Les Petits Matins

  • De l'ombre à la lumière. Le mouvement des Gilets jaunes puis, surtout, la crise du Covid-19 ont braqué le projecteur sur une France aux contours flous, longtemps invisibilisée. Une France qui vit « à quelques euros près », qui n'a pas besoin qu'on lui dise de traverser la rue pour savoir que le travail est un précieux gage de survie ou d'émancipation, pour qui une voiture en état de marche est une absolue nécessité, qui connaît le prix de la solidarité... La France des caissières, des postiers, des aides-soignantes, de ceux qui entretiennent les résidences sociales. Celle qui est restée courageusement sur le pont pendant cet étrange printemps de confinement.

    C'est cette France des « vies majuscules » que l'ambitieux projet qui a donné naissance à ce livre a voulu appréhender. Encadrés par des journalistes, quelques centaines de témoins de tous âges, de Marseille à Grande-Synthe, de Mulhouse à Caen, de Troyes à Toulouse, de Nantes à Billom, de Laxou à Saintes, de Vierzon à Mont-Saint-Martin et de Joué-lès-Tours à Lunel, ont pris la plume pour se raconter. Loin des clichés condescendants ou stigmatisants, ils relatent bien concrètement la recherche d'un stage quand on n'a pas « la gueule de l'emploi », le rôle de « psy à temps partiel » d'une employée de ménage, l'angoisse des formalités « dématérialisées » quand on ne maîtrise pas les outils numériques, la sortie tête haute d'une situation de violence conjugale ou familiale. Mais encore la chaleur des relations de voisinage ou d'un réseau d'aide pour obtenir enfin des papiers quand on a « choisi la France ».

    Personnels et universels, graves, amusés, coléreux, amoureux, informatifs, fantaisistes, ces textes, qui se répondent et se complètent, apportent la preuve, s'il en fallait, que les « petites histoires » permettent bien souvent de comprendre la « grande ».

    Ce projet est porté par La Zone d'expression prioritaire (La ZEP), un dispositif d'accompagnement à l'expression via des ateliers d'écriture animés par des journalistes, et le réseau des Régies de quartier et de territoire. Il a été piloté par les deux fondateurs de La ZEP : Emmanuel Vaillant et Édouard Zambeaux.

  • Le mardi 17 octobre 1961, en pleine guerre d'Algérie, des Algériens tentent de manifester pacifiquement à Paris contre le couvre-feu décrété par le préfet de police Maurice Papon. Cette mobilisation, organisée à l'appel du FLN, sera sauvagement réprimée. Plusieurs dizaines de personnes seront retrouvés noyées dans la Seine. Un massacre longtemps étouffé par le gouvernement. Ce livre présente des documents bruts de l'époque : le communiqué du préfet Papon et la circulaire de police concernant « la circulation des Français musulmans algériens » ; l'appel du FLN à manifester et ses consignes pour l'opération ; puis, après le drame, une lettre du journaliste Claude Bourdet (fondateur de France-Observateur) à Maurice Papon, un texte formidable de rigueur et de dignité ; mais aussi un tract de « policiers républicains » indignés par l'horreur à laquelle on a voulu les associer ; le reportage-témoignage d'un jeune appelé au Parc des expositions, où sont parqués, dans des conditions inhumaines, les Algériens arrêtés, etc. Dans une longue préface, l'historien et journaliste Gilles Manceron situe ces documents bruts dans leur contexte. Et l'association Sortir du colonialisme, qui coordonne l'ouvrage, évoque les batailles qui perdurent cinquante ans après, notamment à travers des débats tels que celui sur « les effets positifs » de la colonisation. La charge historique très forte de ces textes d'époque et l'éclairage qui en est donné aujourd'hui font de ce livre un véritable outil d'éducation populaire autour de cette page noire de notre mémoire collective.

  • Il y a tout juste 40 ans, était promulguée une loi fondamentale pour le droit des femmes?: la loi Veil, libéralisant l'IVG en France. Mais, loin d'être une évidence, cette loi et les débats qui l'ont précédée ont divisé profondément le pays pendant plusieurs années.
    Pétitions, éditoriaux, discours, plaidoiries?: ces archives remettent en lumière les ¬débats souvent violents et les actions militantes qui ont conduit à l'adoption de la loi. Elles nous replongent dans une époque où les militants pro-choix étaient comparés aux nazis par les conservateurs, où des députés brandissaient des photos de foetus et faisaient entendre leurs battements de coeur à l'Assem¬blée nationale, et où le Mouvement pour la libéralisation de l'avortement et de la contraception (Mlac) organisait des avortements «?sauvages?» pour défier l'interdiction qui pesait sur cet acte.
    Les arguments utilisés dépassent le contexte dans lequel ils ont été élaborés et trouvent une résonance frappante aujourd'hui, alors que ce droit est remis en question dans des pays comme l'Espagne ou les États-Unis, et que sa défense mobilise toujours autant l'opinion publique à travers le monde.

  • « Le fait religieux » : depuis quelques années, cette notion s'est invitée dans les débats, charriant nombre de clichés et de malentendus, voire de conflits. Il en va de même pour son corollaire : « la laïcité ».
    Au-delà des discours plus ou moins orientés, ces mots renvoient à des situations bien concrètes, particulièrement dans le monde du travail. C'est pourquoi, dans les quartiers populaires où elles sont implantées, les Régies de quartier ont lancé une démarche originale : un tour de France pour échanger avec les responsables et salariés de ces structures, sans jugement ni tabous.
    Quid, dans les entreprises qu'elles représentent, de la prière ou du voile sur le lieu de travail ? Des congés pour fêtes religieuses ? De la nourriture et de l'alcool dans les rencontres amicales ? Quelle approche des problèmes et quelle résolution ?
    De Saint-Denis à Carcassonne en passant par Grenoble ou La Rochelle, deux journalistes et un photographe illustrent ce chantier à partir d'histoires humaines exprimant les pratiques vécues dans sept Régies. Au bout de ce périple, un constat : une solide connaissance de la loi et une volonté de pragmatisme sont les meilleurs outils pour désamorcer les « affaires » et oeuvrer à la construction d'une société fondée sur le respect mutuel.

    Afin de raconter au mieux ces histoires humaines, le réseau a souhaité s'associer à des journalistes raconteurs d'histoire, Ramsès Kéfi et Rachid Laïreche, de Libération. Ils ont parcouru la France pour rencontrer des directeurs, des bénévoles, des salariés et des habitants, et dresser le portrait de quartiers où la question religieuse s'exprime bien différemment de l'image qu'on s'en fait.

    Par Rachid Laireche et Ramsès Kefi. Photographies de Pierre-Emmanuel Weck.

  • " La guerre d'Algérie est une guerre coloniale. " Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots?: " Français, Françaises?! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale. " Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture. On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens " en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays ".
    En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.

  • Des utopistes, de doux rêveurs, celles et ceux qui, dès le milieu du XIXe siècle, voulurent unir l'Europe ? Ou plutôt des visionnaires qui avaient compris que les nationalismes étaient une impasse mortelle, ce que les deux guerres mondiales du XXe siècle ont confirmé ?

    À l'heure où l'idée européenne est attaquée de nombreux côtés, cet ensemble de textes - de Victor Hugo à Joschka Fischer en passant par Stefan Zweig ou Simone Veil - montre l'actualité des inspirations et des idées qui ont rendu possible et fait avancer une Europe commune. Il semble bien qu'il soit temps de redécouvrir ces écrits fondateurs.

    Sous la direction de Juliette Charbonneaux.

  • Frantz Fanon est décédé il y a tout juste 50 ans, mais son analyse des pathologies politiques et sociales du racisme est toujours d'une étonnante actualité. Elle dépasse le contexte - les luttes d'indépendance africaine - dans lequel elle a été élaborée. D'où la pertinence de publier aujourd'hui ce recueil de textes abordant le thème de la désaliénation, au prisme de l'antipsychiatrie comme de l'anticolonialisme. D'autant qu'il s'enrichit de contributions extérieures, notamment un texte de l'historien Achille Mbembe et une magnifique évocation de Frantz Fanon par sa fille, Mireille Fanon-Mendes France dans lequel elle retrace le parcours de son père, " cet insoumis " et dresse de fulgurants parallèles avec les formes actuelles de colonialisme.
    Fanon, nous dit sa fille, " était un homme indivisible qui ne saurait être réduit à une dimension particulière des luttes?; il a été antiraciste au nom de l'universalité et anticolonialiste au nom de la justice et des libertés ". Sa pensée, poursuit-elle " est un antidote contre le renoncement ".
    Enfin, le livre est complété par une bibliographie exhaustive, des reproductions de documents d'époque et un abécédaire de sa vie et de son combat.

  • Un employé modèle tue des femmes pendant sa pause-déjeuner et rapporte le soir des fleurs à son épouse. Un débrouillard sans le sou joue les châtelains, dupant tout un village. Une mère de famille bien sous tous rapports blanchit l'argent du cannabis dealé par son fiston. Deux chasseurs se disputent la carcasse d'un sanglier, et toute la commune s'enflamme. On appelle cela des faits divers. Parfois sordides, parfois étranges, parfois cocasses. Dramatiques quand ils brisent des êtres : une vendeuse harcelée par sa direction, un homme rongé par l'amiante, une adolescente victime de " tournantes "... Ces trente-six histoires vraies se sont déroulées à Paris et dans sa région ces dernières années. Elles ont fait l'objet, parmi bien d'autres, de récits et de dessins dans Paris Obs, supplément du Nouvel observateur. Ainsi rassemblées, elles dessinent un portrait de notre époque à travers ses failles, ses injustices et ses absurdités. Regorgeant d'éléments romanesques, elles se lisent comme des polars. Les textes et les illustrations sont réalisés par des journalistes et dessinateurs de Paris Obs. Préface de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur.

  • La prise de conscience est là : 86 % des Français estiment qu'ils vont devoir changer leurs comportements du fait de la situation environnementale (étude IFOP/Solutions COP21, octobre 2015). Alors, pourquoi ne passons-nous pas à l'acte ? Bien sûr, c'est une question d'argent ; bien sûr, il ne sera pas facile de remettre en cause nos modes de production et de consommation, qui ont fait de nous des gaspilleurs non respectueux de notre patrimoine naturel. Mais, aujourd'hui, nous mettons en jeu les grands équilibres écologiques. Et l'urgence est là : il en va de l'héritage que nous laisserons aux générations futures, de la façon dont elles pourront s'adapter et, à court terme, de notre qualité de vie et même très directement de notre santé.

    Notre conviction est que les forces de transformation par l'action ne pourront se mettre en oeuvre qu'avec un nouvel imaginaire positif partagé. Oublions la culpabilisation et la recherche de boucs émissaires. Trouvons les ressorts collectifs qui engendrent une vision créative de l'avenir. C'est tout le sens de ce livre réunissant des personnalités infl uentes dans leur domaine, résultat de deux ans de travail du laboratoire d'innovation ACIDD'Lab.

    Ont contribué à cet ouvrage : Yacine Ait Kaci, Vincent Baholet, Mathieu Baudin, Gilles Berhault, Gildas Bonnel, Julie Chabaud, Antoine Charlot, Alain Chauveau, Carine Dartiguepeyrou, Judith Ferrando y Puig, Jean-Pierre Goux, Francis Jutand, Bettina Laville, Christian Leyrit, Thierry Libaert, Valérie Martin, Yves Mathieu, Georges Ribière, Pierre Siquier, Raymond Van Ermen, Antoine Vergne et Valérie Zoydo.

  • Nuit debout ! Le cri de ralliement d'une génération, d'abord destiné à protester contre la réforme du code du travail, s'est transformé en expérience inédite de démocratie directe. Un bouillonnement d'idées neuves, d'utopies et de pistes concrètes pour changer le monde.
    Au-delà d'une libération de la parole - dans la lignée du « mouvement des places », des Indignés de Madrid à Occupy Wall Street à New York -, Nuit debout produit de la pensée, des projets, de l'avenir, la finalité de ce livre est d'en fixer la mémoire.
    Manifestes, appels, témoignages spontanés, articles et autres documents issus de Nuit debout Paris sont ici rassemblés et présentés. Ils témoignent de la vie quotidienne sur la place de la République mais aussi de la richesse et de la profondeur d'un mouvement qui, quelle que soit son issue, s'inscrit déjà dans la mémoire collective du combat séculaire pour l'émancipation.

  • Pour les écologistes, les priorités ne sont pas celles que l'on nous présente à longueur de journée : règle d'or et critères de Maastricht, équilibre des finances publiques, libre échange... mais la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources, les impasses d'un modèle économique fondé sur le mythe de la croissance, l'injuste répartition des richesses, les inégalités territoriales et mondiales, les menaces sur la démocratie et les libertés publiques, etc. À travers six chantiers urgents, ce livre-programme esquisse un chemin : celui de la conversion écologique de la société, pour développer de nouveaux secteurs économiques, réinvestir les territoires, créer des emplois et soutenir l'innovation. Il porte un projet de civilisation - un projet humaniste, réformiste et radical, pour aujourd'hui et pour les générations futures. Une autre manière d'habiter le monde, une autre vision du collectif avec le bien-vivre comme horizon.

  • Doit-on choisir entre prospérité et développement d'un côté et lutte contre le dérèglement climatique de l'autre ? Non, répond l'économiste Nicholas Stern, neuf ans après la publication de son premier rapport, qui avait changé la façon de percevoir les relations entre économie et climat.

    Ce nouveau livre de référence démontre que ce qui est bon pour le climat l'est aussi pour notre économie. Alors que Paris accueille fin 2015 la conférence des Nations unies sur le climat, il présente un plan d'action, véritable feuille de route de la transition des modèles économiques à l'échelle mondiale.

    Au terme de recherches inédites, une commission composée de nombreux économistes de renom démontre que, du Brésil à la Chine en passant par l'Europe, la transition vers un nouveau monde sorti de sa dépendance au carbone et aux énergies fossiles est non seulement possible mais également désirable.

    « Un nouveau rapport très important. » Martin Wolf, Financial Times, 2014 Ce rapport adopte « un nouveau regard sur l'économie du changement climatique ». Eduardo Porter, New York Times, 2014 La Commission mondiale sur l'économie et le climat, menée par l'ex-président mexicain Felipe Calderón et l'économiste britannique Nicholas Stern, comprend des anciens chefs de gouvernement et des ministres des Finances, ainsi que des chefs d'entreprise et des économistes.

  • Confrontée à de multiples crises qui s'alimentent et se renforcent, l'humanité est aujourd'hui placée devant un choix déterminant pour son avenir. Un choix à assumer collectivement et qui requiert l'implication de chacune et de chacun.
    Ce Manifeste, approuvé par les adhérents d'Europe Écologie et des Verts, affiche la représentation du monde partagée par les écologistes. Il constitue la référence du mouvement unifié de l'écologie politique qui est en train de s'édifier et de s'implanter sur le territoire. revendiquant l'autonomie politique de ce nouveau mouvement, il trace les contours d'un projet de société alternatif, fondé sur la notion de partenariat, et propose des solutions pour vivre mieux dans le respect de la planète, de l'humanité et de l'ensemble du vivant.
    /> Avec ce texte, les écologistes délivrent les raisons de leur combat, qui sont aussi des raisons d'espérer.

  • « C'est le collectif qui fait évoluer, c'est lui qui crée un contre-pouvoir, établit un rapport de force. C'est ce jeu d'initier, d'impulser des initiatives citoyennes qui peut être stimulant, source de joie, et qui donne sens à la vie. » Le Parcours filles-femmes est une initiative menée par le Comité métallos depuis dix ans dans le quartier du Bas-Belleville, à Paris. Il célèbre chaque année, à travers un thème, l'engagement des filles et des femmes.
    À première vue, l'espace public est mixte. Pourtant, le terrain urbain demeure un espace où les déséquilibres entre les deux sexes sont profonds. La ville est-elle pensée par et pour les hommes ? Au travers de récits, de témoignages de responsables d'associations, de chorégraphes, d'artistes, le livre s'interroge sur cette question et tente de pousser les murs invisibles de l'espace urbain : comment les normes sociales de sexe s'affichent-elles dans la ville ? Certains espaces sont-ils interdits aux femmes ? Quels rêves d'égalité, de mixité, de séparation, de domination se sont inscrits dans l'espace des villes ? Où sont les femmes dans l'espace public ?
    La réflexion est complétée par la présentation d'un travail original : vingt-deux photographies revisitées par Mehrak, photographe de presse d'origine iranienne ayant réalisé plusieurs travaux sur la condition féminine, notamment en Turquie et en Iran.

  • Depuis 1983 et après plus de trente années d'activité intense, les adhérents de la Ligue contre la violence routière, tous bénévoles, ayant vécu ou non un drame de la route, appuient leurs connaissances sur celles d'experts reconnus de la sécurité routière pour exiger des gouvernements qui se succèdent et des acteurs de la sécurité routière qu'ils agissent concrètement, avec pour objectif « zéro accident », celui-là même que les entreprises se sont fixé, de manière indiscutée, depuis des décennies.
    Ils ont décidé d'écrire ce livre pour partager ces connaissances avec tous les usagers de la route. Rédigé sous forme de fiches pédagogiques par des adhérents et des experts, cet ouvrage témoigne également du travail effectué durant trente-deux ans, des obstacles surmontés et des progrès essentiels auxquels la Ligue est fière d'avoir contribué, souvent de façon décisive. L'accident de la route est évitable et, avec votre soutien, nous espérons sauver plus de vies, éviter plus de handicaps.
    Mourir sur la route n'est pas une fatalité.

  • Le 6 mai 2012, les jeunes ont majoritairement voté pour la gauche, qui avait fait de la jeunesse sa priorité. De la réussite de la " Priorité Jeunesse " dépend la réussite du quinquennat. A mi-mandat, nous voulons faire un premier bilan et des propositions pour reconquérir la confiance des jeunes qui se sont détournés des socialistes. Il s'agit d'abord de comprendre les réalités vécues par eux, loin des préjugés dont ils font l'objet.
    Jeunes urbains ou ruraux, de métropole ou des Outremers, diplômes ou non, nous subissons plus que les autres classes d'âge les difficultés économiques et sociales. Pourtant, notre génération est la plus qualifiée de l'histoire. Elle est engagée, mobile, créative, connectée au monde entier. La " Priorité Jeunesse ", souvent présente dans les discours, doit connaître une nouvelle étape pour permettre aux jeunes d'accéder enfin à l'autonomie à laquelle ils aspirent.
    Ce texte est la synthèse des contributions des fédérations départementales des Jeunes Socialistes et d'entretiens avec des associations, des chercheurs et des acteurs du monde de la jeunesse. Il a été voté lors du Conseil national du 15 novembre 2014 et présenté à l'occasion des Etats généraux du Parti socialiste. Les Jeunes Socialistes sont un mouvement politique de jeunesse et d'éducation populaire.
    Autonomes du Parti socialiste, présents partout en France, en métropole comme dans les Outremers, et sur tous les fronts, ils élisent leurs représentants, construisent leurs propositions et définissent leurs actions.

  • Des leaders nationaux ayant joué un rôle clé dans la transition démocratique de leur pays racontent comment ils ont mis fin à des années de régime autoritaire et oeuvré pour la démocratie.

    Ces conversations, commandées par International IDEA et dirigées par Sergio Bitar et Abraham F. Lowenthal, avec Fernando Henrique Cardoso (Brésil), Patricio Aylwin et Ricardo Lagos (Chili), John Kufuor et Jerry John Rawlings (Ghana), B. J. Habibie (Indonésie), Ernesto Zedillo (Mexique), Fidel V. Ramos (Philippines), Aleksander Kwasniewski et Tadeusz Mazowiecki (Pologne), Frederik W. de Klerk et Thabo Mbeki (Afrique du Sud), et Felipe González (Espagne), révèlent les stratégies mises en place par chacun pour construire une gouvernance démocratique.

    Pour chaque pays, une introduction réalisée par des experts rappelle le contexte historique, l'expérience unique de chaque nation et les défis récurrents que les dirigeants ont dû relever.

    Une préface de l'ancien président tunisien Moncef Marzouki souligne l'importance d'un tel livre pour l'Afrique du Nord, l'Ouest asiatique et ailleurs.

  • La notion de "transition écologique" supplante progressivement celle de "développement durable", jugée trop vague et consensuelle par ses détracteurs. Mais que désigne exactement cette expression, et s'avère-t-elle plus précise que la précédente ? Pour l'instant, elle nous en dit peu sur la façon dont cette transition pourrait se dérouler et sur le type de société vers laquelle elle pourrait déboucher.
    A Dominique Bourg, Alain Kaufman et Dominique Méda de s'interroger : " Vers quoi nos sociétés pourraient-elles transiter ? " Pour répondre à cette question urgente, les auteurs ont réuni les plus grands spécialistes de la transition écologique, qu'ils soient physicien, économiste, philosophe, ingénieur, biologiste ou sociologue. Après avoir identifié les obstacles à la transition, ils en tracent les chemins ensemble.
    Des technologies à privilégier aux postures philosophiques et juridiques à embrasser en passant par le financement de la transition écologique ou la refonte de notre modèle social, tous les aspects sont envisagés pour imaginer et façonner la transition écologique.

  • Devenir « décideur » en lançant une pétition en ligne ; partager sur les réseaux les compétences qui font le « vrai leader » ; révéler les secrets du pouvoir présidentiel par les fuites savamment orchestrées de confessions auprès de journalistes : autant de pratiques contemporaines dans lesquelles le développement des médias modifie en profondeur les figures du pouvoir.
    L'objet de ce livre est de comprendre comment la « fabrique de l'autorité » se transforme avec le système médiatique. Car être décideur, c'est apparaître comme tel aux yeux du public ; le charisme est avant tout une question de médiagénie. Du patron se prêtant à une émission de téléréalité au Premier ministre jouant du menton au JT de 20 heures, aucun secteur de la société n'échappe à cette règle.

    Les différents chapitres réunis ici explorent cette logique médiatique du pouvoir, économique ou politique, en montrant qu'elle se joue autant dans la gestion de la mémoire de l'État (c'est le rôle des Archives nationales) que dans le quotidien de l'Élysée. Un entretien exclusif avec le conseiller en communication de François Hollande, Gaspard Gantzer, conclut ce parcours.

  • À l'heure où l'écologie est de tous les discours, il est plus que temps de clarifier de quoi il s'agit. Si le Parlement européen est l'échelon le plus approprié pour prendre les décisions qui permettront de mettre en oeuvre l'accord de Paris pour le climat, d'interdire les pesticides ou d'aller vers une agriculture bio et paysanne, son action demeure très liée aux équilibres politiques qui s'y exercent.
    L'écologie est-elle compatible avec le capitalisme et son dérivé néolibéral actuel ? Peut-on prétendre qu'elle n'est ni de gauche ni de droite ? Au nom de la lutte contre le dérèglement climatique, peut-on « oublier » les dimensions sociale et démocratique de l'écologie politique ?
    À rebours des tenants du statu quo et de l'écologie « apolitique », Génération.s propose une approche globale résolument ancrée dans les valeurs de la gauche, porteuse d'un projet de réduction des inégalités tout autant que de lutte contre le réchauffement climatique.
    Loin d'une écologie fataliste ou autoritaire, l'écologie déterminée est la solution.
    C'est l'ambition de ce manifeste de ranimer l'espoir.

  • Les échéances électorales qui se profilent doivent permettre à la France de sortir de cinq ans de sarkozysme.
    Convaincu qu'une mutation de notre société est de plus en plus urgente, le parti écologiste présente dans cet ouvrage les propositions qu'il défendra durant la campagne. En effet, pour confirmer leur capacité à gouverner la France, les écologistes apportent des réponses politiques neuves sur tous les sujets, et non uniquement sur l'environnement. Ainsi, ils exposent ici une série de propositions concrètes en matière économique et sociale.
    Ils montrent qu'ils sont en capacité de gérer, avec une vision d'avenir et une conscience claire des moyens pour la mettre en oeuvre. Une vision qui s'appuie sur la nécessité d'une conversion écologique de l'économie, non pas synonyme de régression mais bien au contraire de création de nouveaux emplois et de mieux-être pour les citoyens.

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