Corlevour

  • Genèse

    Collectif

    Récit des origines, le livre de la Genèse ouvre l'Ancien Testament. Cet ouvrage en reprend les onze premiers chapitres, à l'aspect symbolique et mythique très forts. Présenté dans la traduction du chanoine Osty, ce récit met en scène la création du monde, de l'homme et de la femme, et les premiers moments de l'humanité. Texte fondateur de la civilisation judéo-chrétienne, il propose, plus qu'un récit historique d'événements passés, un regard symbolique sur la condition originelle de l'homme dans son rapport à l'univers et à Dieu, sur les liens entre homme et femme, et sur l'apparition du mal dans le coeur de l'homme. Sont évoqués tour à tour les deux récits de la création, la chute originelle, le premier meurtre de l'humanité avec Cain et Abel, l'expansion du mal, la construction de l'arche de Noé, le déluge, l'origine des nations, la tour de Babel.

    Loin du texte naïf auquel on le réduit souvent, la Genèse fait partie de ces grands écrits symboliques qui proposent à chacun une réflexion sur l'origine et la destinée humaine, dans un langage très simple. Un incontournable de notre culture subtilement enluminé.

  • Alexandre Hollan

    Collectif

    Rétrospective des oeuvres d'Alexandre Hollan qui a développé une carrière de peintre et de dessinateur, à travers deux thèmes de prédilection, les arbres et les natures mortes. Cette monographie est complétée des notes de l'artiste ainsi que d'analyses critiques.

  • Centré sur Jésus, fils de l'homme et fils de Dieu, l'Evangile de Marc est sans doute le plus ancien des Evangiles synoptiques. Une introduction générale présente le projet et la traduction de Lemaistre de Sacy en précisant son contexte de rédaction, ses qualités et ses limites.

  • Apocalypse

    Collectif

    Une introduction générale présente le projet et la traduction de Lemaistre de Sacy (1613-1684) en précisant son contexte de rédaction, ses qualités et ses limites. Quelques notes en fin de texte explicitent les passages les plus compliqués du point de vue du traducteur. En fin d'ouvrage, R. Millet propose une lecture personnelle du texte.

  • Sept ecrivians pour mozart

    Collectif

    Pour Mozart des écrivains et des traducteurs donnent la parole à quelques grands auteurs de la littérature européenne que ce génie de la musique a habités et inspirés.
    Mozart, ce compositeur aimé de moi comme nul autre. Thomas Bernhard

  • Cet ouvrage réunit une sélection des contributions consacrées au poète et présentées en 1993 à Pau, ainsi que celles précédemment parues dans le dossier spécial de la revue «Nunc».

  • Le livre se compose de réflexions gé- nérales ou autobiographiques, certaines passées dans notre langage (« rien de nouveau sous le soleil »), en paragraphes résignés évoquant le sens - ou son appa- rente absence - de la vie et débouchant sur quelques conseils pour la mener. Il proclame avec fatalisme la « futilité » et l'inanité de toute action humaine, sage comme fou connaissant le lot commun de la mort.
    Bien que le prêcheur place clairement la sagesse au-dessus de la folie, il ne lui reconnaît pas de valeur au-delà d'un simple agrément de l'existence. Face à cette absence de sens, l'auteur recommande de jouir des plaisirs simples de la vie quotidienne, comme le manger et le boire, la joie au travail, la compagnie de la personne qu'on aime, qui sont des dons de Dieu.
    Il recommande aussi de s'abstenir de maudire le roi (et Dieu), malgré la perception de l'injustice dans le monde. Enfin, il conclut que sa recherche du sens de la vie l'a amené au fait que le devoir primordial de l'humanité, et la seule chose durable, est de « craindre Dieu et garder ses commandements, car c'est là tout le devoir de l'homme » (12:13).

  • Guy de Malherbe

    Collectif

    C'est une petite peinture de 2013, ce que Guy de Malherbe nomme une matrice. Elle a été peinte sur le motif, à Houl- gate. C'est une faille dans la falaise ; une sorte de grotte. Après un séjour à Dieppe, à l'automne dernier, Guy de Malherbe a repris cette peinture matricielle de 2013. Il est chez de nombreux peintres des oeuvres de cette nature qui ne cessent d'accompagner la recherche. Ils y retournent pour faire avancer le travail car elles condensent l'essentiel de leurs pré- occupations. Ce sont des oeuvres génériques. Cette falaise d'Houlgate, meuble, presque molle, ne cesse de se modifier.
    Cette instabilité est propice à l'observation et au travail sur le motif. Quand il fait sec, elle se craquèle ; quand il pleut, elle devient boueuse, s'effondre par endroits. Elle prend alors un caractère organique, extrêmement vivant : la falaise devient un paysage en soi, et en mouvement perpétuel ; souvent, y apparaissent des figures.
    La première Matrice est une peinture sur bois de 2009. On y voit, blotti, au pied d'une falaise, dans un creux, un amoncellement de roches. Au premier plan, en bas à droite, un rocher de plus grande taille étend son ombre bleue sur un sol d'un jaune éclatant. Cette première matrice générera une série de peintures représentant des corps ou des fragments de corps parmi les rochers, souvent dans une position de repli, leurs courbes épousant les contours du paysage, visages absents, têtes souvent manquantes, corps endormis, assoupis, réfugiés, échoués, mais recueillis par le paysage.
    Et c'est là toute l'histoire de la peinture de Guy de Malherbe. Cette relation entre les corps - ou les figures - et le pay- sage. Et cette histoire est une histoire de peinture. Guy de Malherbe est de ces peintres qui fréquentent aussi assidument, voire davantage, les maîtres du passé que ses contemporains. Sa peinture, forte de cette connaissance intime, s'attache autant à la composition qu'à la couleur ou à la texture de la peinture. Comme certains de ses aînés, il entretient une re- lation étroite avec le sujet - figures, portraits ou paysages - qu'il entreprend de peindre souvent d'après nature, ou juste après, de retour à l'atelier, et dans la fraîcheur de la sensation, qu'il peut retrouver si besoin dans la peinture saisie sur le vif - déjà fortement peinte et aboutie. Il reprend ainsi des thèmes que l'on pourrait qualifier de classiques. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, son art emprunte également à l'abstraction, dans la singularité de ses compositions comme dans l'utilisation de la couleur - notamment de grands aplats d'une même couleur. Guy de Malherbe est de ces peintres qui ont l'ambition de rendre visible le réel autant que de rendre vivante la peinture. Il sait que le seul moyen d'être fidèle au réel, le seul espoir d'en rendre en peinture la vérité, pour reprendre la célèbre formule de Cézanne, est de se concentrer absolument sur les moyens qu'elle offre, d'en mobiliser toutes les facultés, tout en trouvant une matière et une manière qui lui soient de plus en plus propres. C'est là le sens d'un engagement. (Olivier Delavallade)

  • Ce volume collectif réunit plusieurs textes d'analyse historique, esthétique et spirituelle de la sculpture d'Edmont Moirignot, à l'occasion de l'exposition qui se tiendra à Paris du 5 au 22 février 2020 à la Mairie du 6e.
    Avec Alberto Giacometti et Germaine Richier, le sculpteur Edmond Moirignot (1913-2002) appartient à une famille de sculpteurs qui, après-guerre, renouvelèrent la sculpture figurative pour exprimer avec une intensité nouvelle l'homme et son drame. Son oeuvre affirme la foi en l'être qui pense et qui aime. L'âme est son centre de gravité et chaque sculpture crée ainsi un espace infini. Il s'y exprime la méditation, voire la mélancolie de qui s'interroge sur le temps, la vie, le monde et le néant. C'est un univers qui semble venir du fond des âges tout en étant complètement de notre temps.
    « Moirignot est inclassable, pas de maître, pas d'élèves, pas d'intégration à un groupe. Il est de son temps mais vise à dépasser le temps. Il est libre. Il est seul. » Claude Jeancolas.

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