CNRS Editions

  • Le physicien Enrico Fermi se lance en 1950 dans une estimation iconoclaste : évaluer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres intelligentes en mesure d'entrer en contact avec nous. Contre toute attente, le nombre qu'il obtient est particulièrement important, ce qui va le conduire à formuler son fameux paradoxe : " si le nombre de civilisations en mesure de nous rendre visite aujourd'hui est si grand, comment se fait-il que nous n'en ayons jamais perçu aucun signe ? ".

    Le physicien Enrico Fermi se lance en 1950 dans une estimation iconoclaste : évaluer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres intelligentes en mesure d'entrer en contact avec nous. Contre toute attente, le nombre qu'il obtient est particulièrement important, ce qui va le conduire à formuler son fameux paradoxe : " si le nombre de civilisations en mesure de nous rendre visite aujourd'hui est si grand, comment se fait-il que nous n'en ayons jamais perçu aucun signe ? ".

    Près de 70 ans après, où en sommes-nous ? Alors que la liste des exoplanètes ne cesse de s'allonger, de quels éléments nouveaux les scientifiques disposent-ils aujourd'hui ? Y a-t-il des traces de vie dans l'Univers ? Que sait-on des mécanismes de formation des étoiles et des planètes et de ceux qui régissent la formation des molécules du vivant ? Comment s'y prendre pour écouter des signaux extraterrestres ? Qu'est-ce qui a déjà été fait en la matière ? Une civilisation intelligente est-elle nécessairement une civilisation technologique ? Les civilisations technologiques, énergétiquement instables, ne courent-elles pas toujours le risque de s'effondrer sur elles-mêmes avant d'avoir eu le temps d'inventer le voyage intersidéral ?

    Cinq scientifiques nous entraînent bien au-delà des sciences, vers une réflexion sur la place de l'Homme dans l'Univers et une prise de conscience des enjeux qui entourent la question de l'épuisement de nos ressources.

  • Si les changements environnementaux liés à l'humanité ne font aucun doute, leur ampleur et leurs conséquences ne sont pas si faciles à évaluer. Pour le savant, il s'agit d'établir les liens de causalité et les impacts avec le plus de précision possible, puis de poser un diagnostic. Le présent dictionnaire s'appuie sur le concept récent d'" anthropocène ", qui a le mérite, qu'on l'approuve ou non, de relancer la réflexion sur les rapports entre nature et société, entre constat scientifique et action politique, à travers une approche spatiale et territoriale. Procédant de façon critique, et fruit d'une démarche collective, cette vaste entreprise éditoriale se fonde sur une pratique de terrain, attentive aux détails et méfiante à l'égard des discours pré-établis.

    Parmi les 330 notices, plusieurs thèmes sont au cœur des débats contemporains (biodiversité, changement climatique...), d'autres se réfèrent à des courants de pensée (écoféminisme, transhumanisme...). Les concepts mobilisés abordent des questions politiques (capitalocène, justice environnementale...), philosophiques (catastrophes, Gaïa...), ou épistémologiques (finitude, population...). Des notions classiques sont réinterrogées (nature, ressource...), tandis que des concepts sont précisés (biosphère, écosystème...).

    D'autres notices discutent de mécanismes environnementaux (érosion, tsunami...), de pratiques récentes (agroécologie, ville durable...), de phénomènes territorialisés (déforestation, désertification...) ou d'artefacts (aéroport, autoroute...). Certaines examinent des lieux emblématiques (Amazonie, Fukushima...). D'autres, enfin, offrent un regard original sur l'anthropocène, sa faune (chien, ours...), ses mutations socio-économiques, institutionnelles ou politiques (biopiraterie, ZAD...).

    Un dictionnaire de référence sur un concept devenu incontournable.

    Ce dictionnaire a été coordonné par

    le groupe Cynorhodon comptant 16 géographes :

    Frédéric Alexandre, Fabrice Argounès, Rémi Bénos, David Blanchon, Frédérique Blot, Laine Chanteloup, Émilie Chevalier, Sylvain Guyot, Francis Huguet,

    Boris Lebeau, Géraud Magrin, Philippe Pelletier, Marie Redon,

    Fabien Roussel, Alexis Sierra, Didier Soto.

  • Longtemps passées sous silence, la sexualité dans les empires coloniaux et la domination sur les corps apparaissent aujourd'hui comme des sujets de recherches majeurs. Les héritages de cette histoire font désormais débats dans nos sociétés de plus en plus métissées et mondialisées. Six siècles d'histoire ont construit des imaginaires, des fantasmes et des pratiques analysés dans cet ouvrage au fil des cinquante contributions de spécialistes internationaux.

    Coordonné par un collectif paritaire de dix chercheur.e.s de plusieurs disciplines, l'ouvrage Sexualités, identités et corps colonisés tisse des liens entre passé et présent, et explore les nombreuses facettes de cette histoire. La publication de Sexe, race & colonies en 2018 a initié débats et polémiques, mais a aussi reçu un écho sans précédent. Ce nouveau livre va plus loin.

    Aux quinze articles majeurs du précédent ouvrage, réédités pour les rendre accessibles au plus grand nombre, ont été ajoutées trente contributions inédites éclairant la transversalité de cette question dans tous les empires coloniaux jusqu'aux sociétés postcoloniales actuelles. Ce livre permet de saisir comment la sexualité et les hiérarchies raciales ont été consubstantielles à l'organisation du pouvoir dans les empires et à l'invention d'imaginaires transnationaux. Déconstruire les regards coloniaux qui sont omniprésents dans nos représentations suppose de regarder en face cette hégémonie sexuelle mondialisée et ce passé, aussi complexe soit-il. C'est à ce prix qu'une décolonisation des imaginaires sera possible.

    Avant-propos d'Antoine Petit, président du CNRS

    Postfaces de Leïla Slimani et Jacques Martial

  • Sous le sceau du secret

    Les plis cachetés de l'Académie des sciences

    Créée le 22 décembre 1666 pour conseiller le roi, l'Académie des sciences était également en charge de déterminer l'intérêt économique des découvertes des savants tout en évaluant leur pertinence scientifique. Une procédure se met rapidement en place, permettant à chacun de déposer le résultat d'une recherche, invention ou innovation, sous forme de pli cacheté et signé, pour en revendiquer la primauté.

    Ces plis, conservés sous le sceau du secret, ne sont ouverts que cent ans après leur dépôt devant la commission des plis cachetés, à moins que leur auteur n'en ait demandé l'ouverture de son vivant. À ce jour, 18 000 plis ont été déposés et aujourd'hui encore, la commission de l'Académie en enregistre une trentaine chaque année.

    Premier enregistrement de la voix humaine, chimie de Lavoisier, querelle d'Ampère contre Faraday, invention du coton-tige, nombreux remèdes contre le phylloxera à la fin du XIXe siècle, beaucoup d'ingénierie militaire et de méthodes chirurgicales entre 1914 et 1918, invention mathématique jetée sur du mauvais papier sur un champ de bataille en 1940, découverte de Lucy : l'examen de ces plis cachetés permet de tracer une histoire insolite et originale des sciences et des techniques, reflet des préoccupations des époques qui les ont vues naître.

    La Commission des Plis cachetés est présidée par Edgardo-D. Carosella, correspondant de l'Académie des sciences, coordonnateur de cet ouvrage.

  • L'urbanisation à l'échelle planétaire et la conscience croissante des problèmes écologiques font de l'" urbain " un objet privilégié pour l'action publique et la recherche. C'est en effet grâce à la perspective urbaine que nous parvenons aujourd'hui à une meilleure compréhension des sociétés contemporaines et des milieux de vie.

    En articulant les dimensions sociales, écologiques, politiques et matérielles, les recherches actuelles apportent de nouvelles connaissances sur les théories et définitions de l'urbain, les populations urbaines et la production de leur cadre de vie. Les enjeux sont de taille. Ils touchent à la qualité de vie des citadins et à la forme de nos sociétés : diversification des populations, accroissement des inégalités, recompositions des flux, des échelles et des pouvoirs urbains, changements de l'environnement planétaire, etc.

    Le présent ouvrage, qui repose sur un important travail collectif sur les villes des Nords et des Suds, propose un panorama engagé de ces enjeux présents et, surtout, à venir pour la recherche urbaine.

    Ouvrage coordonné par Félix Adisson, maître de conférence à l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée et chercheur au LATTS ; Sabine Barles, professeure à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et chercheuse à l'UMR Géographie-Cités ; Nathalie Blanc, directrice de recherche au CNRS et chercheuse au LADYSS ; Olivier Coutard, directeur de recherche au CNRS et chercheur au LATTS ; Leïla Frouillou, maîtresse de conférence à l'Université Paris Nanterre et chercheuse au CRESPPA ; Fanny Rassat, docteure de l'Université de Paris et chercheuse au LADYSS.

    Préface de Stéphanie Thiébault,directrice de l'Institut écologie et environnement du CNRS,

    et de François-Joseph Ruggiu,directeur de l'Institut des sciences humaines et sociales du CNRS.

  • La disparition de la quasi-totalité des Juifs de Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale est due à leur assassinat systématique par les Allemands. Mais que sait-on des comportements de la population polonaise ? La paix revenue, que sont devenus les derniers survivants ? Que nous dit aujourd'hui l'irruption de ce passé dans la société polonaise ? Comment vivre avec la mémoire d'Auschwitz, de Treblinka, de Belzec, autant de mémoriaux situés en Pologne ?

    Depuis une quinzaine d'années, des historiens de ce pays ont montré combien il était difficile aux Juifs qui tentaient d'échapper aux tueurs de trouver appui auprès des populations locales, surtout en milieu rural, tant en raison de la politique de terreur menée par l'occupant que de l'hostilité de la société polonaise à l'égard des Juifs. Leurs travaux font désormais autorité dans le monde entier. Pourtant, depuis quelques années, les autorités de Varsovie mettent en oeuvre une " politique historique " qui vise à minorer, voire à nier, la participation de franges importantes de la population polonaise à la traque des Juifs.

    Sur place, malgré les embûches et les intimidations, les historiens travaillent, publient, organisent des colloques, forment des étudiants. Les auteurs réunis dans cet ouvrage témoignent de la vitalité de cette historiographie. Faire connaître aujourd'hui la fécondité scientifique et la portée critique de la nouvelle école historique polonaise est une exigence intellectuelle, morale et politique.

  • Source, artère, exutoire, la rivière reste indissociable de la vie des villes. Depuis l'origine du " phénomène " urbain, villes et rivières entretiennent un lien organique puissant, vital, mais aussi ambivalent et marqué par les ruptures, les inondations, les catastrophes. Les rivières font et défont les villes qui, à leur tour, les façonnent, les recréent et les canalisent.

    Source, artère, exutoire, la rivière reste indissociable de la vie des villes. Depuis l'origine du " phénomène " urbain, villes et rivières entretiennent un lien organique puissant, vital, mais aussi ambivalent et marqué par les ruptures, les inondations, les catastrophes. Les rivières font et défont les villes qui, à leur tour, les façonnent, les recréent et les canalisent.

    En 29 portraits, de Paris à Fort-de-France, cet ouvrage revisite l'une des relations primordiales du citadin à la nature. Pour chacun des sites étudiés, des spécialistes de géographie, d'urbanisme ou d'histoire urbaine, dressent un état de la situation présente, fournissant les données clés pour comprendre le paysage actuel, à travers une cartographie originale, et retracent leur dynamique depuis l'éclosion citadine jusqu'à l'époque contemporaine.

    Un panorama unique des villes et rivières françaises d'aujourd'hui, pour rendre compte du passé et esquisser leurs avenirs possibles en 2050.

    Amiens - La Somme.

    Angers - La Maine.

    Avignon - Le Rhône, la Durance, l'Ouvèze et la Sorgue.

    Basse-Terre et ses rivières.

    Caen - L'Orne.

    Foix - L'Ariège.

    Fort-de-France - Les rivières Madame et Monsieur.

    Grenoble - L'Isère et le Drac.

    Le Mans - La Sarthe et l'Huisne.

    Le Teich - La Leyre.

    Lille - La Deûle.

    Limoges - La Vienne.

    Lisieux - La Touques et l'Orbiquet.

    Lyon - Le Rhône et la Saône.

    Montpellier - Le Lez et la Mosson.

    Nancy - La Meurthe.

    Nantes - La Loire.

    Nice - Le Paillon.

    Paris - La Seine.

    Perpignan - La Têt et la Basse.

    Poitiers - Le Clain et la Boivre.

    Rennes - La Vilaine et l'Ille.

    Rochefort - La Charente.

    Saint-Denis - Rivière Saint-Denis.

    Saint-Laurent-du-Maroni - Le Maroni.

    Thiers - La Durolle.

    Toulouse - La Garonne.

    Tours - La Loire et le Cher.

    Verdun - La Meuse.

  • À la suite du séisme de l'Aquila, en Italie, en 2009, des sismologues italiens ont été condamnés en première instance à une peine de prison ferme, accusés de n'avoir pas su prévoir les événements.

    À la suite du séisme de l'Aquila, en Italie, en 2009, des sismologues italiens ont été condamnés en première instance à une peine de prison ferme, accusés de n'avoir pas su prévoir les événements. Les géophysiciens français travaillant sur les risques telluriques se sont alors interrogés sur le degré de préparation de la communauté scientifique française en cas de catastrophe majeure survenant en France, métropolitaine ou d'Outre-mer. S'est alors fait jour la nécessité d'établir un bilan complet de l'état des connaissances de ces processus géologiques et des moyens mis en œuvre pour l'observation, la recherche, la surveillance et la prévision des catastrophes telluriques en France.

    Quels sont les contextes géodynamiques à l'origine des séismes, éruptions volcaniques et glissements de terrain ? Dans quelle mesure peut-on les prévoir ? Quelles sont les zones géographiques les plus concernées ? Qui décide d'une situation de crise, et sur quels critères ? Quand et comment informer le public ?

    L'ouvrage, coordonné par Christiane Grappin et Éric Humler, de l'Institut national des Sciences de l'Univers du CNRS, restitue ce bilan mené par des volcanologues, sismologues et géophysiciens : Pierre Agrinier, Patrick Bachèlery, Pascal Bernard, Bertrand Delouis, Jacques Déverchère, Jean-Robert Grasso, Claude Jaupart, Jérôme Vergne, Christophe Vigny.

  • Le besoin de voir les constructions imaginées par l'esprit a précédé les premières figures tracées par les géomètres de l'Antiquité.

    Le besoin de voir les constructions imaginées par l'esprit a précédé les premières figures tracées par les géomètres de l'Antiquité. Si le besoin de toucher a amené très tôt la production de modèles physiques d'objets abstraits, la réalisation pratique s'est avérée délicate en l'absence d'une théorie géométrique venant clarifier et unifier une multitude de méthodes empiriques utilisées jusqu'alors par les architectes, les charpentiers, les tailleurs de pierre et même les artistes. Cette théorie, c'est la géométrie descriptive.

    C'est dans cet esprit que sont fabriqués à Paris, dès la fin du XIXe siècle, des modèles en plâtre destinés à l'enseignement du dessin d'art, du dessin industriel, du dessin d'architecture, du dessin géométrique et en définitive, de la géométrie tout court.

    La collection de modèles de l'Institut Henri Poincaré, forte d'environ 600 modèles, et qui fascina de nombreux artistes, comme Man Ray, s'est construite sur un siècle et demi. Relater quelques traits saillants de cette entreprise scientifique, pédagogique et culturelle, étudier certains de ses modèles les plus emblématiques, observer ce que l'informatique et l'impression 3D ont apporté à ces questions, se demander comment l'on peut représenter dans notre univers à 3 dimensions des objets mathématiques qui en comportent 4... tel est le but de cet ouvrage, superbement illustré.

  • De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'œuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs

    De la peinture antique, qui fut certainement d'une grande richesse, nous ne conservons que de rares traces matérielles. Mais ces chefs-d'œuvre disparus ont subsisté à travers des textes qui les décrivent et nous racontent, à leur propos, des anecdotes, mythes et récits que la tradition a fini par transformer en lieux communs : l'artiste tombant amoureux de son modèle, le jeune homme préférant la statue à la femme de chair, le peintre se livrant à la torture pour mieux représenter la douleur, des raisins si parfaitement imités que les oiseaux viennent les picorer.

    C'est par la médiation de ces discours et de ces narrations que l'art antique a irrigué tout l'art occidental, dans sa pratique comme dans sa conception. Sans cesse repensés et reformulés, ces récits fondateurs ont offert à chaque auteur l'occasion d'exprimer sa vision singulière et se sont finalement traduits par autant d'interprétations originales.

    Quelle a pu être l'influence de ces lieux communs sur les théories artistiques de l'âge moderne et contemporain ? Ont-ils contribué à alimenter, enrichir et populariser les discours théoriques, ou au contraire à les mettre en défaut, à les entraver ou à s'y substituer ? Par quelles médiations – rhétorique, philosophique, académique – cet ascendant des lieux communs s'est-il exercé ? Quel rôle ont-ils joué dans la pratique des artistes, notamment dans le choix et le traitement des sujets ? Par quel processus artistique s'accomplit la transposition fictionnelle du lieu commun ? Par quels indices peut-on identifier sa présence subliminale dans une œuvre ? Voilà l'enquête à laquelle nous convie cet ouvrage qui revisite magistralement l'histoire de l'art à la lumière de ses origines narratives.

  • La grande muraille verte est un projet révolutionnaire mis en place par les pays africains du Sahel : une bande végétale de 15 km de large, traversant le continent d'est en ouest, dont l'objectif est de combattre la désertification grâce à une gestion durable des ressources naturelles.

    La grande muraille verte est un projet révolutionnaire mis en place par les pays africains du Sahel : une bande végétale de 15 km de large, traversant le continent d'est en ouest, dont l'objectif est de combattre la désertification grâce à une gestion durable des ressources naturelles. Cela ne peut se faire sans de nombreux acteurs, chercheurs, médecins, citoyens et populations locales. La désertification d'un milieu s'accompagnant toujours d'une perte de biodiversité, il s'agit de rétablir une grande variété d'espèces, animales comme végétales, pour permettre le retour à l'équilibre écologique. Mais comment faire dans un environnement où la pluviométrie est très faible ? Quelles espèces, ou association d'espèces, choisir ? Quels sont les impacts sur les populations ? Dix ans après la mise en place du projet, où en est-on ?

    C'est à la découverte de cette expérience hors du commun, soutenue par l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et le CNRS, que nous invite cet ouvrage.

  • Les sociétés humaines affrontent des défis sans précédent : réchauffement

    climatique, limitation des ressources, urbanisation galopante, modification

    des écosystèmes... La recherche et l'ingénierie ont un rôle à jouer pour

    les relever, à condition d'accorder leurs objectifs à des considérations d'ordre

    social, éthique et environnemental. Mais le projet peut parfois générer une

    partie des problèmes qu'il tente de résoudre. Le but poursuivi doit donc être

    défini et son impact évalué.

    Comment traiter l'information sans impact majeur sur l'environnement ?

    Quels sont les nouveaux matériaux pour des bâtiments durables ? Quel avenir

    pour le stockage de l'énergie ? Comment élaborer des procédés moins gourmands

    en électricité ? Dans quelle mesure les matériaux biosourcés peuvent-ils entrer

    au service de l'ingénierie ? Comment les nouveaux capteurs peuvent-ils nous

    aider à mieux maîtriser notre empreinte écologique ? Comment tendre vers

    une gestion durable des ressources naturelles ?

    Les auteurs de cet ouvrage se penchent sur ces questions cruciales,

    dressant un indispensable état des lieux de la recherche contemporaine.

    Martine Meireles-Masbernat, Laurent Nicolas et Abdelilah Slaoui sont membres

    de la direction scientifique de l'Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes

    (INSIS) du CNRS.

    Coordination éditoriale par Martin Koppe, journaliste scientifique

  • De la préhistoire à la Grèce antique, des civilisations traditionnelles aux sociétés contemporaines, les représentations symboliques, les mythes, les rites, les récits, les fictions contribuent à figurer un ordre du monde.

    De la préhistoire à la Grèce antique, des civilisations traditionnelles aux sociétés contemporaines, les représentations symboliques, les mythes, les rites, les récits, les fictions contribuent à figurer un ordre du monde.

    En mettant en résonance la pensée des œuvres, le point de vue des artistes et des chercheurs, cet ouvrage explore les dialectiques de l'ordre et du désordre.

    Entre désordre des guerres, des économies et des communautés politiques, bon gouvernement et justice ; entre désordre des passions et des identités, héroïsme, altruisme, conscience et sentiments... la fiction, le théâtre, les analyses des phénomènes sociaux questionnent ces tensions qui traversent les collectifs comme l'expérience individuelle.

    En réunissant des travaux dans le domaine de la préhistoire, de la génétique humaine, de l'anthropologie, des sciences et neurosciences cognitives, des études littéraires et théâtrales, de l'histoire des sensibilités, de la sociologie, de la philosophie politique, ce recueil met la pluridisciplinarité au service de la compréhension des transformations des figures de l'humain et de la cité.

  • Histoires d'élections, en associant historiens et politistes, est une histoire polyphonique où coexistent et s'entremêlent...

    L'élection est de nos jours une pratique si familière qu'elle pourrait sembler consubstantielle à la démocratie et à la politique. Le bulletin de vote, l'urne ou l'isoloir sont devenus les compagnons habituels de l'électeur, à tel point qu'on peine à imaginer une élection sans eux.

    Or, de l'Antiquité romaine à la Ve République, de la monarchie française à la Venise du XVIIIe siècle, on découvre non seulement que l'élection est présente là où on ne soupçonnerait pas son existence, mais qu'elle recouvre une grande variété de pratiques et de sens : vote auriculaire à l'oreille d'un secrétaire, " à la ballotte " par boule d'approbation ou de réjection, vote à main levée, par appel nominal, par correspondance, par procuration ou plus récemment par voie électronique, etc. De même, en portant son attention au-delà du champ politique, l'ouvrage explore d'autres univers sociaux au sein desquels l'élection, bien présente, prend encore d'autres formes et d'autres significations : l'Église, la justice, l'université, le champ syndical, etc. Comment alors penser l'élection en tenant compte de l'ensemble de ces expériences sociales et politiques ?

    Histoires d'élections, en associant historiens et politistes, est une histoire polyphonique où coexistent et s'entremêlent à travers le temps et l'espace des pratiques et des représentations bien plus variées que l'élection contemporaine ne le laisse supposer.

  • Ce livre de photographies, tel un carnet de bord, retrace l'aventure scientifique de la reconstruction et de la navigation, selon les techniques antiques, d'un bateau grec archaïque du VIe siècle av. J.-C., baptisé Gyptis. Accompagné d'un texte court et didactique, il nous explique, de la découverte de l'épave à Marseille en 1993 jusqu'à la mise à flot de sa réplique en 2013, comment les descendants des premiers colons de Marseille, venus de leur lointaine mer Égée, ont construit ce bateau « cousu », entièrement assemblé par ligatures, et ont navigué sur cette grande barque côtière à voile carrée. Les photographes, Loïc Damelet, Christine Durand et Philippe Groscaux (+) du Centre Camille Jullian, laboratoire d'archéologie méditerranéenne d'Aix-en-Provence (Aix-Marseille Université, CNRS) à l'origine du projet, ont saisi jour après jour chacune des étapes de ce défi afin d'illustrer aussi bien le travail des charpentiers que celui des archéologues, tels Patrice Pomey et Pierre Poveda, qui ont conçu et réalisé le Gyptis.

  • Sous l'impulsion de travaux novateurs, la recherche sur le Coran connaît depuis deux décennies un profond bouleversement.L'élargissement notable des sources (manuscrites, épigraphiques ou archéologiques), l'apport de méthodes d'analyse renouvelées, particulièrement de la réflexion herméneutique, dégagent des problématiques fécondes et ouvrent des perspectives originales.Les chercheurs français et étrangers réunis dans cet ouvrage réinterrogent l'histoire du Coran en s'appuyant sur des sources inédites : manuscrits omeyyades, sources chiites, ou graffitis du désert.Ils examinent les conditions de son émergence dans un contexte qui est celui de l'Antiquité tardive. En questionnant les relations entre le Coran et les traditions scripturaires antérieures, ils parviennent à éclairer le travail de réécriture et de réappropriation de textes bibliques et talmudiques. Les outils de la linguistique leur permettent enfin d'analyser les formes littéraires et la langue du Coran. La relation complexe entre oralité et écriture apparaît ici en pleine lumière, de même que les spécificités de ce texte en matière d'argumentation, de polémique ou de composition

  • Jamais le Groenland n'a suscité autant d'intérêt qu'aujourd'hui. Couverte à 85

  • Entre motion et pense, le spectacle vivant engage le corps des danseurs, des comdiens, mais aussi celui des spectateurs. Perception, attention et motion sont simultanment actives par les gestes ou par le rcit. Les arts de la scne permettent le partage des expriences et la projection d'univers imaginaires. C'est aussi une pense du monde qui s'invente, un jeu cognitif qui interroge notre relation aux autres, la vrit, aux vnements, aux valeurs, un moyen pour les socits de se raconter, de questionner le politique. En racontant les sentiments, les arts et la fiction contribuent aussi modifier les sensibilits. De la confrontation entre danseurs, auteurs, metteurs en scne et chercheurs merge une nouvelle approche de questions essentielles. En montrant que la perception n'est pas un systme isol, mais en interaction avec la cognition, les motions et la motricit, les donnes rcentes issues des sciences cognitives recoupent et enrichissent ces questionnements. Les rituels d'initiation des socits africaines, les danses de pantomime du IVe sicle des thtres romains, les lectures multiples et changeantes de Shakespeare renouvellent notre regard sur les spectacles contemporains, expriences la fois individuelles et collectives, politiques et sociales.

  • Dans les années I960, les Indiens nahuas d'une région du fleuve Balsas au Mexique, de tout temps réputés pour leur sens du commerce et leurs productions artisanales, réinventèrent la peinture sur amate, papier d'écorces battues qui servait jadis de support pour les manuscrits préhispaniques, ou codex. Le genre suscita des courants graphiques et des écoles villageoises, fort différents selon les communautés. Nourris des oeuvres collectives, certains peintres s'affranchirent avec le temps de l'esthétique communautaire, des attentes du marché touristique et des demandes officielles. D'artisans, ils devinrent artistes et leurs oeuvres sont désormais présentes dans des galeries de la capitale et des États-Unis. Mais en 1990, cette success story est en péril lorsqu'un projet de barrage hydroélectrique menace d'engloutir une partie de leur territoire et de déplacer quelque 40 000 personnes. Contre cette mort annoncée, les habitants se mobilisent en recourant en particulier à leur art de l'image et font annuler le projet - victoire sans précédent au Mexique -, à l'occasion de la célébration de la découverte de l'Amérique en 1992. En choisissant de faire l'anthropologie du peintre indien et de son art, de l'étude des techniques à leur transmission, Aline Hémond s'attache aux histoires de vie des peintres fondateurs qui « inventent la tradition » et de nouveaux rapports sociaux et symboliques intégrés au tissu communautaire. Elle éclaire également la nature des catégories mentales mises en jeu, et montre les dimensions culturelles de l'espace figuratif. Enfin, elle cerne les reformulations identitaires et territoriales auxquelles a donné lieu ce combat contre le projet de barrage, où se sont fabriqués identité et territoire, comme dans l'amate.

  • La pacification permet de briser les résistances indigènes et de fonder la colonisation. Grâce à elle, l'administration peut imposer à la foi sa domination et l'ordre colonial. Des penseurs comme Alexis de Tocqueville et John Stuart Mill, ou des militaires comme Bugeaud, Gallieni, Lyautey, mettent en avant, à quelques nuances près, ses visées pratiques.Tout au long des XIXe et XXe siècles, les multiples opérations de pacification ont ainsi rythmé l'histoire des rapports entre les métropoles européennes et leurs colonies, protectorats et mandats.L'équipe d'historiens, de politistes, de juristes et de géographes réunie sous la direction de Samia El Mechat montre la diversité des situations et des stratégies, de la lutte des Britanniques contre les pirates Qawasims du Golfe arabo-persique aux relations ambiguës entre les autorités françaises et vietnamiennes. Sir Garnet Wolseley en Afrique du Sud ou Théophile Pennequin en Cochinchine fournissent les exemples les plus significatifs des acteurs à l' oeuvre.Loin de se limiter au passé colonial, ce livre poursuit la ré flexion jusqu'à nos jours, en particulier avec l'intervention en Afghanistan en 2001 et l'invasion de l'Irak en 2003, où les stratèges américains ont remis à l'honneur des méthodes et des techniques de pacification déjà utilisées auparavant.Une nouvelle lecture des expériences de pacification en milieu colonial et de leurs résonances contemporaines.

  • L'alimentation suscite aujourd'hui de multiples interrogations. Cet ouvrage se propose d'en faire le tour en exposant le plus simplement et le plus complètement possible l'état des connaissances scientifiques. Quels sont les déterminants du comportement alimentaire ? Comment les comportements alimentaires évoluent-ils au cours d'une vie ? Quels en sont les marqueurs culturels ? Les évolutions historiques ? Comment fabrique-t-on, et a-t-on fabriqué au cours de l'histoire, les aliments ? Comment les conserve-t-on ? Comment gérer les ressources ? Quels sont les différents systèmes alimentaires ? Qu'en est-il aujourd'hui des questions de famine ? Quelles relations entretiennent la nutrition et la santé ? Comment gérer les risques alimentaires dans des filières industrialisées ? Quel encadrement juridique pour l'alimentation ? Quels liens entre l'alimentation, l'environnement et l'occupation du territoire ? C'est à toutes ces questions, et à bien d'autres, que répond cet ouvrage, en 127 chapitres. L'alimentation exige la pluridisciplinarité, aussi les auteurs rassemblés viennent-ils de communautés aussi diverses que les sciences humaines et sociales, les sciences biologiques et médicales, les sciences des aliments, et les sciences environnementales. Un panorama complet pour tout comprendre aux enjeux de l'alimentation au xxie siècle.

  • Mises en intrigues, récits, interprétations, personnages, rôles, règles du jeu... sont autant de notions communes aux arts du spectacle, à la littérature et à de nombreuses disciplines scientifiques. De la mise en récit des traces du passé à l'expérience du travail ou des relations sociales urbaines, les récits structurent les identités individuelles et collectives. La fiction donne à voir ce qui suscite la répulsion ou la fascination dans le comportement humain et propose des modèles qui échappent à la simplification. Elle permet d'exercer l'aptitude à l'empathie, d'expérimenter des formes de raisonnement ou de sensibilité, d'imaginer des mondes possibles. Les travaux de recherche les plus récents mettent en évidence l'importance de la représentation et de la compréhension des intentions, des émotions d'autrui dans le développement du langage, des capacités cognitives et des interactions sociales. En explorant les liens entre fiction, récit, pensée et vérité, c'est l'humain que questionnent les arts de la scène, de l'image et du texte, au même titre que les sciences humaines, sociales ou cognitives. Cet ouvrage en témoigne à travers ses multiples voix

  • La presse naît en ville. Elle diffuse, contredit ou confirme les « rumeurs » et consacre le « fait divers » comme expression de l'ordinaire urbain. Les radios, les télévisions, le Net amplifient cette exploration de la vie citadine en temps réel, tandis que les jeux vidéo permettent à chacun d'imaginer sa ville et d'en être le maître ! Or, la place accordée aux questions urbaines reste marginale et sélective. L'écrasante majorité des médias ignore la critique architecturale tandis que les revues et sites professionnels hésitent entre dithyrambe et publi-reportage. Pourtant la communication est omniprésente, de la presse municipale à la publicité des promoteurs en passant par la com' des starchitectes ! Cet ouvrage est le premier sur les liens entre politiques urbaines, vie citoyenne et data city. Il rassemble les contributions d'analystes renommés et introduit le lecteur dans la « fabrique communicationnelle » du monde des villes.

  • Statistiques ethniques contestées par les sociologues, disputes homériques entre historiens sur Aristote au Mont-Saint-Michel, tirs croisés contre Galilée hérétique et Galilée courtier, polémiques cristallisées par Black Athena, ouvrage prétendant revisiter l'histoire de l'Égypte antique... Les chercheurs en sciences sociales raffolent des controverses qui donnent du piquant à une vie académique souvent monotone.

    Ces débats font-ils pour autant avancer la connaissance ? Ne seraient-ils que des dialogues de sourds entre spécialistes défendant leur part de vérité ? En revenant sur ces querelles emblématiques, les études réunies dans cet ouvrage semblent confirmer le jugement de Schopenhauer : « En règle générale, celui qui débat ne se bat pas pour la vérité mais pour sa thèse... »

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