Ixe

  • Genre et discrimination

    Collectif

    • Ixe
    • 9 February 2017

    Le développement simultané des études sur le genre et des recherches sur les discriminations amène à interroger la définition même de ces termes et leur imbrication. Si le genre est une catégorie d'analyse visant à dénaturaliser les différences de sexe et les rapports de domination qui les consacrent, la notion de discrimination qualifie tout traitement préjudiciable fondé sur un critère illégitime - le sexe, par exemple, ou l'âge, la classe, l'origine ethnique.
    Issu d'un colloque organisé en juin 2016 à l'Université Paris-Diderot, l'ouvrage rassemble des contributions qui, en croisant ces deux approches, ouvrent des pistes nouvelles à la lutte contre les exclusions et les inégalités.

  • Postiches au menton, les barbues investissent les lieux du pouvoir pour ridiculiser, en le rendant visible, l'entre-soi masculin qui s'y perpétue. Illustré de photos et de dessins, riche en faits et en chiffres, le livre restitue le style ironique et décalé de ces militantes d'un autre genre.

  • Parce qu'elle implique directement les corps et la sexualité, la prostitution a toujours été source de tension entre les divers courants se réclamant du féminisme. Les arguments avancés de part et d'autre creusent des lignes de fracture profondes que la proposition de loi soumise au Parlement rend plus clivantes encore. L'association Osez le féminisme ! publie ce livre afin d'expliciter les arguments qui l'amène à se prononcer pour le modèle abolitionniste adopté depuis 1999 en Suède.

  • Marie

    Collectif

    • Ixe
    • 7 October 2015

    Ce livre est un hommage à Marie Dedieu, enlevée au Kenya et assassinée en Somalie en 2011. Au moment de sa disparition, il a été largement rappelé que Marie avait été directrice de publication du Torchon Brûle. On a moins parlé de sa proximité avec les milieux du théâtre et du cinéma, et de sa passion pour les arts plastiques... Sept de ses amies ont entrepris de raconter son histoire et de mettre en valeur cette part importante de son travail, en associant à ses textes, publiés ou inédits, leurs conversations, leurs récits, leurs souvenirs.

  • Ce numéro propose la première traduction en français de plusieurs textes majeurs de la production Chicana et Latina-états-unienne.

    Sont ici rassemblés des articles de Gloria Anzaldúa et Cherríe Moraga, coordinatrices de l'ouvrage This Bridge Called My Back : Writings of Radical Women of Color, avec le poème de l'Africaine-Américaine Kate Rushin qui en a inspiré le titre, ainsi que des contributions, entre autres, de Norma Alarcón, Chela Sandoval, et María Lugones. Ce numéro conçu pour offrir un aperçu de la complexité et de l'hétérogenéité des théories et des pratiques feministes et queers of color aux Etats Eunis est précédé par une première introduction en français au champ plus vaste des théorisations féministes et queers décoloniales dont certaines de ces auteures sont à l'origine, champ qui est distinct de la théorie postcoloniale et d'autres formations théoriques anti-(néo)coloniales.

  • Le long effort des grammairiens pour masculiniser le français a suscité de vives résistances chez celles et ceux qui, longtemps, ont parlé et écrit cette langue sans appliquer des règles contraires à sa logique. Initiée au XVIIe siècle, la domination du genre masculin sur le genre féminin ne s'est en effet imposée qu'à la fin du XIXe avec l'instruction obligatoire. Depuis, des générations d'écolières et d'écoliers répètent que "le masculin l'emporte sur le féminin", se préparant ainsi à occuper des places différentes et hiérarchisées dans la société.
    Ce livre retrace l'histoire d'une entreprise à la misogynie affirmée ou honteuse, selon les époques. Riche en exemples et en citations, il convie à un parcours plein de surprises où l'on en apprend de belles sur la "virilisation" des noms de métier, sur les usages qui prévalaient en matière d'accords, sur l'utilisation des pronoms ou sur les opérations "transgenre" subies par certains mots. Explorant plus avant les pistes qu'il a ouvertes, sa nouvelle édition prolonge la réflexion sur le langage sexiste (écriture inclusive, règle de proximité, formules épicènes, nouveaux pronoms...).

  • Philosophe et polyglotte, Eleni Varikas explore la dimension politique de la domination - la sujétion des femmes et des esclaves, leur exclusion de la démocratie, la naturalisation des inégalités et des oppressions. Faisant du genre un « concept voyageur », elle travaille sur la modernité avec Locke et Adorno, Virginia Woolf et Hannah Arendt, Donna Haraway et Angela Davis. Ce recueil invite à repenser le concept d'universalisme à la lumière de l'infériorisation des femmes, et celui de la liberté moderne à la lumière de l'esclavage et de la colonialité. Les textes sont tour à tour présentés par Michelle Perrot, Toni Negri, Catherine Achin, Elsa Dorlin, Martine Leibovici, Michaël Löwy, Keith McLelland et Sonya Dayan-Herzbrun.

  • En trois siècles et demi d'existence, l'Académie a beaucoup travaillé à masculiniser le français. Ardente avocate du « genre le plus noble », elle a lancé contre la « féminisation » une croisade aveugle aux logiques de cette langue romane et aux évolutions en cours dans les autres pays francophones. Les Quarante, il est vrai, ne sont ni grammairiens, ni linguistes, ni philologues... L'ouvrage retrace cette guerre menée à grand renfort de déclarations péremptoires, mais infondées, réactionnaires et sexistes, face auxquelles les protestations n'ont pas manqué. Il en précise aussi les enjeux et permet de comprendre pourquoi la France a entamé sa « révolution langagière » contre les avis de l'Académie.



    Avec la contribution, singulière et collective, de Maria Candea, Yannick Chevalier, Sylvia Duverger et Anne-Marie Houdebine.
    La collaboration d'Audrey Lasserre.
    Et l'aimable concours de Louise Labé.

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