Edisens

  • L'orthographe ne sert à rien. Sauf si l'on comprend mieux ce dont il s'agit lorsque l'on écrit « tonneau d'eau» plutôt que « tonodo». Il en est de même des règles typographiques qui n'ont d'autre but que de faciliter la lisibilité d'un texte. Or, aujourd'hui, ce ne sont plus des typographes hautement qualifiés qui composent les textes dans la presse et dans l'édition, mais les secrétaires d'édition, les auteurs ou les journalistes eux-mêmes. Ce petit livre est fait à leur attention. Ils y trouveront, parfaitement classées et illustrées de nombreux exemples, toutes les règles de base de la présentation typographique : l'usage de l'italique, l'emploi des lettres capitales, la manière d'écrire les nombres, les abréviations, la ponctuation, la division des mots et des phrases. Il est également dédié à tous ceux que les règles typographiques passionnent... ou effraient et qui souhaitent rendre plus lisibles leurs écrits. Quant à l'avalanche de textes qui inondent la toile, gageons qu'une modeste partie finira bien par «subir» la correction. On a le droit d'être optimiste !

  • Il n'y a jamais eu, depuis l'époque coloniale, de véritable politique à long terme, pas plus que d'étude sur les contradictions évidentes entre formules de fiscalité directe ou indirecte et impacts sur l'environnement.
    Qui ne s'est pas étonné des contradictions de la politique fiscale avec les objectifs de préservation de l'environnement? Tel avantage fiscal privilégie l'usage d'un carburant qui accroit la pollution des villes, tel système d'impôt, par exemple foncier, contribue ou non à la préservation des forêts, telle taxe sur les ordures ménagères modifie ou pas les comportements, sans parler des impacts controversés, sur l'économie et la nature, des droits de douane spécifiques à l'Outre-mer... On a en multiplié les solutions d'urgence ou d'opportunité, et laissé libre cours au traditionnel déferlement de normes qui accompagne les politiques de court terme. Si bien que jusqu'à aujourd'hui aucune étude de fond n'a fait le point sur les impacts de la fiscalité sur l'environnement, bien que le droit fiscal soit une force structurante de nos sociétés organisées. Cet ouvrage fait le point sur les causes de cet impact, ses modalités pratiques et ses conséquences effectives.
    Rassemblant des chercheurs et experts de spécialités diverses (droit public, droit privé, histoire du droit) et de disciplines différentes (historiens, géographes, anthropologues, économistes) ainsi que des acteurs (fonctionnaires de l'administration fiscale, militants de « l'environnement »), ce nouvel opus de la collection «Impact environnemental de la norme» met en perspective les problématiques actuelles et les replace dans une dynamique historique et géographique. Il compare l'impact de la norme fiscale sur l'environnement au cours de périodes et dans des situations où la notion même d'environnement n'existait pas (colonies, métropole avant le XIXe siècle), avec la période contemporaine où la notion existe tout en se transformant.

  • Doivent-ils être encouragés par notre ignorance et évidemment par celle de notre passé ? Quelle attitude adopter devant le " contre-spectacle " imposé par le droit, ou ce qu'on appelle le " collage " des intérêts ? Face au sérieux des argumentaires (économiques, voire éthiques : nourrir, chauffer, sauver...) qui à notre tour nous " colonisent ", ne peut-on opposer que l'émotion, la passion, la déraison (c'est-à-dire la justification de l'argumentaire économico-éthique).
    Le groupe HDC, en collaboration avec des chercheurs d'horizons très différents, propose dans cet ouvrage tout autre chose et même le contraire : l'étude, le savoir, face aux contraintes transfigurées en idéaux (la plantation contre l'agriculture itinérante, la monoculture contre les traditions vivrières, les réserves naturelles intégrales contre les feux de brousse, etc). Il donne les outils d'une vraie discussion sans porter un regard positif ou négatif, simplement en réfutant la fausse logique d'un débat jusque-là biaisé.

  • Les correspondants locaux ne sont pas des journalistes professionnels, ils recueillent ponctuellement l'information locale. Cet ouvrage détaille les méthodes de travail, intégrant le numérique de la collecte à la diffusion de l'information écrite en passant par sa rédaction et sa transmission au journal.

  • Avec les années 1970 et la crise économique qui s'installe, le problème énergétique vire de central à crucial. En France, la formule : " On n'a pas de pétrole, mais on a des idées ! " côtoie l'ambition de la " chasse au gaspi ". Le temps de l'énergie illimitée, synonyme de développement, s'efface et les bas prix ne sont qu'un souvenir. Après avoir envisagé simplement d'économiser l'énergie, le leitmotiv s'arrête sur la thématique plus floue de la maîtrise de la consommation de l'énergie, en France, mais aussi en Angleterre, en Belgique ou au Canada, il y a quarante ans comme aujourd'hui.
    Cette préoccupation touche les institutions européennes et donne lieu à un certain nombre de directives. Elle concerne aussi les organismes supranationaux (comme le G7). À l'échelon national, de nouveaux acteurs, comme l'Ademe, voient le jour. Cette question entre donc, dès le milieu des années 1970, dans les agendas des acteurs institutionnels.
    Parallèlement, des actions concrètes et diversifiées émergent chez les producteurs-distributeurs d'électricité, comme EDF ou Hydro-Québec. Une nouvelle hiérarchie des énergies se fait jour et l'électricité tire son épingle du jeu. La consommation domestique est en ligne de mire, mais la communication des entreprises révèle un certain nombre d'ambiguïtés. Il paraît bien difficile d'inventer une nouvelle modernité énergétique.
    Les Annales historiques de l'électricité, publiées par le Comité d'histoire de l'électricité, se proposent de faire connaître à un large public l'actualité de la recherche, nationale ou internationale, dans le domaine de l'histoire de l'énergie électrique.

  • Les femmes, comme l'a suggéré il y a quelques années Alain Touraine, sont-elles l'avenir de la planète ? Quelle alliance entendent-elles sceller avec elle et quelle vision ont-elles du développement durable ?
    Considèrent-elles qu'il soit la clé de la survie des humains sur la Terre ?
    À l'occasion de la Conférence de l'ONU Rio+20 (juin 2012), de nombreuses femmes de tous pays ont défendu une vision exigeante et passionnée du développement durable, même si elles sont trop peu entendues et doivent encore se battre pour la reconnaissance de leurs droits humains.
    C'est le rapport avec la nature qui s'est joué, sous les termes technocratiques d'une rencontre onusienne, dans cette conférence : nature à exploiter encore ? À sauvegarder peut-être ? À remodeler pour accueillir les bientôt neuf milliards d'habitants ? À adapter à nos modes de production et à nos désirs de consommation ? À parfois sanctuariser ?
    Au-delà des déceptions des résultats de cette conférence, des femmes et quelques hommes... illustrent dans cette troisième édition de la revue Vraiment durable une vision historique, prospective, philosophique de ce que pourraient être de nouvelles alliances possibles avec la planète.
    Une sagesse planétaire est à inventer.
    Bettina Laville, directrice de la rédaction.

  • Le passé, le présent et l'avenir du nucléaire en Grande-Bretagne : tel est le thème qu'aborde ce neuvième numéro des Annales historiques de l'électricité.
    Au moment où partout dans le monde se pose la question du nucléaire, c'est l'occasion de revenir sur l'expérience d'un pays qui a compté parmi les pionniers, et qui vient de décider de relancer la construction de centrales sur son sol. Le sommaire permettra de découvrir des témoignages d'acteurs britanniques centraux et des articles sur des aspects méconnus de cette histoire. Ce numéro fait aussi la part belle à la traditionnelle rubrique " patrimoine ", en abordant les enjeux touristiques à travers des cas aussi divers que des équipements de recherche sur le solaire dans les Pyrénées ou la maison natale du fameux ingénieur électricien tchèque Krizík, en passant par le " pénibétisme " andalou.

  • Afin de minimiser les effets sur la biodiversité, l'ouvrage final doit s'insérer de manière optimale dans son environnement direct. Il y a donc lieu de minimiser le rapport entre surfaces artificielles et surfaces non-bâties,, afin de supprimer toute imperméabilisation des sols et fragmentation des habitats, tout en renforçant au maximum la présence des communautés animales et végétales sur le site. Le bâti peut également servir de support à la production de biomasses (végétalisation et/ou agriculture sur le toit). Les techniques usitées, le savoir-faire, la créativité et l'innovation technologique permettront de basculer vers des interactions positives. C'est à la mise en oeuvre de ces préceptes qu'est consacrée ce second guide de la biodiversité de Natureparif.
    Natureparif (Agence régionale pour la nature et la biodiversité en Ile-de-France) est la première agence en Europe qui s'intéresse à la nature et à la biodiversité à un niveau régional. Elle atteste de la volonté de l'Etat et, comme la charte de la biodiversité et la stratégie régionale dont elle est issue, de la volonté de la Région Île-de-France et de l'ensemble des partenaires de faire de la préservation de la diversité biologique une priorité.

  • Les textes regroupés dans cette nouvelle publication des Annales historiques de l'électricité sont issus d'un colloque tenu en décembre 2006 à Paris. Sous le titre " Le corps humain et l'électricité. Perspectives historiques, XVIIIe-XXe siècles ", les articles présentés par Christine Blondel et Anne Rasmussen explorent une dimension encore peu connue de l'histoire de l'électricité, à la frontière de l'histoire de la médecine. Si les premières applications industrielles de l'énergie électrique ont été étudiées par le passé en privilégiant les expérimentations d'éclairage public ou de transmission des signaux par le télégraphe, un autre pan de la diffusion précoce de la nouvelle forme d'énergie est aujourd'hui à l'honneur. Loin de l'image d'Epinal qui a parfois fait des grenouilles de Galvani le dernier épisode de l'expérimentation animale avant la marche en avant de la science, incarnée par Volta, les auteurs soulignent au contraire les interdépendances entre l'électricité médicale et les autres champs de l'industrie électrique. Savants et fabricants d'appareils forment une communauté qui irrigue l'ensemble des recherches scientifiques et techniques de l'époque. Le corps humain, au même titre que les alliages métalliques, est un terrain d'investigation et de pratiques permettant de mieux comprendre les phénomènes électriques. Oscillant entre l'innovation thérapeutique et l'expérimentation, les pratiques médicales du XIXe siècle sont tombées dans l'oubli. Les textes de ce dossier contribuent à leur redonner une place tout sauf marginale dans l'histoire de l'électricité.
    Les Annales historiques de l'électricité, publiées avec le soutien de la Fondation EDF Diversiterre, se proposent de faire connaître à un large public l'actualité de la recherche, nationale et internationale, dans le domaine de l'histoire de l'énergie électrique.

  • Les politiques mondiales, après les vingt-cinq ans de déclinaisons du concept de développement durable imaginé dans le rapport Brundtland « Notre avenir à tous » publié en 1987, l?équipe de rédaction de Vraiment Durable s?est penché sur la mise en ?uvre des promesses du premier Sommet de Rio.
    Les auteurs, experts en la matière, analysent les promesses du Sommet de Rio en 1992 à la lumière de ce qui a été concrétisé -ou non- depuis : les promesses non tenues, les concepts qui ont pris racine et se sont élevés, ceux qui sont restés nains et pourquoi.
    Au delà de la critique des politiques issues du Sommet de Rio ou de celles qui ont volontairement ignoré ses préceptes, les auteurs ont souhaité mettre au jour, par leurs analyses, la conception que les différentes civilisations mondiales ont et auront de la nature, du progrès, de l?humanisme. Et ses conséquences : ou bien le développement durable s?impose comme concept théorique et opératoire, d?une vraie proposition pour l?avenir, ou bien il doit aider à en forger un autre, utile pour ce passage si délicat que va devoir franchir l?humanité au XXIe siècle.
    C?est le grand défi de Rio + 20 !

  • A la veille du vingtième anniversaire de la Conférence de Rio, et après vingt-cinq ans de déclinaisons diverses du développement durable, il nous paraît fondamental de nourrir intellectuellement cette notion par des approches issues du monde de la philosophie, de la science, de la culture, de la création - autrement dit, de " penser le développement durable ".
    Nous nous proposons d'alimenter une réflexion pour donner au développement durable un contenu vraiment civilisationnel. Il ne s'agit pas d'un postulat de notre part, mais d'un questionnement : dans un monde où les idéologies ont disparu au profit d'une pensée hésitante, souvent unique, le développement durable nous semble un fil dont il faut tirer toutes les incarnations, les conséquences, les critiques.
    /> Car derrière cette notion se joue la conception que les différentes civilisations mondiales ont et auront de la nature, du progrès, de l'humanisme. Ou bien le développement durable a, au fil des conférences de Stockholm - où il n'était pas encore identifié- , de Rio, de Johannesburg, de Copenhague, de Durban, acquis le rang d'un concept théorique et opératoire, d'une vraie proposition pour l'avenir, ou bien il doit aider à en forger un autre, utile pour ce passage si délicat que va devoir franchir l'humanité au XXIe siècle. Bettina Laville.

  • L'orthographe ne sert à rien.
    Sauf si l'on comprend mieux ce dont il s'agit lorsque l'on écrit " tonneau d'eau " plutôt que " tonodo ". Il en est de même des règles typographiques, qui n'ont d'autre but que de faciliter la lisibilité d'un texte. Or, aujourd'hui, ce ne sont plus des typographes hautement qualifiés qui composent les textes dans la presse et dans l'édition, mais les secrétaires d'édition, les auteurs ou les journalistes eux-mêmes.
    Ce petit livre est fait d'abord à leur attention. Ils y trouveront, parfaitement classés et illustrés, de nombreux exemples, toutes les règles de base de la présentation typographique : l'usage de l'italique, l'emploi des lettres capitales, la manière d'écrire les nombres, les abréviations, la ponctuation, la division des mots et des phrases. Il est également destiné à tous ceux que les règles typographique passionnent...
    Ou effraient et qui souhaitent rendre plus lisibles leurs écrits. Quant à l'avalanche de textes qui inondent la toile, gageons qu'une modeste partie finira bien par " subir " la correction. On ale droit d'être optimiste !

  • La « protection de la nature » est-elle aujourd'hui remplacée par celle de la biodiversité ? C'est ce que suggèrent les évolutions des politiques publiques, sans toujours prendre en compte ce que révèle psychiquement et spirituellement pour la société ce renoncement implicite au terme de « nature », au moment historique où elle se dégrade et où l'urbanisation du monde la met en péril, sûrement. Cynthia Fleury, Patrick Blandin, Gilles Boeuf, Gilles Hériard Dubreuil, Gérard Ruiz, Donato Bergandi et Dominique Martin Ferrari donnent leur éclairage sur cette évolution.

    C'est Serge Moscovici, disparu le 15 novembre dernier, qui, dès 1970, a bien compris et explicité les rapports intimes du « naturel » et du « social », et la nécessité vitale de les conjuguer. Ce numéro de la revue lui rend hommage, avec la parution de l'un des derniers entretiens qu'il a accordés, et aussi une analyse passionnante par Floran Augagneur de son oeuvre, intitulée : « La vie n'existe que là où il y a des hommes - Serge Moscovici : l'écologie ou la raison du peuple. » La nouvelle ministre de l'Environnement du Maroc, qui achève avec dynamisme la première stratégie du développement durable du royaume alaouite, nous parle de sa conception de la nature et du développement durable et, dans la nouvelle rubrique « L'observatoire géopolitique de la durabilité », Bastien Alex nous livre ses réflexions sur la sécurité à l'ère de l'anthropocène.

    Enfin, nous donnons, avec un article d'Yves Martin, une perspective historique au débat sur l'aspect incitatif ou punitif de la fiscalité écologique.

  • Les articles composant le dossier intitulé « Les nouveaux mouvements sociaux dans l'électricité » sont issus d'une journée d'étude organisée à l'université d'Artois en décembre 2007 sous la responsabilité scientifique de Stéphane Sirot. Que les mouvements sociaux ne se limitent pas à la grève est une évidence mais il a semblé utile de mettre en perspective historique les modalités d'action observées depuis une dizaine d'années. Le secteur de l'énergie, et en particulier l'électricité, a connu des mutations institutionnelles et économiques considérables en un laps de temps assez court. Le fort taux de syndicalisation du secteur, le caractère emblématique des conflits du passé, la montée en puissance de l'opinion publique ont contribué à remodeler les actions revendicatives (coupure de courant ou, au contraire, son rétablissement). Apparu dans les années 1960, le concept de « nouveau mouvement social » (NMS) a pu être remis au goût du jour dans les années 2000. Pourtant, son emploi ne saurait être une évidence et les différents articles de ce dossier visent à cerner les limites d'analyses parfois trop hâtives en inscrivant ces mouvements dans la durée.
    Deux articles complètent cette publication en présentant des recherches récentes. Le premier propose une analyse détaillée des investissements suisses dans l'hydroélectricité. Conscients du risque de dépendance énergétique dès le milieu du XIXe siècle, ingénieurs et techniciens surent faire fructifier les savoir-faire. Le second article présente les résultas d'une thèse récente sur l'histoire de l'idée du réseau électrique européen, combinaison de dynamiques techniques, entrepreneuriales, politiques et culturelles.
    Les Annales historiques de l'électricité, publiées avec le soutien de la Fondation EDF Diversiterre, se proposent de faire connaître à un large public l'actualité de la recherche, nationale et internationale, dans le domaine de l'histoire de l'énergie électrique.

  • Aborde les questions essentielles qui animent les collectivités territoriales pour la prise en charge du développement durable sur leur territoire. Présente les cas concrets les plus significatifs d'une sélection de collectivités locales établie par le jury d'experts des Rubans du développement durable.

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