Illador

  • La mer joue un rôle à part entière dans l'oeuvre de Victor Hugo. Isolé du reste du monde, encerclé par sa splendeur, le poète a passé près d'une vingtaine d'années à l'observer pendant son exil sur les îles de Jersey et de Guernesey. Aussi fascinante par sa beauté que menaçante par sa violence, elle s'impose comme ennemie sublime des hommes et de leur environnement. Victor Hugo prend d'ailleurs la parole dès 1846 à la Chambre des pairs pour alerter ses contemporains sur les dégradations naturelles des côtes françaises, et il exhorte à agir afin de repousser les attaques de l'océan.

    Cette anthologie invite à célébrer la mer comme un élément farouche mais enchanteur. Elle réunit des textes de Victor Hugo ainsi que de ses contemporains, à la fois fascinés par ce thème et par l'oeuvre hugolienne. Les tableaux de Sophie Dressler et quelques autres illustrations accompagnent ce voyage sensoriel et permettent de prolonger les contemplations de la mer.

  • C'est un livre de poèmes à vocation touristique.
    Peut figurer au rayon  « tourisme »  comme au rayon « poésie ».

    Ce livre visite l'imaginaire Majorquin avec ses jeunes poètes tous nés après 1960. Ils prononcent les mots de l'attachement qu'ils portent à leur île et nous rentrons alors dans ses entrailles les plus profondes, loin de la perception ou de la vision qu'en ont les touristes. L'île est d'une richesse immense : la mer, la montagne, le soleil, la mémoire éclairent ses habitants. Mais, en même temps, tant de beauté paralyse et fait ressentir aux hommes la déréliction de la vie. Les poèmes, loin de n'être que des bonheurs d'expression, plongent souvent au creux de l'angoisse comme si la beauté de l'île faisait écho à la solitude de l'homme. C'est de ce mouvement même entre la terre magnifique et les complexités du coeur qu'ils surgissent. Les poètes majorquins s'expriment dans leur langue, le majorquin ; ils sont traduits ici en français et en castillan de façon à les faire partager à deux régions voisines .Nous n'en présentons que quelques uns, bien d'autres pourraient figurer tant l'île est riche d'un peuple qui sait ressentir.

  • Le Labyrinthe de Versailles fut aménagé dans les jardins du château, par André Le Nôtre à partir de 1668, sur une idée de Charles Perrault. Plus qu'un nouveau bosquet, il constituait une véritable bibliothèque, ses fontaines illustrant chacune une fable d'Ésope dans le but d'instruire le Dauphin. Quelques années auparavant, Jean de La Fontaine avait publié les six premiers volumes des Fables d'Ésope mises en vers destinées elles aussi au Prince. Mais, quelque peu en disgrâce auprès du roi, il ne fit pas partie de « l'équipe du Labyrinthe » composée de Perrault, Le Nôtre et Benserade.
    Ésope quant à lui aurait vécu au VIIe siècle avant J.-C. Il est considéré comme le premier conteur à avoir écrit ses fables, lesquelles ont inspiré de nombreux auteurs dont le premier fut Phèdre (né en 14 avant J.-C.) qui les adapta en vers.
    Ce livre parcourt une à une les fontaines de ce bosquet pour le faire renaître dans nos esprits. Il donne à lire les fables originelles d'Ésope qui leurs étaient associées, ainsi que celles de ses successeurs comme Phèdre, La Fontaine et les autres. chaque fable est illustrée par un tableau de Carine Sanson qui reprend des éléments du château de versailles.
    Carine Sanson est illustratrice et a publié de nombreux ouvrages pour la jeunesse.

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