covid-19 s'est imposée à nous, trois mois que le monde entier a basculé dans un état de crise dont on ne voit pas l'issue et dont on ne mesure pas les effets sur les sociétés qu'il a frappées.

    Aux premières heures du confinement, des sentiments nombreux et contradictoires nous ont toutes et tous traversés : de la sidération à l'angoisse, de la tristesse à la colère... Et puis, très vite, les questions se sont bousculées dans nos têtes : que s'est-il donc passé ? Mais que nous arrive-t-il ? Quelles conséquences cet événement aura-t-il sur le monde et sur nos existences ? Et quelles leçons en tirer ? Il faut dire que, pour beaucoup d'entre nous, la vision d'un monde littéralement arrêté a soudain rendu évidentes, presque sensibles, les contradictions insoutenables dans lesquelles ce monde se trouvait pris depuis trop longtemps. Et si cette catastrophe était l'occasion d'empêcher qu'il retrouve sa trajectoire catastrophique antérieure ?

    Comme le disait magnifiquement un graffiti repéré sur un mur de Hong Kong, « we can't return to normal, because the normal that we had was precisely the problem». Autrement dit, serons-nous capables de saisir cet événement, à la fois le comprendre et nous en emparer, afin d'imaginer et construire le monde que nous voulons, le monde dont nous rêvons ?

    Ces « cahiers » ne pouvaient être que collectifs, au sens fort, parce que issus d'une volonté partagée par les éditeurs et auteurs de la maison de faire sens face à l'événement. S'y engage une conception du travail intellectuel et du débat public comme espace de confrontation argumentée. Ils accueillent des textes de pensée offrant des perspectives et des analyses fortes, mais aussi des textes et propositions littéraires qui font résonner notre époque dans des formes et des formats singuliers, ainsi que des interventions graphiques. Cette crise bouleverse les cadres de pensée et d'interprétations, elle met à l'épreuve bien des certitudes et des convictions, ce qui imposait d'ouvrir un espace original de dialogue, où trouvent à s'exprimer des sensibilités intellectuelles diverses, où peuvent s'ordonner la confrontation des points de vue, les divergences de fond, les incertitudes et les interrogations.

  • Les soulèvements qui se sont succédé dans le monde arabe en 2010 et 2011 n'ont pas épuisé leurs potentialités. Occupation des places, slogans dégagistes et anti-système, nouvelles mobilisations de la fin 2019 : l'expérience révolutionnaire arabe s'est étendue et déborde les limites qui étaient les siennes il y a dix ans. Elle a ébranlé les sociétés au point que, malgré les contre-révolutions, rien ne sera plus comme avant.

    L'Esprit de la révolte propose de lire la puissance politique des printemps arabes, leurs répertoires d'actions, les circulations de formes protestataires depuis leurs archives. Traces du temps révolutionnaire, ces documents sont autant de balises pour le futur si l'on prend le temps de les regarder, de les lire, de les écouter. Et nous espérons que nos lectrices et lecteurs pourront voir ce qui se raconte ici en creux des places européennes, des rues sud-américaines et d'une aspiration globale à « changer de système ».

    Sous la direction de Leyla Dakhli, dix chercheuses et chercheurs ont engagé une grande collecte : photos, tracts, vidéos, fresques murales, banderoles, chansons, affiches, etc. Chacun de ces objets, témoin d'un moment, d'une figure, d'un type d'action politique, constitue l'ancrage d'une réflexion et d'un récit. Ce cheminement par l'archive permet aussi de relier les expériences et d'en comprendre la persistance ou la disparition.

    Avec Amin Allal, Kmar Bendana, Mohamed Slim Ben Youssef, Youssef El Chazli, Elena Chiti, Simon Dubois, Giulia Fabbiano, Samer Frangieh, Mélanie Henry, Loulouwa Al-Rachid.

  • Paris

    Collectif

    • Seuil
    • 1 January 1952
  • Haïkus ; la voix des animaux

    Collectif

    • Seuil
    • 3 October 2019

    Ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers une sélection de 60 haïkus de Genshi, Kikaku, Bashô, Issa, Shôha, Buson, Yorie, Shiki, Jôsô, Hashimoto... exclusivement consacrés au monde animal.

    Ce recueil célèbre avec poésie, fantaisie et respect autant les animaux qui accompagnent le quotidien (chien, chat, poule...) que les bêtes sauvages surprises dans un coin de nature (libellule, sauterelle, grenouille...).

  • Haïkus ; pensées de femmes

    Collectif

    • Seuil
    • 18 October 2018

    Le haïku japonais est le plus souvent connu au travers des oeuvres de Bashô, Buson, Issa et Shiki. Pourtant, de nombreuses femmes, maîtresses de haïkus, ont influencé la poésie japonaise depuis plus de trois siècles jusqu'à aujourd'hui.
    Cette sélection de 60 haïkus vous fera découvrir des auteures classiques ou contemporaines, des femmes connues pour certaines dans leur pays : Teijo Nakamura, Momoko Kuroda, Nobuko Katsura...
    Les thématiques abordées sont : amour, souffrance, quotidien, enfants.
    Ces haïkus sont illustrés par différents peintres des XVIIIe, XIXe et XXe siècles : Utamaro Kitagawa, Goyo Hashiguchi, Suzuki Harunobu, Kiyoshi Saito...

    Traduit par Dominique Chipot et Makoto Kemmoku.

  • Sous le titre Les Pouvoirs de la parole, c'est autant à leur mise en cause à travers l'interprétation qu'à la mise en cause de l'interprétation elle-même que procèdent ici des analystes appartenant aux cinq écoles du Champ freudien, réunies dans l'Association mondiale de psychanalyse.
    Double mouvement, incontournable, après Freud et avec Jacques Lacan.
    Après Freud : celui qui découvrit les pouvoirs de la parole sans s'en effarer, et inventa décidément la 'talking cure', fut le premier à se confronter aux limites de l'interprétation dès les années 1920.
    Avec Jacques Lacan : il rappelle, trente ans plus tard, aux psychanalystes que la rationalité de la psychanalyse ne consiste pas à rationaliser les idéaux de la maîtrise, et que leur discipline se voit dévoyée par leur démission devant un réel dont elle a à traiter.
    La critique de Lacan est rude, et l'avenir de la psychanalyse passait par la restitution de la fonction de la parole dans l'expérience analytique.
    Elle remet l'analyste à sa place, qui s'inscrit dans un temps logique propre à faire advenir une vérité. L'interprétation est d'abord un acte.
    Une fois rétabli l'exercice libérateur de la parole, Lacan interroge ce qui y reste en reste. L'irréductibilité de la pulsion au signifiant, loin de l'invalider, assigne à l'interprétation sa visée : mi-dire, l'interprétation n'est pas toute, et " porte sur la cause du désir ".
    Si l'interprétation révèle le non sens, sur lequel butent les pouvoirs de la parole, l'heure de son déclin n'est-elle pas celle de son heurt même ?

  • Nadege Beausson-Diagne - Mata Gabin - Maïmouna Gueye - Eye Haïdara - Rachel Khan - Aïssa Maïga - Sara Martins - Marie-Philomène NGA - Sabine Pakora - Firmine Richard - Sonia Rolland - Magaajyia Silberfeld - Shirley Souagnon - Assa Sylla - Karidja Touré - France Zobda.

    Stéréotypes, racisme et diversité : 16 actrices témoignent.

  • Quelles voiles porter, comment les régler, comment les réduire au besoin ?
    Comment accoster ou quitter le quai sans heurts ni sueurs froides ?
    Comment passer une nuit à l'ancre en toute sérénité ?
    Quels sont les signes permettant d'anticiper l'évolution du temps, et quelles influences locales le vent subit-il ?
    Comment choisir et suivre la route la plus sûre, mais aussi la plus rapide, ou la plus confortable ?
    Comment parer aux situations d'urgence ?
    Quel équipement pour son bateau, quelles procédures de maintenance pour la coque, le gréement, le moteur ?
    Comment vivre sa passion sur l'eau sans dénaturer l'univers marin ?

    Ce sont quelques-unes des questions, parmi de nombreuses autres, auxquelles le lecteur trouvera au fil de cet ouvrage des réponses précises et argumentées. Cette huitième édition du Cours des Glénans, qui depuis 1961 s'est imposé comme une référence pour les plaisanciers, est une refonte en profondeur et une mise à jour prenant en compte les récentes évolutions techniques, qu'il s'agisse des nouvelles ancres aussi bien que des développements de la cartographie électronique ou de l'accès à des données météo toujours plus fouillées.

    Rédigé dans une langue simple et accessible, abondamment illustré, le Cours sera un excellent outil d'apprentissage et de perfectionnement pour le débutant. Le marin averti y verra une véritable encyclopédie nautique, indispensable à sa pratique éclairée et à sa sécurité. Ce manuel aborde différents types de pratique, de la voile légère à la croisière hauturière, sans omettre les spécificités propres aux multicoques. On pourra non seulement le lire et le relire mais aussi, grâce à son plan très clair et à un index détaillé, le consulter à tout moment en quête de savoirs ou d'éclaircissements sur un point particulier.

    Fondée en 1947, l'association « Les Glénans » est la plus importante école de voile et de croisière d'Europe.

  • De quoi le monde arabe est-il le nom ? La collection « Araborama », créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire.

    « D'où vient que le mot « arabe » sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot « arabe », à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier.
    Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques.
    Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite ».
    Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.

    Ont contribué à cet ouvrage : Mariam Aboelezz, Jean-Luc Allouche, Fanny Arlandis, Christophe Ayad, Nabil Ayouch, Bertrand Badie, Orit Bashkin, Denis Bauchard, Hamit Bozarslan, Alexandra Buccianti, Guy Burak, Jaqueline Chabbi, Leyla Dakhli, Kamel Daoud, Nicolas Dot-Pouillard, Brahim El Mazned, Chirine El Messiri, Abaher El Sakka, Dorothée Engel, Alain Frachon, Vincent Geisser, Mathieu Guidere, Joumana Haddad, Nagham Nawzat Hasan, Coline Houssais, Boris James, Henry Laurens, Farouk Mardam-Bey, Issa Makhlouf, Nabil Mouline, Philippe Petriat, François Pouillon, Nasser Rabbat, Loïc Rivault, Arafat Sadallah, Victor Salama, Elias Sanbar, Alexandra Schwarzbrod, Leïla Vignal, Tassadit Yacine, Nada Yafi, Ahmed Youssef Avec les illustrations de Zeina Abirached, Rami Afifi, Duaa Alaamer, Sarah Al Abdali, Amal Al Ajmi, Sultan Al Ramahi, Ahmed Al Refaie, Abid Ayoub, Nassim Azarzar, Doa Bugis, Rama Duwaji, Naji El Mir, Roeqiya Fris, Zainab Fasiki, Nouri Flayhan, Tulip Hazbar, Ghani Hidouche, Rawand Issa, Jamaa Al-Yad Collective, Kuki Jijo, Mazen Kerbaj, L'homme Jaune, Ibticem Larbi, Raphaelle Macaron, Yasmin Maksousa, Zahra Marwan, Aya Mobaydeen, Shahad Nazer, Karl reMarks, William Sakhnini, Adnan Samman, Alaa Satir, Othman Selmi, Rexchouk, Yasmina Yasser

  • L'or bleu des touaregs

    Collectif

    Amzin, petit Touareg de sept ans et demi, raconte le quotidien de sa tribu de nomades dans le Sahel.
    Comme tous les enfants, il apprend à écrire et joue aux dames avec ses copains. Mais le désert s'étend toujours plus et les oasis se font rares. Son père ne trouve pas de nouveaux pâturages pour le troupeau.
    La caravane doit partir vers la ville et s'adapter à une nouvelle vie. Pourtant, ici aussi, l'eau manque. Un jour, le père d'Amzin trouve la solution : « l'or bleu » est enfoui profondément sous leurs pieds. Grâce au travail solidaire de toute la tribu, un magnifique jardin émerge des terres arides. Quelle fierté pour le père d'Amzin !
    Il rachète des moutons grâce à la vente de leurs récoltes. La famille peut reprendre sa vie de nomades et à nouveau parcourir le désert.

  • La collection des « Contes des sages », créée par Henri Gougaud en 2003, franchit le seuil des 50 volumes, avec de très beaux succès qui la placent, au rayon des contes, parmi les collections incontournables en France comme à l'étranger. Pour l'occasion, elle se pare d'un élégant écrin, donnant voix à huit de ses conteurs, réunis pour un collectage inédit. On y retrouve avec plaisir ces « passeurs d'histoires » à travers des thématiques qui leur sont chères et qu'ils déclinent avec force et poésie.

    La collection des « Contes des sages » a pour intention de faire découvrir ou redécouvrir tout un répertoire de contes, à la source des cultures et de leurs traditions, dans un regard de sagesse, une volonté de transmission. En proposant de traverser les continents et les époques, ces recueils contés déploient, chacun à leur façon, l'imaginaire d'un peuple, d'un territoire, convoquent les archétypes et motifs qui les façonnent, réinventent ces grandes histoires, à travers la voix au combien musicale et imagée du conteur. Parfois drôle et parfois rude, le conte est aussi le lieu d'un apprentissage, de l'écrit comme de la vie : une initiation qui nous touche et nous interpelle, un chemin dans lequel on peut tout à la fois se perdre ou se laisser guider.

    À l'image de chacun des 50 volumes qui composent la collection, ce coffret renferme, comme autant de secrets, que l'on confierait à un ami, des perles de sagesse qu'il est urgent de lire et d'offrir...

  • Après les Haïkus des quatre saisons illustrés par Hokusai, ce nouveau volume des "Classiques en images" propose de renouer avec la tradition du poème court japonais à travers ce second tome exclusivement consacré aux mondes végétal et animal. Illustrés par les grands maîtres de l'estampe japonaise, d'Utamaro à Hiroshige en passant par Hokusai, ce recueil célèbre avec poésie et raffinement les beautés d'une nature magnifiée.

  • Les ronds-points sont une invention française, tout comme l'idée de les bloquer vêtus de gilets jaunes. En y installant leurs barrières, les manifestants les ont transformés en places publiques, permettant à des gens qui s'ignoraient jusqu'alors de fraterniser. Ils ont surtout réussi à mettre au centre du débat la question de la justice sociale - et celle, fondamentale pour toute l'humanité, du lien entre justice sociale et justice écologique.

    De cette histoire en cours, il est possible de dessiner certains contours sans les figer. Fait singulier, pour le monde des idées, la mobilisation des gilets jaunes a suscité celle des sciences sociales et humaines, rarement aussi présentes et précises face à l'irruption du contemporain. On a vu, très vite, circuler des analyses issues des meilleurs travaux de l'histoire, de la sociologie, de la géographie, de la science politique, de la philosophie, de l'économie, des sciences de l'information. À la fois archives du présent et armes pour l'avenir, quinze d'entre elles sont réunies ici, accompagnées de photographies, de textes et de slogans qui documentent une révolte inédite.

    Avec Étienne Balibar, Ludivine Bantigny, Louis Chauvel, Isabelle Coutant, Aurélien Delpirou, Olivier Ertzscheid, Michaël Foessel, David Graeber, Samuel Hayat, Jean-Claude Monod, Thomas Piketty, Pierre Rosanvallon, Alexis Spire, Sophie Wahnich et Michelle Zancarini-Fournel. Textes réunis et présentés par Joseph Confavreux.

  • Cet ouvrage présente les plus belles pièces d'une collection privée, très riche, d'affiches de propagande chinoise post-Mao : The Jasmine Sour Collection.

    Il n'existait rien à ce jour sur l'après-Mao, une période allant de Deng Xiaoping à nos jours qui met en scène l'éveil de la Chine contemporaine.

    Ces affiches figuratives représentent les valeurs que la Chine défend : celles de la famille (enfant unique, hygiène, traditions, loisirs et sports), de l'économie (société de consommation, transports, modernisation), de la politique (l'armée, les sciences, les innovations technologiques, agricoles et industrielles).

    Un témoignage édifiant et inédit sur la Chine d'aujourd'hui, mais aussi un très bel ouvrage de graphisme.

  • Parce qu'ils sont peu nombreux, les roux peuvent susciter des réactions ambigües, mêlant fascination et répulsion. L'exposition du musée national Jean-Jacques Henner comme son catalogue ont donc pour ambition, par la présentation d'oeuvres et d'objets venus d'univers différents, de mettre en scène cet imaginaire lié à la rousseur, à la fois attirante et dérangeante.

    Dans l'oeuvre de Jean-Jacques Henner (1829-1905), la multiplication des tableaux figurant des roux interpelle, et permet de mieux comprendre les recherches picturales et la palette de ce peintre qui utilisa le roux tout au long de sa carrière comme une couleur, mais aussi comme une véritable signature.

    Abondamment illustré, l'ouvrage porte un regard nouveau sur le thème de la rousseur replacé dans son contexte historique, culturel et artistique, en établissant des dialogues entre des tableaux emblématiques de Jean-Jacques Henner et des oeuvres de ses contemporains, autour de la thématique du portrait, mais aussi d'autres formes d'expression, allant des masques tatanua de Papouasie-Nouvelle-Guinée aux robes de créateurs hommages à Sonia Rykiel, en passant par les affiches publicitaires dessinées par Chéret ou les héros de la littérature jeunesse.

  • Frères humains, soeurs humaines, vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d'une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d'industriels dont l'activisme impérieux et l'objectif affiché consistent à liquider l'espèce humaine pour lui substituer l'espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l'automachination par ingénierie génétique et hybridation électromécanique.
    Vous avez entendu l'ultimatum cynique et provocant de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles au pré. » Et encore, « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s'améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur ».
    Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce nouveau totalitarisme surgi des laboratoires.

    Les animaux politiques qui écrivent à l'enseigne de Pièces et Main d'oeuvre combattent le transhumanisme depuis une quinzaine d'années. Ils ont déjà publié une dizaine d'ouvrages sur des sujets voisins, Terreur et Possession, Aujourd'hui le nanomonde, L'Industrie de la contrainte, etc.

    Par le collectif Pièces et Main d'oeuvre.

  • - Ce nouveau volume des "Classiques en images" présente trois des fameux contes des Mille et Une Nuits : - "Histoire de Zobéide"- "Histoire d'Ali Baba et des quarante voleurs exterminés par une esclave" - "Histoire du cheval enchanté". Illustré par des miniatures persanes, ce recueil nous emmène dans un autre temps, au son de la voix de Sheherazade qui parvient durant "mille et une nuits" à repousser la sentence du sultan qui prévoyait sa mort, grâce à ses récits incroyables qui tient son auditoire en haleine.

    - Recueil anonyme de contes populaires en arabe, d'origine persane et indienne.

  • Nées dans les milieux maritimes méditerranéens au cours du XIIe siècle, les cartes marines dites " cartes-portulans " constituent le coeur de l'ouvrage. Dessinées sur parchemin, sillonnées de lignes en étoile évoquant les directions de la boussole et représentant la succession des ports et des mouillages le long des rivages, ces cartes accompagnèrent les navigations européennes et l'exploration du monde jusqu'au XVIIIe siècle. Instruments de navigation utilisés à bord des bateaux, elles furent aussi produites sous la forme d'images du monde enluminées, destinées à de riches commanditaires, illustrant les intérêts économiques et politiques des puissances maritimes européennes. Réunissant les contributions d'une quinzaine de spécialistes européens, le livre fait le point des connaissances sur ce type de cartes et reflète le renouveau historiographique des dernières années.
    Ainsi, sous un angle inédit, l'ouvrage interroge la manière dont les Européens ont découvert et conquis mais aussi étudié et représenté territoires et peuples du XIVe au XVIIIe siècle. Les cartes-portulans s'imposent au regard contemporain comme de véritables oeuvres d'art dont le caractère spectaculaire tient autant à leur taille, imposante, qu'à leur polychromie et à leur univers exotique.

  • En 2017, Antoine de Galbert fait donation de sa collection de coiffes au musée des Confluences, à Lyon. Envisageant son rapport aux coiffes comme "instinctif, ludique et spontané", elles racontent l'histoire de sociétés et d'esthétiques diverses et étonnantes émanant du monde entier.
    Ainsi, d'un continent à l'autre, ce catalogue, richement illustré, emmène le lecteur à la découverte de plus de cinq cents coiffes, symboles des cultures du monde. Cet ouvrage invite à la contemplation et à l'étude de la coiffe, son esthétisme, ses matières, mais également le rôle, le statut et la nature que ce projet particulier offre à chacun de ses détenteurs. Variées, étonnantes, spectaculaires, les coiffes se révèlent et suscitent la curiosité sur leurs véritables fonctions...
    Ce catalogue propose une double approche : celle du collectionneur nourri de la beauté, de l'étrangeté, de l'exotisme de ces parures et celle du musée qui se concentre sur l'histoire, les peuples, la réalité de l'utilisation pour comprendre ces objets dans leur contexte vivant.

  • Concerter les civilisations

    Collectif

    • Seuil
    • 25 June 2020

    Cet ouvrage rend hommage à Alain Supiot et à son travail. Celles et ceux qui écrivent ici sont des compagnons de voyage de l'Institut d'études avancées de Nantes ; certains l'ont accompagné depuis sa création, tandis que d'autres sont montés à bord plus tard. Plutôt que d'imposer une structure au livre, nous avons choisi l'ordre alphabétique des noms des auteurs. Deux consignes seulement ont été fournies. La brièveté d'abord - quelques dizaines de pages tenues par un nombre de mots. L'absence de notes ensuite, pour livrer des textes de plain-pied. Restait, pour évoquer le monde d'Alain Supiot, à trouver une boussole. Nous n'avons cette fois indiqué qu'une direction, qui donne à ce volume son titre : Concerter les civilisations.

    /> Samantha Besson est professeure au Collège de France et à l'Université de Fribourg (Suisse). Elle est membre du conseil scientifique de l'IEA de Nantes.
    Samuel Jubé est professeur associé à Grenoble École de Management. Il est membre permanent de l'IEA de Nantes, dont il a été successivement secrétaire général et directeur.

    Ont contribué à cet ouvrage : Mohammad Ali Amir-Moezzi ; Perry Anderson ; Augustin Berque ; Samantha Besson ; José Emilio Burucúa ; Sudhir Chandra ; Roger Chartier ; Emilios Christodoulidis ; Cristina Ciucu ; Benoît de Cornulier ; Simon Deakin ; Mireille Delmas-Marty ; Souleymane Bachir Diagne ; Abaher El Sakka ; Muriel Fabre-Magnan ; Matthew Finkin ; Matthieu Forlodou ; Étienne François ; Mark Freedland ; Adrián Goldin ; Cornélia Isler-Kerényi ; Samuel Jubé ; Jean Lassègue ; Yannick Lemarchand ; Ota de Leonardis ; Danouta Liberski-Bagnoud ; Giuseppe Longo ; Charles Malamoud ; Pierre Maréchaux ; Annie Montaut ; Suleiman A. Mourad ; Pierre Musso ; Pierre-Yves Narvor ; Joachim Nettelbeck ; Jeseong Park ; Jean-Noël Robert ; Supriya Routh ; Yehouda Shenhav ; Ousmane Oumarou Sidibé ; Petros Stangos ; Victor I. Stoichita ; Ibrahima Thioub ; Aiqing Zheng.

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