Aimé Césaire

  • Ferrements et autres poèmes Nouv.

    Ce volume se compose du recueil Ferrements (1960) et d'un ensemble parcourant un demi-siècle de poésie. On y retrouve toute la force de la « parole essentielle » de Césaire : une poésie où le lyrisme vient conjurer l'informe, où l'imaginaire des Antilles, la sensualité des images, la flambée des mots rebelles éclairent les rêves et les angoisses d'un nouveau monde à forger.

    1 autre édition :

  • " et nous sommes debout maintenant, mon pays et moi, les cheveux dans le vent, ma main petite maintenant dans son poing énorme et la force n'est pas en nous, mais au-dessus de nous, dans une voix qui vrille la nuit et l'audience comme la pénétrance d'une guêpe apocalyptique.
    Et la voix prononce que l'europe nous a pendant des siècles gavés de mensonges et gonflés de pestilences, car il n'est point vrai que l'oeuvre de l'homme est finie, que nous n'avons rien à faire au monde, que nous parasitons le monde mais l'oeuvre de l'homme vient seulement de commencer et il reste à l'homme à conquérir toute interdiction immobilisée aux coins de sa ferveur et aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force et il est place pour tous au rendez-vous de la conquête et nous savons maintenant que le soleil tourne autour de notre terre éclairant la parcelle qu'a fixée notre volonté seule et que toute étoile chute de ciel en terre à notre commandement sans limite ".
    La réédition du cahier d'un retour au pays natal, la première oeuvre d'aimé césaire, saluée depuis l'origine comme le texte fondamental de la génération de la négritude.

  • Les armes miraculeuses Le grand coup de machete du plaisir rouge en plein front il y avait du sang et cet arbre qui s'appelle flamboyant et qui ne mérite jamais mieux ce nom-là que les veilles de cyclone et de villes mises à sac le nouveau sang la raison rouge tous les mots de toutes les langues qui signifient mourir de soif et seul quand mourir avait le goût du pain et la terre et la mer un goût d'ancêtre et cet oiseau qui me crie de ne pas me rendre et la patience des hurlements à chaque détour de ma langue la plus belle arche et qui est un jet de sang la plus belle arche et qui est un cerne lilas la plus belle arche et qui s'appelle la nuit et la beauté anarchiste de tes bras mis en croix et la beauté eucharistique et qui flambe de ton sexe au nom duquel je saluais le barrage de mes lèvres violentes [...]

  • Cadastre ; moi, laminaire... Nouv.

    Ce volume est constitué de la version définitive de Soleil cou coupé et de Corps perdu, réunis sous le titre général de Cadastre, auquel s'ajoute le dernier recueil d'Aimé Césaire, Moi, laminaire...

  • Comme naguère Jean-Jacques Rousseau dénonçait le scandale d'une société fondée sur l'inégalité, avec la même clarté, et un bonheur d'écriture que seule peut inspirer la passion du juste, Aimé Césaire prend ses distance par rapport au monde occidental et le juge.
    Ce discours est un acte d'accusation et de libération. Sont assignés quelques ténors de la civilisation blanche et de son idéologie mystifiante, l'Humanisme formel et froid. En pleine lumière sont exposées d'horribles réalités : la barbarie du colonisateur et le malheur du colonisé, le fait même de la colonisation qui n'est qu'une machine exploiteuse d'hommes et déshumanisante, une machine à détruire des civilisations qui étaient belles, dignes et fraternelles.
    C'est la première fois qu'avec cette force est proclamée, face à l'Occident, la valeur des cultures nègres. Mais la violence de la pureté du cri sont à la mesure d'une grande exigence, ce texte chaud, à chaque instant, témoigne du souci des hommes, d'une authentique universalité humaine. Il s'inscrit dans la lignée de ces textes majeurs qui ne cessent de réveiller en chacun de nous la générosité de la lucidité révolutionnaires.
    Le Discours sur le colonialisme est suivi du Discours sur la Négritude, qu'Aimé Césaire a prononcé à l'Université Internationale de Floride (Miami), en 1987.

  • Une saison au congo

    Aimé Césaire

    Le temps de l'indépendances du Congo est arrivé. Patrice Lumumba, homme politique et poète visionnaire, va tenter de rendre à son peuple une liberté depuis longtemps perdue. Mais la jalousie, la corruption et la quête du pouvoir sont des murailles difficiles à franchir. A travers le destin d'un homme, c'est toute l'histoire d'un continent qui se joue de manière exemplaire et symbolique dans cette pièce de théâtre.

    1 autre édition :

  • Une tempete

    Aimé Césaire

    Adaptée pour un théâtre nègre, la tempête de shakespeare donne un relief accru aux rapports de prospero et de caliban ; le maître est blanc, l'esclave est noir.
    Quant à ariel l'enchanteur, c'est aussi un esclave, mulâtre. césaire ramasse les cinq actes en trois, démystifie le merveilleux, dégrise l'amour. mais de ce prosaïsme volontaire surgit un nouveau poème : celui qu'une troupe africaine, livrée à ce rituel de révolte, ne peut omettre de créer : le chant de la liberté.

  • Précédée par et les chiens se taisaient (1946, " arrangé " pour le théâtre en 1956) et suivie de une saison au congo (1967), la tragédie du roi christophe constitue la pièce maîtresse de ces " tragédies de la décolonisation " écrites par aimé césaire pour témoigner - remarquablement - d'un acte politique majeur de notre temps.
    La tragédie du roi christophe, est une oeuvre barbare (au sens noble du terme) lyrique et nécessaire. affirmant que la politique est la force moderne du destin et l'histoire la politique vécue, aimé césaire donne à voir l'invention du futur, d'un futur enraciné. l'aventure haïtienne de christophe évoque le destin collectif du peuple africain d'aujourd'hui. a la phase de la révolte aiguë a succédé celle de la re-connaissance, de la constitution d'un patrimoine authentique et librement assumé.
    Cette entreprise doit être celle d'un bâtisseur, d'un architecte : aimé césaire a su créer un personnage d'une grande et haute stature avec une vigueur et une invention poétique exceptionnelles. christophe (qu'habita, si puissamment, le comédien douta seck) est un homme d'afrique. il est le muntu, l'homme qui participe à la force vitale (le n'golo) et l'homme du verbe (le nommo). le texte initial de la pièce a fait l'objet de révisions multiples.
    La dernière version, que présente aujourd'hui présence africaine (après avoir publié le texte initial) révèle la qualité de la collaboration qui a réuni, à tous les instants, l'auteur aimé césaire et le metteur en scène jean-marc serreau.

  • Véritable scansion de l'histoire, les écrits offrent une traverse´e politique du xxe siècle à la lumière d'un de ses acteurs majeurs.
    L'homme a été maire de Fort-de-France pendant cinquante-six ans, député pendant quarante- huit ans, deux fois président du Conseil régional de la Martinique. Il n'aura jamais connu une seule défaite électorale. Président de l'Association des étudiants martiniquais, puis élu du Parti communiste franc¸ais qu'il rejoint au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il est l'intellectuel et militant nègre profondément engagé dans le combat anticolonialiste. Sa rupture avec les communistes en octobre 1956, au terme d'une longue série de désaccords, marque un tournant important dans son engagement politique.
    Après avoir résisté pendant plus d'un an aux sollicitations de ses amis qui le pressaient de constituer un parti politique, Césaire crée le premier parti nationaliste du pays : le Parti progressiste martiniquais. L'entrée de ce nouveau parti sur la scène politique l'impose dès les premières consultations électorales comme une force avec laquelle il faudra désormais compter ; parti qui après son 3e congrès en 1967 recherchera l'unité de la gauche martiniquaise. A` partir de 1981, il s'investit dans les lois de décentralisation avant de s'engager contre le projet de loi de programme relatif au développement des départements d'outre-mer.

  • Véritable scansion de l'histoire, les écrits offrent une traverse´e politique du xxe siècle à la lumière d'un de ses acteurs majeurs.
    L'homme a été maire de Fort-de-France pendant cinquante-six ans, député pendant quarante- huit ans, deux fois président du Conseil régional de la Martinique. Il n'aura jamais connu une seule défaite électorale. Président de l'Association des étudiants martiniquais, puis élu du Parti communiste franc¸ais qu'il rejoint au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il est l'intellectuel et militant nègre profondément engagé dans le combat anticolonialiste. Sa rupture avec les communistes en octobre 1956, au terme d'une longue série de désaccords, marque un tournant important dans son engagement politique.
    Après avoir résisté pendant plus d'un an aux sollicitations de ses amis qui le pressaient de constituer un parti politique, Césaire crée le premier parti nationaliste du pays : le Parti progressiste martiniquais. L'entrée de ce nouveau parti sur la scène politique l'impose dès les premières consultations électorales comme une force avec laquelle il faudra désormais compter ; parti qui après son 3e congrès en 1967 recherchera l'unité de la gauche martiniquaise. A` partir de 1981, il s'investit dans les lois de décentralisation avant de s'engager contre le projet de loi de programme relatif au développement des départements d'outre-mer.

  • Aimé Césaire. Ecrits politiques. 1935-1956 (94 interventions ). Edition établie par Edouard de Lépine et présentée par Marc Césaire et Edouard de Lépine. Aimé Césaire a toujours mis l'incandescence de son verbe au service de l'engagement politique. Il est difficile de trouver, dans le champ littéraire, un homme dont la conscience soit aussi puissamment ancré dans l'histoire.
    Autant l'oeuvre poétique et le théâtre d'Aimé Césaire ont fait l'objet de très nombreuses publications et de multiples traductions, autant son oeuvre politique a été négligée ou abordée, souvent en passant, comme pour mieux marquer la considération unanimement reconnue au poète et le peu d'intérêt à son oeuvre politique. Cette série de cinq volumes réunit pas moins de 460 textes : interventions diverses, discours, lettres, articles, tracts, entretiens, préfaces.
    On y retrouvera les textes les plus prestigieux, bien sûr, mais l'on découvrira surtout des textes méconnus ou totalement ignorés.

  • Nawetu Deret

    Aimé Césaire

    • Zulma
    • 18 March 2016

    Lorsque la République du Congo obtient son indépendance en 1960, Patrice Lumumba, homme politique visionnaire, imagine rendre à son peuple une liberté depuis longtemps perdue. Son assassinat en janvier 1961 met brusquement fin à cette ambition. En choisissant le théâtre pour évoquer ces semaines décisives, Aimé Césaire fait de Lumumba un héros lumineux qui se dresse face aux dérives du monde postcolonial.
    Une saison au Congo redit les circonstances exactes d'un assassinat aujourd'hui encore omniprésent dans l'imaginaire politique africain. Cet épisode de la tragédie d'une nation à peine éclose est fondateur car pour la première fois les masques sont jetés au diable. Cette histoire-là n'a en vérité pas fini de se répéter et Césaire revisite en poète parfois ivre de colère ce qu'on a appelé un peu trop vite les « indépendances africaines ».

  • Aimé Césaire a toujours mis l'incandescence de son verbe au service de l'engagement politique. Il est difficile de trouver, dans le champ littéraire, un homme dont la conscience soit aussi puissamment ancré dans l'histoire.
    Autant l'oeuvre poétique et le théâtre d'Aimé Césaire ont fait l'objet de très nombreuses publications et de multiples traductions, autant son oeuvre politique a été négligée ou abordée, souvent en passant, comme pour mieux marquer la considération unanimement reconnue au poète et le peu d'intérêt à son oeuvre politique. Cette série de cinq vo- lumes réunit pas moins de 460 textes : interventions diverses, discours, lettres, articles, tracts, entretiens, préfaces.
    On y retrouvera les textes les plus prestigieux, bien sur, mais l'on découvrira surtout des textes méconnus ou tota- lement ignorés.

  • Haïti au début du xixe siècle. Après la mort de Dessalines, le Sénat offre la présidence au général Christophe, ancien esclave. Ce dernier refuse, s'opposant ainsi à Pétion qui devient président à sa place. Retranché dans le Nord, Christophe se proclame roi et invente une Cour. En voulant rendre au peuple sa grandeur et son orgueil, le roi inexpérimenté se heurte aux problèmes de l'indépendance et de la libération. Il devient brutal, tyrannique et creuse peu à peu le fossé qui le séparera définitivement de son peuple. Christophe se retrouve seul, destinée tragique et paradoxale d'un despote profondément humain.

  • La poésie

    Aimé Césaire

    • Seuil
    • 2 February 2006

    La disparition d'Aimé Césaire, il y a un an, donna lieu à un surprenant concert de louanges médiatiques. Les obsèques nationales qui lui furent rendues, l'empressement aussi unanime que tardif de la classe politique française, où perçait l'aveu d'une certaine mauvaise conscience, tout ceci ne doit pas faire oublier qu'Aimé Césaire fut longtemps tenu à la marge. Homme de colère plutôt que de compromis, il est avant tout l'auteur d'une oeuvre poétique enfiévrée, enchantée, dont les premiers mots résonnent encore avec une violence nue : " Au bout du petit matin.../ Va-t'en, lui disais-je, gueule de flic, gueule de vache, va-t'en je déteste les larbins de l'ordre et les hannetons de l'espérance. " (Cahier d'un retour au pays natal). Sous le titre général La Poésie, cette oeuvre fut rassemblée au Seuil pour la première fois en 1994, puis rééditée en 2006. Elle est à nouveau remise en vente.

    Aimé Césaire est né en 1913 et mort le 17 avril 2008. Poète majeur des Antilles françaises, dramaturge, inventeur du concept de négritude dans la revue " L'Étudiant noir " qu'il fonda en 1934, auteur du Discours sur le colonialisme, il s'engagea directement dans l'action politique, en tant que maire de Fort-de-France pendant 56 ans et député de la Martinique pendant 48 ans.


  • Aimé Césaire a toujours mis l'incandescence de son verbe au service de l'engagement politique. Il est difficile de trouver, dans le champ littéraire, un homme dont la conscience soit aussi puissamment ancré dans l'histoire.

    Véritable scansion de l'histoire, les écrits offrent une traversée politique du xxe siècle à la lumière d'un de ses acteurs majeurs.
    L'homme a été maire de Fort-de-France pendant cinquante- six ans, député pendant quarante- huit ans, trois fois élu au Conseil général de la Martinique, deux fois président de son Conseil régional. Il n'aura jamais connu une seule défaite électorale. Président de l'Association des étudiants martiniquais, puis élu du Parti communiste français qu'il rejoint au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il est l'intellectuel et militant nègre profondément engagé dans le combat anticolonialiste.

    Sa rupture avec les communistes en octobre 1956, au terme d'une longue série de désaccords, marque un tournant important dans son engagement politique.

    Après avoir résisté pendant plus d'un an aux sollicitations de ses amis qui le pressaient de constituer un parti politique, Cé- saire crée le premier parti nationaliste du pays: le Parti progressiste martiniquais.
    L'entrée de ce nouveau parti sur la scène po- litique l'impose dès les premières consultations électorales comme une force avec laquelle il faudra désormais compter; parti qui après son 3e congrès en 1967 recherchera l'unité de la gauche martiniquaise. À partir de 1981, il s'investit dans les lois de décentra- lisation avant de s'engager contre le projet de loi de programme relatif au développement des départements d'outre-mer présenté par le gouvernement de Chirac en 1986.

  • Saint-domingue est le premier pays des temps modernes à avoir posé dans la réalité et à avoir proposé à la réflexion des hommes, et cela dans toute sa complexité ; sociale, économique, raciale, le grand problème que le xxe siècle s'essouffle à résoudre : le problème colonial.
    Le premier pays oú s'est noué ce problème. le premier pays oú il s'est dénoué. quand pour la première fois, toussaint louverture fit irruption sur la scène historique, bien des mouvements étaient en train : le mouvement blanc vers l'autonomie et la liberté commerciale, le mouvement mulâtre vers l'égalité sociale ; le mouvement nègre vers la liberté. le pouvoir bourgeois issu de la révolution française éprouva que la liberté est indivisible, que l'on ne pouvait accorder la liberté politique ou économique aux planteurs blancs et maintenir les mulâtres sous la férule ; que l'on ne pouvait reconnaître l'égalité civile aux hommes de couleur libres et dans le même temps maintenir les nègres dans l'ergastule ; bref que pour libérer une des classes de la société coloniale, il fallait les libérer toutes, et que pour les libérer toutes, il fallait libérer saint-domingue elle-même, remettre en jeu l'existence même de la société coloniale : ce qui parut au pouvoir contraire aux intérêts de la france.
    Quand toussaint louverture vint, ce fut pour prendre à la lettre la déclaration des droits de l'homme, ce fut pour montrer qu'il n'y a pas de race paria ; qu'il n'y a pas de pays marginal ; qu'il n'y a pas de peuple d'exception. on lui avait légué des bandes. il en avait fait une armée. on lui avait laissé une jacquerie. il en avait fait une révolution ; une population, il en avait fait un peuple. une colonie, il en avait fait un etat ; mieux, une nation.
    La réédition de l'ouvrage qui a renouvelé l'analyse historique des sociétés coloniales, en se fondant sur un projet politique et culturel qui garde toute sa force pour le tiers monde aujourd'hui.

  • Antoine Vitez a su insuffler à la lecture qu'il a donnée en 1989 du Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire la rigueur rageuse de ce réquisitoire sans haine ni pathos, imprégné d'humour et d'amour. On y retrouve l'humanisme sans complaisance de Césaire et l'on redécouvre avec émotion la force d'un texte écrit au début des années 1950, qui pose encore aujourd'hui la question coloniale que l'Occident n'a pas su affronter. Vitez se fait l'écho du poète engagé dans le combat de la négritude, porte-voix de millions d'individus que l'hypocrisie européenne et le mensonge collectif ont littéralement écrasés. La décolonisation des esprits, comme le note Daniel Delas dans son commentaire, n'a pas encore eu lieu. Dans un contexte politique centré sur les questions d'identité nationale et d'immigration, cette lecture en rappelle l'urgence.

  • Les poèmes de "Ferrements" ont été écrits au cours des années 50, période particulièrement fertile en événements qui ont affecté - lourdement parfois - le poète, dans son corps, sa vie familiale, sa vie sociale, sa vie politique. Césaire cependant ne modifiera pas sensiblement sa conception de la poésie ; il conservera sa pratique poétique personnelle, avec ses accès de fureur, de douleur ou de douceur, enrobés de métaphores fulgurantes, qui en masquent l'huis ténu, quasi invisible. Culminant sur les sommets d'une langue qui n'est qu'à lui, abrupte et splendide, Césaire demeure ce poète « difficile », mais irremplaçable et d'une richesse inégalée par tous ceux qui lui ont succédé dans la littérature négro-africaine et antillaise.

  • A work of immense cultural significance and beauty, this long poem became an anthem for the African diaspora and the birth of the Negritude movement. With unusual juxtapositions of object and metaphor, a bouquet of language-play, and deeply resonant rhythms, Césaire considered this work a "break into the forbidden," at once a cry of rebellion and a celebration of black identity.
    More praise:
    "The greatest living poet in the French language."--American Book Review "Martinique poet Aime Cesaire is one of the few pure surrealists alive today. By this I mean that his work has never compromised its wild universe of double meanings, stretched syntax, and unexpected imagery. This long poem was written at the end of World War II and became an anthem for many blacks around the world. Eshleman and Smith have revised their original 1983 translations and given it additional power by presenting Cesaire's unique voice as testament to a world reduced in size by catastrophic events." --Bloomsbury Review "Through his universal call for the respect of human dignity, consciousness and responsibility, he will remain a symbol of hope for all oppressed peoples." --Nicolas Sarkozy "Evocative and thoughtful, touching on human aspiration far beyond the scale of its specific concerns with Cesaire's native land - Martinique." --The Times

empty