Langue française

  • Les désirs comme désordre

    Collectif

    • Pauvert
    • 16 September 2020

    Quatorze écrivains parlent du désir. Après le moment « Me too », dans une société post-Weinstein, post-Polanski, post-Matzneff, comment penser cet élan, tumultueux et vital, ce qu'il engendre ou bien entraîne ? Dans notre monde fracturé où tout est à la fois plus chaotique et plus conditionné, comment comprendre ses désordres ? Et qui mieux que des romanciers pour en saisir les enjeux politiques ou intimes, en explorer les ambivalences, les tensions, la beauté ?

  • Ce livre, nous l'avons imaginé comme une promesse faite à nous-mêmes et à ceux qui s'y reconnaîtraient. Balbutiant, c'est un rendez-vous donné à notre propre avenir. Car pour beaucoup d'entre nous, l'idée même de résignation est obsolète et nos vies, ces anecdotes uniques et non reproductibles, nous aimerions en faire des paris.
    Après la sidération du siècle achevé, le nihilisme et les cendres, nous renaissons aujourd'hui, vulnérables mais attentifs aux lueurs qui pourraient surgir dans un monde brutalement rappelé au tragique, où il n'y a plus une seconde à perdre.
    Tout change à chaque instant : c'est une chance.

  • Contre offensive

    Collectif

    • Pauvert
    • 16 May 2002

    L'idée de ce livre est née la nuit du premier tour des élections. comment sortir de la sidération du moment ? comment faire entendre toutes ces voix qui expriment la colère, la honte, la peur aussi, la désolation d'être altéré au plus profond de notre être.
    Il y a la rue, « front contre front », les slogans, la « critique des armes », et il y a les mots de la pensée, du coeur, « les armes de la critique ».
    Celui qui parle, qui écrit, n'est pas mort. nous ne sommes pas morts. le 22 avril fut une journée consternée. des amis, des auteurs ont appelé ; nous les avons appelés ; ils se sont parlé entre eux. que faire ? faisons ceci : contre offensive, un livre conçu dans l'urgence, né du besoin vital d'exprimer comment chacun captait dans son propre corps les symptômes de décomposition du corps collectif, politique et social.
    Cela donne un texte selon chacun, dans sa langue singulière, mêlée à d'autres langues que nous avons trop rarement l'occasion d'entendre, et qui disent la différence. des textes tantôt factuels, pris dans l'approche frontale de l'événement, tantôt plus avertis, tantôt élaborés dans la connaissance latérale de la métaphore.
    La vérité subjective, quelle qu'elle soit, est intrinsèquement reliée à l'humanité, les souffrances autour de nous, nous devons les souffrir.

    Une trentaine d'écrivains, pendant cette dernière semaine du mois d'avril, ont fait leur travail : écrire, donc se soucier du monde.
    Le 26 avril au matin, nous avons envoyé ces pages à l'imprimerie afin que le livre existe physiquement le 3 mai. pourquoi ? parce que tout sujet non résigné vit dans l'attente d'une lumière. ou encore, aujourd'hui comme toujours, selon l'un des grands visionnaires de la littérature, friedrich hölderlin : « là où est le péril croît aussi ce qui sauve. » - m. s.

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