Hazan

  • Catalogue officiel de l'exposition Cindy Sherman à la Fondation Vuitton du 2 avril au 31 août 2020. Du milieu des années 1970 à nos jours, Cindy Sherman a produit une oeuvre photographique quasi intégralement consacrée au portrait, sans jamais recourir à d'autres modèles qu'elle-même. Paradoxalement, c'est en disparaissant derrière ses masques et ses costumes que Cindy Sherman est devenue une icône, bousculant l'idée même d'identité et les frontières entre réalité et fiction. Publié à l'occasion de la rétrospective de Cindy Sherman à la Fondation Louis Vuitton, et préfacé par Suzanne Pagé, cet ouvrage réunit des essais de Marie Darrieussecq, de Gérard Wajcman, de Ludovic Delalande ainsi que des commissaires de l'exposition, Marie-Laure Bernadac et Olivier Michelon. Ici reproduites, les quelque cent soixante-dix oeuvres présentées dans l'exposition sont accompagnées de commentaires qui les replacent dans le développement d'une oeuvre considérée, à juste titre, comme capitale dans l'histoire de l'art de ces cinquante dernières années.

  • Ce recueil, conçu comme une carte du tendre, une lente progression amoureuse déployant un récit subtil, de poèmes en chefs-d'oeuvre de la peinture, alterne les regards des poètes et des poétesses pour dessiner en creux, tout en finesse, des portrait de femmes, multiples, complexes, nuancés.
    Les poèmes de Sappho, Pétrarque, Marie de Brabant, Pierre de Ronsard, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Louise Colet, Charles Baudelaire, Emily Dickinson, Arthur Rimbaud, Anna de Noailles, Stéphane Mallarmé, Marie Nizet... dialoguent avec les oeuvres de Rosalba Carriera, Titien, Cranach, Rubens, Renoir, Van Gogh, Corot, Burne-Jones, Greuze, Berthe Morisot, Manet, Lehmann...
    Guidé par les artistes, hommes et femmes, le lecteur est invité à une promenade littéraire et visuelle. Agencée en thématiques (la maternité, le travail, le rêve/fantasme, l'amour, la création), qui dévoilent les élans et les moment de la vie du femme, et grâce à des rapprochements inattendus entre les oeuvres, cette anthologie subjective renouvelle le plaisir de lire de la poésie et d'observer la peinture, pour mettre en valeur, in fine, une inépuisable source d'inspiration et de fascination.

  • Le musée Marmottan Monet organise, du 27 février au 5 juillet 2020, une exposition intitulée Cezanne et les maîtres. Rêve d'Italie. Pour la première fois, le travail de l'Aixois sera mis en regard de chefs-d'oeuvre des grands maîtres italiens du XVIe au XXe siècle. Ainsi une remarquable sélection de toiles de Cezanne, parmi lesquelles l'iconique Montagne Sainte-Victoire, les incontournables Pastorale et natures mortes, fera face à un rare ensemble de peintures anciennes signées Tintoret, Bassano, le Greco, Giordano, Poussin, Rosa, Munari et, pour les modernes, Boccioni, Carrà, Rosai, Sironi, Soffici, Pirandello ou encore Morandi. Cette manifestation inédite a reçu le soutien exceptionnel de quarante-trois prêteurs :
    Collections particulières ainsi que musées français, canadien, américains, suisse, allemand, écossais, espagnol, japonais et, bien sûr, italiens ont permis de réunir une soixantaine de toiles. Venues du monde entier, ces oeuvres mettent en lumière l'importance de la culture latine dans l'art de Cézanne et la manière dont l'Aixois s'est nourri de l'exemple de ses illustres prédécesseurs pour asseoir une peinture « nouvelle ». Elles illustrent également l'influence qu'a exercée à son tour le Français sur les artistes du Novecento.

  • Maurice Denis ; amour Nouv.

    Catalogue officiel de l'exposition Maurice Denis. Amour au musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne, du 12 février au 16 mai 2021, organisée en partenariat avec le musée d'Orsay, Paris. Maurice Denis (1870-1943) est un peintre et un théoricien incontournable de l'art moderne français au tournant du xixe au xxe siècle. Au-delà de son célèbre mot d'ordre de 1890, « Se rappeler qu'un tableau - avant d'être un cheval de bataille, une femme nue, ou une quelconque anecdote - est essentiellement une surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblées », la richesse de sa production picturale et l'abondance de ses écrits dévoilent l'ambition d'une vie entièrement consacrée à l'art, à l'amour et à la religion. Le présent ouvrage retrace les multiples facettes de ce parcours original et captivant, jusqu'à la Première Guerre mondiale. La réunion d'un riche corpus d'oeuvres commentées montre l'évolution rapide du style de l'artiste, des expérimentations plastiques inédites du « Nabi aux belles icônes » jusqu'à l'expression par l'harmonie des formes et des couleurs des oeuvres symbolistes, puis la quête tout aussi audacieuse d'un nouveau classicisme. Confiés à des spécialistes, les essais publiés dans cet ouvrage réévaluent la place de Maurice Denis dans son temps : sa volonté de créer des images modernes poétiques et musicales, toujours ancrées dans la nature et dans la vie quotidienne ; son dialogue avec les exemples de Pierre Puvis de Chavannes, Paul Gauguin, Paul Cézanne et Henri Matisse ; sa participation à la revalorisation des arts appliqués aux côtés de ses amis nabis, et sa confrontation avec la grande décoration murale ; enfin, les sources d'inspiration constantes que furent son épouse Marthe et ses enfants, les forêts de Saint-Germain-en-Laye et les plages de Bretagne.

  • Cette exposition propose un parcours itinérant, de l'impressionnisme à la modernité. Après Van Gogh, cette nouvelle exposition numérique révèle le lien entre la création artistique et les rives méditerranéennes, bassins majeurs de la modernité. Une immersion dans les chefs-d'oeuvre d'une vingtaine d'artistes :
    Renoir, Monet, Pissarro, Matisse, Signac, Derain, Vlaminck, Dufy, Chagall...
    En Van Gogh, ces artistes reconnaissent un génie de la peintre qui, après avoir quitté Paris, utilise la couleur pure comme mode d'expression privilégié. À partir des années 1880, la Méditerranée séduit les artistes : délaissant Paris ou le Nord, ils se réunissent le long du littoral, de Collioure à Saint-Tropez. C'est alors qu'ils élaborent une nouvelle conception de la lumière et de la couleur. Ces artistes ont entretenu des liens avec la Méditerranée soit par leurs origines, soit par leurs séjours dans le Midi. L'exposition numérique s'attache à montrer comment leurs personnalités artistiques se révèlent au contact de ces paysages maritimes et comment s'invente la modernité picturale.
    En 7 séquences et une quarantaine de minutes, vous êtes emporté d'un courant artistique à un autre : de l'impressionnisme avec Monet et Renoir, au pointillisme avec Signac et Cross, en passant par le fauvisme avec Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet... sans oublier Matisse. L'exposition immersive retrace aussi la fascination pour la Méditerranée de Bonnard et Dufy, pour enfin arriver à l'un des plus grands coloristes de l'art moderne : Chagall. Plus de 500 oeuvres, aujourd'hui dispersées à travers le monde, inondent l'Atelier des Lumières de leurs couleurs éclatantes et révèlent les variations de ces grands artistes sur la Méditerranée qui leur a permis d'exprimer toute leur sensibilité.

  • Berthe Morisot

    Collectif

    • Hazan
    • 7 March 2012

    Le musée Marmottan Monet organise, en 2012, la première rétrospective de l'oeuvre de Berthe Morisot (1841-1895) présentée à Paris depuis près d'un demi-siècle.
    A cette occasion, il consacrera un beau livre à cette illustre femme peintre, membre de l'impressionnisme. Une centaine de peintures, provenant de musées et de collections particulières du monde entier, seront reproduites en pleine page couleur et assorties de commentaires originaux. Cette sélection d'oeuvres permettra de retracer le parcours de l'artiste - depuis sa formation auprès de Corot jusqu'à l'oeuvre ultime.
    Il mettra en évidence un art subtil et délicat, ayant pour thème la célébration de la femme et de l'enfant, et dont les couleurs pastel ne sont pas sans rappeler Watteau, Boucher ou Fragonard. Les textes du catalogue retraceront la vie et la personnalité de l'artiste. Ils souligneront également l'originalité de son art - à travers ses thèmes et sa technique - et montreront que son oeuvre ne fut pas sans influence ou sans lien avec celui de ses illustres contemporains : Monet, Manet et Renoir.

  • Dans la lignée des grandes monographies d'artistes du XXesiècle présentées au Grimaldi Forum Monaco, l'exposition de l'été 2019 sera consacrée à «  Dalí, une histoire de la peinture  », du 6 juillet au 8 septembre 2019.
    L'exposition Dalí, une histoire de la peinture  propose au public un parcours exceptionnel à travers la production artistique dalinienne. La sélection réunit des peintures, des dessins et des photographies datés de 1910 à 1983 et permet de découvrir les différentes étapes de création de l'artiste. Elle n'offre pas seulement une vision rétrospective de l'oeuvre de Dalí mais révèle de quelle manière le peintre s'est lui-même inscrit dans l'histoire de la peinture du XXesiècle. Le public pourra ainsi découvrir les différentes étapes de sa création et reconnaître l'empreinte des différents peintres qui l'ont influencé et auxquels il rend hommage. Après des premières expérimentations, une constante dans la création de l'artiste sera particulièrement mise en exergue, celle du paysage et des avant-gardes européennes à savoir l'impressionnisme, le cubisme, la peinture métaphysique et l'abstraction. Le chapitre de Dalí dans l'univers surréaliste présente des peintures exceptionnelles comme La mémoire de la femme-enfant de 1929, Le spectre du sex-appeal ou Eléments énigmatiques dans un paysage datant de 1934. Le corpus des peintures surréalistes sélectionnées à l'occasion de cette exposition montre l'aspect spécifique de Dalí au mouvement d'André Breton. Que ce soit la méthode paranoïaque-critique, système inventé par Dalí pour rendre manifeste l'invisible par un délire contrôlé de l'esprit ou l'application de la double image, c'est l'ADN de cet artiste qui permet de décrypter sa pensée et qui constitue sa véritable contribution au Surréalisme.
          Sous l'influence de Gala, dans les années 40 et 50, Dalí se consacre à l'observation du classicisme dans ses peintures, plutôt à travers d'oeuvres d'artistes de la Renaissance. Le point d'orgue de cette passion pour la culture classique se retrouve dans sa production littéraire et particulièrement dans 50 secrets magiques pour peindre, son véritable traité de peinture publié en 1948. Peu après, en 1951, Dalí réitère son admiration pour la Renaissance, le classicisme et la peinture religieuse dans le Manifeste mystique. C'est le début d'une nouvelle période de création  : la mystico-nucléaire.
    Dali manifeste une capacité d'anticipation étonnante il est capable de combiner tradition et innovation. Il s'intéresse à la science, à la troisième dimension et aux effets optiques ce qui donnent naissance à ses peintures stéréoscopiques.
    Dans la dernière étape de sa création dans les années 80, Dalí est déjà malade, sa peinture est empreinte d'évocation et de ses réflexions autour de la mort, l'immortalité et de sa passion pour la peinture.
    Un dernier chapitre sera consacré à l'influence des grands maîtres de l'histoire de l'art dans la conception artistique de Dalí. Dans 50 secrets magiques pour peindre Dali publie un tableau avec une analyse comparative des peintres les plus remarquables de l'histoire de l'art. Dans sa classification ce sont Vermeer de Delft, Raphaël, Vélasquez, Léonard da Vinci et Picasso qui sont les peintres les mieux notés.
    La sélection comprend une centaine d'oeuvres  : peintures, dessins et photographies, en provenance pour l'essentiel de la Fondation Gala-Salvador Dalí de Figueres et du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía de Madrid.
    2019 est l'année du 30e  anniversaire de la mort de Salvador Dalí (1904-1989), de même que le centenaire de la première exposition du peintre. En effet, en janvier 1919, Dalí montre pour la première fois ses oeuvres au public  en participant à une exposition collective aux salons de la Societat de Concerts du Théâtre Municipal de Figueres, bâtiment transformé quelques décennies plus tard en Théâtre-Musée par l'artiste lui-même.
    Version bilingue français/anglais

  • Hommage à Baudelaire, hommage à Matisse, un livre-événement.
    Durant l'été 1944, Matisse se décida à illustrer  Les Fleurs du mal  de Baudelaire, comme il en fit de même pour Mallarmé, Ronsard, Charles d'Orléans et bien d'autres. Il dessina 34 visages au crayon gras, compositions qui viendront orner l'édition de 1947, publiée par La Bibliothèque française.

    Les cent cinquante ans qui nous séparent de la première édition des  Fleurs du mal  n'ont fait qu'en confirmer la valeur inaugurale et l'impact sur les artistes. En 1857, il s'agissait pour le poète de se délester du vieux romantisme, trop idéaliste, de traduire l'esprit du temps, ce qu'il appelle «  la modernité  », et d'explorer la face sombre de sa propre conscience, condamnée aux limites et aux plaisirs d'une époque désenchantée.
    Personne n'osa se lancer dans l'illustration d'un tel livre, au sortir du procès qui le frappa à sa sortie. Mais la vraie raison du silence des artistes tient à la difficulté même de doubler une telle poésie, peu descriptive et impropre au pittoresque, par l'image. Il fallait des tempéraments tels que Rodin ou Rouault pour s'y atteler. Matisse avait connu le second alors qu'ils fréquentaient tous deux l'atelier de Gustave Moreau, à la fin des années 1890. Sans doute le désir d'associer son nom et son trait à l'univers de Baudelaire remonte-t-il assez haut. Il se réveille dans l'entre-deux-guerres et commence à se concrétiser sous l'Occupation, moment où Matisse se retourne sur sa vie, qui a failli lui échapper. D'où la coloration sensuelle et nostalgique de ces visages de femmes, alternativement graves, rieurs ou félins, selon la teneur des textes qu'ils accompagnent plus qu'ils ne les illustrent. Un rapport d'harmonie, et non de plate adéquation, règle dessins et purs effets graphiques.

    Le choix des poèmes qu'il retient, moins d'un tiers de l'édition de 1868, procède de l'érotisme et de la créolité que Matisse et Baudelaire partagent. Ils avaient en commun l'expérience du voyage exotique, l'île Bourbon pour le poète, Tahiti pour le peintre, et furent tous deux sensibles à la beauté noire. Ce livre, longtemps caressé, ouvre une fenêtre très féminine sur l'esthétique et la psyché de l'artiste lettré, parvenu au seuil des papiers découpés et de son ultime explosion orientaliste.
    Cette version luxueuse à petit prix du fac-similé de l'édition de 1947  est accompagnée d'un essai introductif rédigé par Stéphane Guégan éclairant les choix de Matisse et les liens qui unissent le poète et le peintre.   

  • Catalogue officiel de l'exposition Femmes années 50. Au fil de l'abstraction, peinture, et sculpture du 14 décembre 2019 au 10 mai 2020 au Musée Soulages de Rodez. Cette exposition présente des femmes artistes, peintres, graveuses, sculptrices à Paris dans cette décennie féconde où elles oeuvrent en nombre. Certaines sont attachées à de grandes figures : Sophie Taueber-Arp et Sonia Delaunay ; d'autres sont impliquées dans l'âge adulte de la peinture : Christine Boumeester, Maria HelenaVieira da Silva, Judit Reigl, Marie Raymond ; d'autres encore viennent juste d'arriver : Pierrette Bloch, Anna Mark, Liliane Klapisch... Elles exercent, mais en ordre dispersé, une force agissante, décuplée par la critique et les galeristes. Elles oscillent entre l'art concret et l'abstraction lyrique. Malgré un déficit de reconnaissance, elles tracent une route dans ce qu'on appelle commodément l'École de Paris. Si elles adhèrent à ce mouvement, c'est souvent pour en déborder.
    Cet ouvrage retrace leur histoire, des pionnières aux jeunes pousses, qui vont pied à pied s'affranchir des canons masculins et, dès la fin des années 1960, provoquer l'irruption de thèmes proprement féminins.

  • Catalogue officiel de l'exposition  Jean Dubuffet, un barbare en Europe  du 24 avril au 2 septembre 2019 au Mucem. L'exposition voyagera ensuite à Barcelone puis au musée d'ethnographie de Genève.

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la culture connaît une crise profonde. L'art constitue l'un des symptômes les plus aigus de ce processus de reconstruction politique, anthropologique et philosophique. Au sein de cette dynamique, l'artiste français Jean Dubuffet (1901-1985) est incontournable. Avec ses collectes pour la Compagnie de l'Art Brut et son propre travail de peintre, Dubuffet permet de dépasser la croyance en la supposée primitivité des artefacts annexés à la catégorie « art primitif », critiquant une certaine conception de la culture. Pour ce faire, il s'appuie sur un réseau de coopération mettant en lien artistes, écrivains, ethnologues et psychiatres qui participent de l'émergence d'une forme de relativisme culturel théorisé dans le champ de l'anthropologie d'alors. Restituer le cheminement de l'oeuvre de Dubuffet, sous l'angle de l'histoire culturelle et de l'anthropologie, c'est raconter cette redistribution des valeurs qui fondent notre culture contemporaine.
      Le catalogue s'articule en trois grandes sections :
    1. Célébration de l'homme du commun La figure fantasmatique de l'« homme du commun » est mise en oeuvre par le peintre au coeur de ses écrits et de sa peinture dès 1944. L'« homme du commun » est à tout à la fois une manière de se définir et se situer dans le monde en général, et dans le monde de l'art en particulier, le sujet de sa peinture et la représentation qu'il se fait de l'artiste authentique.
      2. Une ethnographie en acte Dès l'entre-deux-guerres, Jean Dubuffet s'intéresse aux productions plastiques situées aux franges de l'histoire de l'art occidental. L'entreprise de l'Art Brut initiée en 1945 est au coeur de sa réflexion. Si l'on retient bien souvent son intérêt pour les dessins, peintures, sculptures et assemblages réalisés dans le milieu asilaire, il ne faut pas négliger son appétence et ses connaissances relatives à l'art populaire, au dessin enfantin, aux arts anciens ou aux artefacts extra-occidentaux. Le large réseau de coopération mobilisant ethnographes, psychiatres et autres amateurs d'altérité l'atteste. Plus avant, le peintre détourne les usages ethnographiques au profit de son oeuvre et de sa pensée, procédant à une ethnographie en acte détournée.
      3. Critique de la culture La célébration de l'homme du commun et les rapports étroits qu'entretient Dubuffet avec les réflexions de l'ethnologie de son temps alimentent ce qui, dès 1949, s'institue comme une critique radicale de la culture humaniste. Dubuffet remet en cause la distribution des valeurs qui fondent celle-ci. Au coeur de son travail, le point de vue, le langage, les systèmes de croyance et les valeurs de l'art sont questionnés. La forme de relativisme absolu à laquelle procède alors le peintre ne va pas sans faire écho au travail de son contemporain Claude Lévi-Strauss, anthropologue intéressé par les démarches du peintre.
     

  • Publication officielle de l'exposition numérique et immersive Monet, Renoir... Chagall. Voyages en Méditerranée à L'Atelier des Lumières (Paris) du 26 mai 2020 au 3 janvier 2021.
    À partir des années 1880, la Méditerranée séduit les artistes : délaissant Paris ou le Nord, ils se réunissent le long du littoral, de Collioure à Saint-Tropez. C'est alors qu'ils élaborent une nouvelle conception de la lumière et de la couleur. Ces artistes ont entretenu des liens avec la Méditerranée soit par leurs origines, soit par leurs séjours dans le Midi. Cette exposition numérique et immersive s'attache à montrer comment leurs personnalités artistiques se révèlent au contact de ces paysages maritimes et comment s'invente la modernité picturale. En sept séquences reproduites dans cet ouvrage, le lecteur est emporté d'un courant artistique à un autre : de l'impressionnisme avec Monet et Renoir, au pointillisme avec Signac et Cross, en passant par le fauvisme avec Camoin, Derain, Vlaminck, Marquet... sans oublier Matisse.

  • Le livre d'or des symboles

    Collectif

    • Hazan
    • 15 February 2012

    Cette compilation du trésor iconographique occidental réunit l'essentiel du contenu des titres Symboles et Allégories et La Nature et ses symboles de la collection « Guides de arts », à un prix très attractif.
    Les grands thèmes iconographiques y apparaissent sous les rubriques suivantes : le temps, l'homme, les allégories, l'espace, les plantes, les fleurs, les fruits, les animaux.

  • Inspirée par le succès de l'ouvrage Cent énigmes de la peinture, ce jeu s'organise autour de 50 cartes-oeuvres, représentant les peintures énigmatiques.
      Chaque oeuvre au verso comporte une question-oeuvre et deux numéros de questions (question-amateur, question-expert) à tirer dans une pioche.
      Cette pioche contient cent cartes réparties en 5 catégories  : artistes et commanditaires / formes et compositions / techniques et matériaux / histoires et personnages / symboles et allégories.
      Chaque catégorie de question (oeuvre, amateur et expert) correspond à des points différents. Le camp vainqueur est celui qui atteint le premier les 100 points.
      Les réponses sont réunies dans un petit livret qui contient également des informations complémentaires sur l'artiste et l'oeuvre concernés.
     

  • Un outil visuel exceptionnel pour identifier l'histoire sainte de l'Ancien et du Nouveau Testament telle qu'elle peuple nos musées, nos églises et les références de notre culture judéo-chrétienne. Quelques 700 oeuvres commentées : sujet de chaque scène, identification des personnages, explication des attributs des personnages et des symboles. Cette compilation du trésor iconographique occidental de la Chrétienté réunit l'essentiel du contenu des titres Ancien testament et Nouveau testament de la collection « Guides de arts », à un prix très attractif.

  • Mais où est donc Pompon ?

    Collectif

    • Hazan
    • 19 October 2016

    Lorsque dans les années 1920, le sculpteur François Pompon se promenait au jardin des Plantes à Paris, observant un ours blanc, se doutait-il qu'il allait bientôt sculpter l'oeuvre préféré des enfants ? Aujourd'hui, l'ours de Pompon habite au musée d'Orsay. Mais parfois, il en a assez de rester toujours dans la même position, et surtout, il s'ennuie ! Alors, pour se dégourdir les pattes, il part visiter les autres oeuvres du musée. Dans les pages de ce livre, nous l'avons surpris dans quelques-uns de ces chefs-d'oeuvre. Est-ce que tu sauras le retrouver, sachant que quelquefois, il s'est très bien caché, voulant certainement rester discret. A croire qu'une grosse bête comme lui peut aussi être un grand timide ! 

  • Degas et le nu

    Collectif

    • Hazan
    • 21 March 2012

    Cet ouvrage (catalogue de l'exposition Degas et le nu au musée d'Orsay en 2012) explore l'évolution de Degas dans la pratique du nu, de l'approche académique et historique de ses débuts à l'inscription du corps dans la modernité au cours de sa longue carrière. Occupant avec les danseuses et les chevaux une place prédominante dans l'oeuvre de l'artiste, les nus sont présentés à travers toutes les techniques pratiquées par Degas, la peinture, la sculpture, le dessin, l'estampe et surtout le pastel qu'il porte à son plus haut degré d'achèvement. 

  • Catalogue officiel de l'exposition Pierre Soulages, les papiers au Musée Picasso d'Antibes du 2 avril au 26 juin 2016. Pierre Soulages (né en 1919 à Rodez) est reconnu comme l'une des figures majeures de l'abstraction. Ses tableaux noirs ont été exposés dans les plus grands musées du monde. Mais c'est tout particulièrement à son oeuvre sur papier - à l'origine domaine réservé de l'artiste pour expérimenter de nouvelles pistes de recherches - que veut rendre hommage le musée Picasso d'Antibes. Cette exposition rassemblera un certain nombre de papiers provenant de collections publiques et privées, également du musée Soulages de Rodez, ou encore conservés par l'artiste et dévoilés au public pour la première fois. Pierre Soulages (né le 24 décembre 1919 à Rodez), « peintre du noir et de la lumière », est reconnu comme l'une des figures majeures de l'abstraction.
    Sa carrière artistique débute en 1947, avec une première exposition à Paris, au Salon des Surindépendants, où il présente des toiles abstraites. Ces oeuvres, aux tonalités sombres, attirent l'attention de Picabia qui lui prédit : « Avec cela, vous allez vous faire beaucoup d'ennemis. » Picabia se trompait.
    Après plus de soixante-cinq ans de création, Soulages s'est imposé comme le plus grand peintre de la scène française actuelle, comme l'un des principaux représentants de la peinture informelle. Ses tableaux noirs (un noir qu'il appelle « noir-lumière » ou « outrenoir ») ont été exposés dans les plus grands musées du monde. A 96 ans, Pierre Soulages poursuit son oeuvre.
    Mais c'est tout particulièrement à celle sur papier que veut rendre hommage le musée Picasso d'Antibes, à travers cette exposition et son catalogue qui l'accompagne.
    Car à côté de sa pratique de la peinture sur toile, Pierre Soulages, depuis ses débuts, développe une oeuvre parallèle et complémentaire sur papier, que ce soit en utilisant le fusain, le brou de noix, la gouache, l'encre, l'acrylique ou le graphite. « C'est avec les brous de noix de 1947 que j'ai pu me rassembler et obéir à une sorte d'impératif intérieur. La vérité est que je me suis senti contraint par l'huile. Je l'avais pratiquée avant guerre et je ne savais ce qu'elle imposait comme contraintes. Par impatience, un jour, dans un mouvement d'humeur, muni de brou et de pinceaux de peintre en bâtiment, je me suis jeté sur le papier. » Ce travail sur papier était à l'origine le domaine réservé de l'artiste pour expérimenter de nouvelles pistes de recherche. La donation en 2005 au musée de Rodez de plus d'une centaine de dessins a révélé au grand public l'extraordinaire diversité de cette production.
    L'exposition du musée Picasso d'Antibes rassemblera autour d'un important ensemble issu des collections du musée Soulages, un certain nombre de papiers provenant de collections publiques et privées, ou encore conservés par l'artiste et dévoilés au public pour la première fois.
     

  • L'Islam

    Collectif

    Cet ouvrage se veut un instrument d'approche de tous les aspects de lIslam (historiques, théologiques, artistiques, sociaux, etc.) et un guide précis sous forme de chapitres facilement consultables, enrichis de nombreuses illustrations expliquées et commentées en détail. Les textes de présentation visent en particulier à être objectifs et complets, et ils tiennent compte de tous les aspects théologiques, doctrinaux, liturgiques, ésotériques. Enfin, la rigueur scientifique à laquelle s'attache l'auteur permet une présentation simple et pédagogique, adaptée à un vaste public qui ignore parfois tout de ces sujets. Conformément à l'esprit de la collection, ce volume est divisé en plusieurs parties. Les quatre premières « Les origines et l'évolution », « Les confessions et les courants », « La théologie », « Les pratiques » exposent de manière aussi claire et complète que possible les caractéristiques fondamentales de la religion, et la cinquième « Les conquêtes de l'esprit » est consacrée à l'apport spécifique de l'Islam dans les domaines culturels, scientifiques, artistiques et, plus largement, humains. Dans les « Annexes », le lecteur trouvera une carte de la diffusion actuelle de l'Islam dans le monde, un tableau de la translittération en caractères latins et de la prononciation de l'arabe, la liste des quatre-vingt-dix-neuf noms de Dieu dans le Coran, une présentation succincte des principaux musées conservant des collections d'art islamique, une orientation bibliographique et un index général.

  • Cet ouvrage analyse l'oeuvre de Mondrian en explorant ses diffférents ateliers, d'Amsterdam à Laren, de Paris à Londres, jusqu'à New York. Ce sont là les villes où Mondrian a vécu et travaillé et où il a aménagé ces espaces d'une façon très personnelle, en harmonie avec sa vision d'un art total. Les différents ateliers font écho à des périodes précises de l'évolution de la vie et de l'oeuvre de Mondrian, depuis les tableaux naturalitstes des années 1890 et les oeuvres néo-impressionnistes expérimentales juqsu'aux peintures abstraites, avec leur réseau de lignes et de plans, de rectangles de couleurs primaires, déclinées en série. Toute trace de référence à la réalité est progressivement évacuée au profit d'une vision de l'universel. En explorant ces lieux (grâce à de nombreuses photos d'archives et de plans), le lecteur pénètre au coeur de la création artistique et en comprend le processus. Il découvre l'engagement intellectuel doublé d'une sensibilité extrême et radicale qui fait toute la force de la peinture de Mondrian. Celle d'un artiste qui a réussi à porter au plus haut degré son rêve d'un art absolu.Mondrian est l'un des pionniers les plus influents de la peinture abstraite, avec Kandinsky et Malevitch. 

  • L'ambition de cet ouvrage et de l'exposition (riche de plus de deux cents oeuvres) qu'il accompagne, est d'abord de proposer une réflexion autour des grands thèmes qui structurent la pensée allemande de 1800 à 1939. Nous est ainsi offert, pour la première fois en France, un panorama de la création artistique allemande sur une durée relativement longue - plus d'un siècle.
    Les courants artistiques, du classicisme weimarien, des Nazaréens à Otto Dix, en passant par Hans von Marées, Adolf von Hildebrand ou Franz von Stuck, mais aussi du romantisme d'un Caspar David Friedrich à la " nouvelle objectivité ", seront ainsi replacées dans le contexte intellectuel de leur création et confrontés aux écrits des grands penseurs au premier rang desquels Goethe. Cette approche est importante pour le public français qui connaît peu l'art allemand. Elle permet de saisir comment l'art a joué un rôle déterminant dans le développement du concept allemand de " Kultur ", à un moment historique capital où l'Allemagne cherche à construire son unité et son identité nationale.
    La notion de " Kultur ", concept hérité de la philosophie des Lumières, est apparue comme la plus susceptible de constituer le terreau sur lequel inventer une tradition allemande moderne. Si l'occupation napoléonienne a pu favoriser la prise de conscience de cette unité, fournissant l'arrière-plan politique aux premières expérimentations romantiques, la montée du nazisme, à l'autre bout du parcours chronologique, a mis en évidence la dimension tragique de ce concept, sans pour autant réussir à l'anéantir.

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