Christian Nadeau

  • L'oeuvre de l'évêque d'hippone occupe une place à part dans la littérature occidentale.
    Elle peut à juste titre être lue comme un " grand code " de la pensée européenne, tant pour la littérature que pour la théologie et la philosophie. il importe néanmoins de confronter les notions propres à la doctrine augustinienne avec ce qu'elle allait devenir par la suite. dans ce dessein un retour aux sources s'impose, travail que nous espérons faciliter par ce petit lexique des notions principales de la pensée augustinienne.
    Le but n'est donc rien d'autre qu'une invitation à lire et à relire le texte d'augustin.

  • Dans ce numéro : une longue entrevue de Nicolas Gendron avec Xavier Dolan sur Mommy (6 pages), sans doute LE film québécois de l'année 2014; un dossier exclusif de 18 pages sur le rayonnement international du cinéma québécois (un article sur les rôles de la SODEC et de Téléfilm Canada; un entretien de 6 pages de Michel Coulombe avec Anick Poirier de Séville International sur la vente des films québécois à l'étranger; un texte de 9 pages de Nicolas Gendron sur les expériences de cinéastes dans les festivals internationaux avec la participation de Denis Côté, Bernard Émond, Stéphane Lafleur, Anaïs Barbeau-Lavalette, Philippe Falardeau et Anne Émond; le point de vue des programmateurs de Sundance et de Tribeca sur le cinéma québécois récent). Dans la chronique Histoires de cinéma, Jean-François Hamel redit l'importance du film L'Avventura de Michelangelo Antonioni (6 pages). Et Christian Nadeau signe le texte « L'universel et le singulier » en abordant les 3 Histoires d'Indiens sous l'angle du Cinéma et philosophie. Également, un texte sur l'exposition Image x Image - Le cinéma d'animation à l'ONF et des critiques des films Le Mystère MacPherson, My Sweet Pepper Land, Bidonville..., Yves Saint-Laurent et plusieurs autres.

  • Dans ce numéro : 3 entretiens en primeur : Patrick Gazé pour Ceci n'est pas un polar (en couverture; 8 pages), Thomas Cailley pour Les Combattants (10 pages) et Patricio Henriquez pour Ouïghours, prisonniers de l'absurde (6 pages). Quatre pages sur le livre de Ken Loach, Défier le récit des puissants, par Christian Nadeau. Un texte aussi long pour l'analyse de Her de Spike Jonze par Jean-François Hamel. Pour sa part, Zoé Protat revisite, pour Histoires de cinéma, Lacombe Lucien de Louis Malle (6 pages). Aussi au sommaire, des textes sur La Marche à suivre de Jean-François Caissy, Lulu femme nue de Solveig Anspach, L'Amour est un crime parfait de Jean-Marie et Arnaud Larrieu et plusieurs critiques...

  • Nos démocraties marchent sur une seule jambe. Difficile d'avancer dans de telles conditions. Une démocratie ne peut se contenter de mécanismes représentatifs. Elle doit aussi compter sur une véritable vie participative. Les deux vont de pair. Ce qui est vrai de nos sociétés l'est aussi du monde syndical. Il faut allier représentation et participation, c'est-à-dire combiner deux modèles de démocratie syndicale. Un premier, celui de la démocratie représentative, tel qu'il est visible dans les assemblées générales et les congrès. Un autre, celui de la démocratie délibérative, qui implique de construire des lieux d'échanges indépendants, dynamiques et novateurs. À partir d'une réflexion sur les interactions politiques, ce livre tente d'exposer les principales menaces internes au monde syndical et comment une alliance entre représentation et participation permettrait d'atténuer leur effet. Le syndicalisme est une lutte collective. Pour agir ensemble, il faut penser ensemble. Et penser ensemble implique de parler entre nous. En réformant de l'intérieur sa propre démocratie, le syndicalisme pourra contribuer de manière significative à changer aussi la nôtre.

  • Si la pensée conservatrice est par définition sceptique quant aux réformes morales et politiques, leur préférant le poids des traditions, les conservateurs de Harper cherchent activement à modifier l'organisation politique et sociale du pays, en radicalisant des valeurs et des principes qui ont été toujours présents au Canada, mais qui n'ont jamais été revendiqués aussi clairement et avec une telle force politique. Bref, les conservateurs d'aujourd'hui sont en réalité des réformistes, voire des révolutionnaires. Stephen Harper n'est pas seulement le premier ministre du Canada, il est l'un des acteurs les plus influents d'un vaste mouvement visant à démanteler une à une les valeurs progressistes qui ont eu préséance au cours des quarante dernières années et à leur substituer les valeurs d'une nouvelle droite.

    Dès lors, le meilleur moyen de lutter contre ce mouvement consiste en un exercice de type philosophique. Ce livre milite contre les conservateurs, mais à l'aide des mots, des arguments, des idées et des principes fondamentaux de la philosophie morale et politique. Il n'est pas requis d'être pamphlétaire pour dénoncer ce que font les conservateurs. On peut afficher sa colère sans renoncer aux exigences intellectuelles nécessaires au travail de la raison. Si l'obscurantisme est l'arme du démagogue, la clarté est celle du philosophe militant. On est plus indigné encore par les coups de force et les manoeuvres des conservateurs lorsqu'on en comprend les causes et le fonctionnement.

  • Vous êtes de gauche ? La belle affaire, de répondre la droite. La gauche est l'utopie des désoeuvrés, tout juste bonne pour éblouir des troupeaux de jeunes niais et quelques séniles agités du bocal. Débarrassons-nous donc une fois pour toutes de ces améliorateurs impénitents et de ces niais projets, voire de ces idées subversives et dangereuses ! Jetons le bébé avec l'eau du bain. Gauche, gauchistes, socialistes, communistes, tous dehors !

    Tout au contraire, pour Christian Nadeau, le projet politique de la gauche représente l'âge adulte de la démocratie. Être de gauche signifie voir dans la justice sociale la condition de la liberté. Bien sûr, la droite se réclame des libertés individuelles, mais en leur refusant leur principal bouclier, soit le pouvoir des groupes : celui de la société civile, celui des institutions et surtout, celui de l'État.

    La gauche est seule capable de défendre un individualisme légitime, dans lequel une personne choisit elle-même l'avenir et le mode de vie qui seront les siens. Et cela, parce que son projet politique se définit par la convergence de deux principes, l'égalité et la liberté politique des individus. Or, la rencontre de l'égalité et de la liberté est possible grâce à la solidarité.

    Christian Nadeau, dans ce livre essentiel, nous rappelle sur quelles fondations - celles de la justice sociale - est construite notre démocratie.

  • Comment un philosophe ou un théoricien aborde-t-il une question en philosophie politique ? À quel exercice de la pensée se prête-t-il pour régler les problèmes bien réels et souvent très complexes qui se présentent à lui ? Pour l´auteur de cette introduction à la philosophie politique, l´investigation des concepts et des intuitions ainsi que le développement du sens critique sont des étapes nécessaires à la compréhension des principaux débats qui nous occupent encore aujourd´hui.
    Dans ce livre, il s´agit donc de présenter des questions, mais aussi des théories. Christian Nadeau y traite de justice et de démocratie à travers le prisme de l´argumentation philosophique. Peut-on concevoir la démocratie comme un obstacle à la justice ? Est-ce que la démocratie est par définition juste et ne peut donc donner lieu qu´à des décisions justes ? Ces problématiques, comme celles de la liberté, des conflits sociaux, du pluralisme sont disséquées à la lumière du débat contemporain et des différentes approches théoriques.
    Finalement, au-delà des questions politiques soulevées, le lecteur trouvera dans la singularité de cet ouvrage toutes les bases d´une initiation à la philosophie, qui lui permettront d´élaborer sa propre réflexion sur les sujets qui l´intéressent.

    Christian Nadeau est professeur au Département de philosophie de l´Université de Montréal.

  • On accuse parfois les intellectuels progressistes d'être déracinés. Aucune expression ne saurait être plus injuste à l'endroit de Georges Leroux. Né au sein d'une famille de la petite bourgeoisie catholique, il a évolué, de sa formation chez les Jésuites aux débats politiques enflammés du Québec des années 70 et 80, en passant par les années studieuses à Paris. Partout il se révèle un constructeur d'institutions, un intellectuel engagé au sein de sa société, et surtout un connaisseur perspicace et attentif du débat public qui a peu à peu façonné le Québec d'aujourd'hui. Pensons en particulier à son engagement des dix dernières années au service du pluralisme.

  • Qu'est-ce que le racisme systémique ? Comment parler d'un phénomène qui, selon l'idée même de "système", est si vaste qu'on en perçoit difficilement les frontières ? Par racisme systémique il faut entendre les oppressions diverses, mais toujours connexes, vécues par les personnes racisées dans des domaines comme le travail, la justice, la santé, l'éducation, le logement...

    Ce livre montre que la lutte contre le racisme n'est pas l'affaire de quelques individus isolés ou d'idéalistes. Il faut passer de l'aveuglement à la prise de conscience collective pour agir et établir des normes politiques et sociales valables pour toutes et tous. Sous la direction de Christian Nadeau et Amal Zaazaa.

  • Né en 1940 à Oslo, Jon Elster est professeur au collège de France, après avoir enseigné la science politique aux Etats-Unis. Il a développé une "théorie générale de l'action humaine", qui s'oppose aux visions utilitaristes, centrées sur un individu mû par son seul intérêt, qui sous-tendent par exemple le néo-libéralisme. A rebours de ces représentations réductrices de l'action humaine, il met en évidence l'importance de la demande de justice et d'équité dans la motivation des acteurs sociaux.

  • « C'est un grand peintre bordelais qui n'avait pas l'audience qu'il aurait dû avoir... Bleus, blancs, ors, mauves profonds, rouges feu, verts intenses, lumières immenses. Lumières, c'est dans la lumière que Jean Hugon, coloriste autodidacte, conduit son oeuvre jusqu'à l'épanouissement de ses ultimes toiles... » Ce bouquin n'est pas seulement un superbe catalogue pour les amateurs de peinture et les collectionneurs, c'est aussi la belle histoire d'un artiste bordelais. Il se lit comme un roman, abordable, excellemment mis en page par Fernand Percival. Cet hommage à Jean Hugon a également le mérite d'évoquer l'effervescence artistique de l'après-guerre à Bordeaux.

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