Histoire

  • Camille Lefebvre nous immerge dans les premiers temps de la colonisation et redonne vie aux mondes qui s'enchevêtrent alors, pour nous aider à saisir comment s'est peu à peu construite la domination coloniale.
    Au début du XXe siècle, quatre-vingts militaires français accompagnés de six cents tirailleurs envahissent deux puissantes villes du Sahara et du Sahel. La France, comme plusieurs autres pays européens, considère alors les territoires africains comme des espaces à s'approprier. Elle se substitue par la force aux gouvernements existants, au nom d'une supériorité civilisationnelle fondée sur le racisme.
    Depuis le coeur de ces deux villes, grâce à une documentation exceptionnelle, Camille Lefebvre examine comment s'est imposée la domination coloniale. Militaires français, tirailleurs, mais aussi les sultans et leur cour, les lettrés et les savants de la région, sans oublier l'immense masse de la population, de statut servile ou libre, hommes et femmes : tous reprennent vie, dans l'épaisseur et la complexité de leurs relations. Leur histoire révèle la profondeur des mondes sociaux en présence ; elle retisse les fils épars et fragmentés des mondes enchevêtrés par la colonisation.
    Les sociétés dans lesquelles nous vivons, en France comme au Niger, sont en partie issues des rapports de domination qui se sont alors noués ; s'intéresser à la complexité de ce moment nous donne des outils pour penser notre présent.

  • Benoît Rondeau dresse de manière exhaustive les spécificités du soldat de l'Empire britannique, les conditions dans lesquelles il a combattu, comment il était formé, commandé, équipé, soigné... Il cherche à appréhender dans sa totalité le quotidien des hommes et des femmes qui ont servi l'armée entre 1939 et 1945, de l'arrivée à la caserne à la démobilisation, sur le front comme à l'arrière, au combat comme au repos, sur les différents théâtres d'opérations, de la jungle au désert en passant par le ciel allemand, les eaux de l'Atlantique ou le bocage normand. Un quotidien qui suppose d'aborder la question délicate des relations avec les civils, que ceux-ci soient des alliés, des ennemis ou encore des ressortissants des nombreux pays de l'Empire où ont été déployées les forces combattantes. On découvre également des personnalités méconnues, tel inventeur ou tel général, loin de la légende de Bernard Montgomery, qui a presque accaparé auprès du grand public la mémoire du haut commandement britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. L'auteur aborde enfin la mémoire de ces forces armées après 1945, au cinéma comme dans la littérature ou dans les programmes scolaires, leur postérité étant globalement moins célébrée que l'US Army, mais aussi moins controversée que celle de l'Armée rouge et, plus encore, que celle de la Wehrmacht.
    Au total, il apparaît que la contribution des forces de l'Empire britannique (soldats, marins et aviateurs du Royaume-Uni, des Dominions et des colonies), loin d'être anecdotique, comme l'a prétendu une certaine historiographie française, s'est avérée au contraire déterminante.

  • Le 18 mars 1871, l'insurrection dans la capitale provoque une onde de choc politique et sociale qui va traverser l'histoire .Phare d'espoir pour les opprimés, spectre effrayant pour les possédants , la Commune reste une balise de la lutte de classes , un jalon pour nombre de révolutionnaires à travers le monde qui entretiennent son souvenir avec ferveur . Cent cinquante après cette expérience politique pionnière , une telle persistance interroge.

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  • SAC : Service d'Action Civique. Peu d'organisations politiques ont autant défrayé la chronique et suscité les passions que le service d'ordre gaulliste, fondé en 1960. Ses milliers d'adhérents, rugueux et déterminés, protégeaient les meetings et campagnes d'affichage du parti au pouvoir. Gaullistes fidèles, anciens de la Résistance ou de la France libre pour beaucoup, ils vouaient un culte au Général dont ils se considéraient comme les grognards inconditionnels. Ce carré de la Garde était engagé lors des élections compliquées et les moments de crise du régime (putsch des généraux, barricades de 68). Mais le SAC avait aussi sa part d'ombre. Car à côté d'une majorité d'honnêtes militants figuraient des éléments douteux : membres d'extrême droite attirés par l'anticommunisme violent, aventuriers et escrocs mythomanes, malfrats à la recherche d'une impunité policière et judiciaire. Des mauvaises fréquentations expliquant les délits dans lesquels des adhérents se trouvaient impliqués : braquages, trafics de drogue, d'armes et de fausse monnaie, proxénétisme, escroqueries, rackett, agressions... Aux méfaits crapuleux s'ajoutaient à l'occasion des dérives et violences politiques : infiltration des forces de l'ordre, provocations et espionnage clandestin, coups contre les militants de gauche. Que le patron politique du SAC ait été Jacques Foccart, puissant et mystérieux conseiller du Général pour les affaires sensibles touchant aux services secrets, à l'Afrique et à l'outre-mer, achevait d'exciter les imaginaires. Le SAC n'aurait-il pas été un service d'ordre barbouzard jouant les polices parallèles ?
    Sans négliger cette part de fantasme, et fort de sources inédites, François Audigier démêle le vrai du faux et inscrit l'histoire de l'organisation dans un temps plus long. Il en réaffirme la nature politique en montrant que les gros bras étaient aussi les petites mains d'un gaullisme manquant alors de militants et en soulignant les liens personnels forts du Président avec ces « Prétoriens » du régime. Plus largement, il explore les questions sensibles du lien aux forces de l'ordre officielles, de la pratique du renseignement politique et de l'infiltration des services de sécurité. Loin des clichés, l'ouvrage se penche enfin sur les membres du SAC, des grandes figures (Charles Pasqua, Pierre Debizet, Paul Comiti...) aux adhérents les plus modestes, ces Mamelouks du Général souvent plus sensibles à l'épopée du gaullisme qu'à son programme politique, ces militants bagarreurs qui, en marge du parti, constituaient un « corps franc » dévoué à de Gaulle.

  • Radio-Alger, 22 avril 1961 : « Ici Radio-France. L'armée a pris le contrôle de l'Algérie et du Sahara... » C'est le début du putsch des généraux, et du récit palpitant qu'en fait dans ce livre Maurice Vaïsse. L'événement est bref : quatre jours, cinq nuits. Mais il renvoie à un temps plus long : celui de la crise qui couve dans l'armée et conduit à cet épisode saillant de la guerre d'Algérie, celui, aussi, de ses conséquences.
    Après 1940, la distinction entre le militaire et le politique se brouille : la Seconde Guerre mondiale et les conflits de décolonisation inversent les rapports, à la suite de crises à répétition opposant l'armée à la nation, jusqu'au putsch. Pourquoi cet échec ? Quelles en sont les séquelles ? L'ambition de cet ouvrage est de prendre la mesure de l'événement et de le replacer dans l'histoire, française et internationale.
    Maurice Vaïsse renouvelle ici une enquête inaugurée il y a quarante ans, cette fois avec la ressource d'archives alors inaccessibles. Il y a dans son livre les faits et la rigueur de l'analyse. On y perçoit aussi l'émotion d'un homme à qui l'Algérie n'est pas étrangère - il y est né et s'y trouvait en 1961 - et dont on sent la gorge nouée devant ce drame.
    De documents en témoignages, il restitue la dimension humaine du putsch, constamment présente?: dans l'attitude et les propos du général de Gaulle, les attentes des populations, les motivations et le comportement des officiers généraux - avec la dimension presque tragique du conflit des devoirs et des fidélités, et les désarrois de l'«?honneur?».
    Un livre de référence sur le putsch et sur de Gaulle.

  • Engageant un dialogue avec un métis de la Nouvelle-Espagne du XVIe siècle, Serge Gruzinski livre un témoignage exceptionnel qui éclaire de manière très concrète un double processus : la construction de la première société coloniale de l'Europe moderne (le Mexique) et l'essor de la mondialisation ibérique.
    Le métis avec qui Serge Gruzinski dialogue par-delà les siècles est l'exact contemporain de Montaigne. Fils d'un conquistador et d'une Indienne, il est devenu à la fois interprète et homme d'affaires. Il a pris le temps de répondre au vaste questionnaire lancé par la couronne espagnole pour connaître ses nouveaux territoires. Avec un visible plaisir, il s'improvise tour à tour historien et journaliste : il évoque l'histoire de son pays, parle de ses traditions et de ses croyances tout autant que de ses inquiétudes sur le présent, même si il n'adhère pas à l'idée  alors commune  que la fin du monde est proche.
    Ce document exceptionnel est un témoignage de première main sur la construction de la première société coloniale des temps modernes  le Mexique  mais aussi sur l'essor de la mondialisation ibérique. Serge Gruzinski y puise la matière d'un vrai dialogue, posant à cet homme de la Renaissance des questions que chacun affronte aujourd'hui : quels repères se forger quand tout change autour de soi et que le passé sombre dans l'oubli ? Comment s'adapter à un monde qui se globalise ?

  • Les statues des " grands hommes " sont aujourd'hui au coeur de l'actualité, tant en France qu'aux Etats-Unis ou en Angleterre, par le débat qu'elles soulèvent. La vandalisation de plusieurs dizaines d'entre elles interroge, parfois électrise, nombre de Français. C'est bien la mémoire des peuples qui est en cause, et la perception qu'ils se font de leur pays. Pour mieux comprendre la réalité française, où la question de l'esclavage n'est pas celle de la colonisation, Jacqueline Lalouette, qui travaille depuis 20 ans sur le peuple de statues en France, fait le tour de la question dans cette essai court mais incisif.
    L'objet n'est pas de polémiquer sur des concepts creux, mais bien de donner une réponse historique. Sans juger des motivations et intérêts des différents acteurs, l'auteure donne les clés de compréhension de ce débat passionnant, et passionné, en lui-même révélateur des oppositions mémorielles qui traversent la France. En trois parties, où les hommes et les statues qui les incarnent sont au coeur de la narration, Jacqueline Lalouette s'intéresse ainsi à la question de la mémoire de l'esclavage, puis de la colonisation, en l'inscrivant dans une histoire plus longue que les 5 dernières années.

  • À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'émigration russe en Europe offrait une diversité politique importante avec cependant une seule constante : le rejet du bolchevisme. Le déclenchement du conflit allait constituer une très rude épreuve et la question essentielle concernera l'attitude à adopter dans la guerre. Qui soutenir? Qui combattre? Les options étaient variées : depuis l'engagement dans la Résistance, en passant par l'union de tous les Russes dans la défense de la patrie jusqu'à la lutte contre le bolchevisme auprès d'Hitler sous uniforme allemand.
    Nicolas Ross analyse ce panorama dans toute sa complexité et ce qui en ressort est la difficile conclusion que pour tous les camps, l'histoire s'est terminée dans la désillusion et la tragédie.

  • En cette année 1901, la première du siècle qui s'ouvre, ils sont cent quatre-vingts reçus au concours d'entrée à l'École polytechnique. Tous des hommes, personne n'imaginant encore qu'il puisse en être autrement. Tous conscients d'entrer dans l'une des écoles les plus prestigieuses de France, celle qui forme l'élite de la nation et appartient aux grands mythes du pays. Entre eux, ils s'appellent les « X 1901 ». Une brillante carrière au service de l'État, notamment dans l'armée, les attend. Mais les temps ont changé, et beaucoup vont emprunter d'autres voies.
    Qui sont ces jeunes gens ? Qu'ont-ils accompli ?
    Dans un ouvrage mené comme une enquête, Hervé Joly retrace l'histoire de chacun d'entre eux. De leurs origines sociales à l'entrée à l'École, des rudes années de formation à l'ensemble de leur parcours, il les suit pas à pas dans leurs réussites ou leurs échecs. Si aucun ne figure parmi les célébrités de Polytechnique, nombreux sont ceux qui ont atteint les plus hauts sommets du pouvoir. Quelques-uns ont connu des carrières plus chaotiques, voire médiocres. Certains sont morts au champ d'honneur de la Grande Guerre. De la débâcle à la déportation, ils ne seront pas épargnés par la Seconde Guerre mondiale. « Un titre d'État acquis à 20 ans et sur lequel une vie entière se sera parfois échafaudée », note Antoine Compagnon dans la préface. Un destin qui repose tout entier entre les mains de ces jeunes élèves dont les itinéraires de vie offrent ici une autre histoire de la France, de la Belle Époque aux Trente Glorieuses.

  • Patricia Sorel est maître de conférences en histoire à l'Université Paris Nanterre et membre du Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines (Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines). Spécialiste d'histoire du livre, elle a notamment publié La Révolution du livre en Bretagne, 1780-1830 (PUR, 2004), Plon : le sens de l'histoire, 1833-1962 (PUR, 2016), Napoléon et le livre. La censure sous le Consulat et le Premier Empire (1799-1815) (PUR, 2020) et a codirigé l'Histoire de la librairie française (éd. du Cercle de la Librairie, 2008).

  • C'est une fresque immense que l'historien Walter Scheidel a brossée : sur des milliers d'années et au sein des sociétés les plus diverses, il met au jour les processus qui ont fait reculer les inégalités économiques. Nous y découvrons, de manière tout à fait contre-intuitive, que la réduction de ces inégalités est en réalité moins probable en période de paix, d'abondance, de stabilité politique et de croissance qu'en période de souffrance et de chaos. De cette plongée historique, Scheidel déduit que le retour de l'égalité peut avoir lieu à travers quatre grands types de cataclysme : la guerre, la révolution, l'effondrement des structures de l'État et l'épidémie de masse - qu'il dénomme les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Mais Scheidel s'éloigne de toute vision déterministe : ces quatre cavaliers ont un rôle possible, sinon probable dans le processus de remise à zéro des inégalités. En démontrant, avec une efficacité saisissante, cette mécanique d'anéantissement et de renaissance dont le capitalisme mondial est le dernier avatar, Scheidel pose les bases d'une réflexion indispensable sur le progrès social et les temps futurs. Sur l'urgence de répondre politiquement à une globalisation inégalitaire dont les fragilités accumulées pourraient entraîner un collapsus à l'échelle mondiale.

  • « Ce livre n'est pas un livre sur le grec ancien, ni sur l'alphabet. C'est un récit, qui parle d'une invention, la plus grande du monde » Silvia Ferrara.

    Pourquoi l'homme s'est-il mis à écrire ? Comment et où cette révolution a-t-elle eu lieu ? Voilà les mystères sur lesquels Silvia Ferrara lève le voile. Pour cela, elle nous fait voyager dans le temps et l'espace comme dans les méandres de l'esprit humain. Ici, elle dresse le fascinant inventaire des graphies non encore élucidées ; là, elle retrace les multiples apparitions de l'écriture dans l'histoire. Car tout laisse penser qu'elle a été découverte et s'est effacée, sans laisser de traces, à plusieurs reprises. Sa naissance en Mésopotamie au quatrième millénaire avant notre ère n'aurait été qu'une occurrence parmi tant d'autres.
    Pris par un récit vertigineux, qui nous transporte du Mexique aux pourtours de la mer Égée, de la Chine aux Îles de Pâques, nous suivons pas à pas les progrès d'une recherche qui a considérablement progressé dans les dernières décennies. Enrichie d'illustrations, cette Fabuleuse Histoire... nous instruit autant qu'elle nous fait rêver.

  • Plongeant dans les archives des organisations internationales - l'ONU et ses agences, en particulier mais aussi des organisations non gouvernementales et de grandes fondations privées -, Sandrine Kott nous dévoile une autre histoire de la guerre froide. Ces organisations, où se rencontrent et s'opposent des acteurs issus de mondes en conflit, se révèlent être des lieux d'élaboration en commun de savoirs et de projets. Elles rendent possible et encouragent des internationalismes structurés autour de causes qui tout à la fois rassemblent et divisent : droits de l'homme et de la femme, paix, écologie... Elles promeuvent l'idée qu'il est possible d'organiser le monde en régulant ses déséquilibres et ses contradictions. Enfin et surtout elles donnent la parole à une multitude d'acteurs négligés dans les grands récits, en particulier ceux du « tiers monde » dont les revendications de justice ont puissamment marqué l'agenda international de la période. À la guerre froide a succédé l'ère du globalisme marquée par la généralisation des logiques de concurrence. Leur triomphe met en danger les espace de débats internationaux comme les projets de régulation et d'organisation du monde dont les sociétés humaines et leurs environnements naturels auraient, pourtant, plus que jamais besoin.

  • Au-delà des polémiques, que sait-on vraiment de l'assimilation et de son histoire ? La pratique qui consiste à exiger de l'étranger qu'il devienne un semblable remonte à l'Antiquité, et n'est le privilège ni d'un pays, ni d'une époque. Aucun ouvrage n'avait jusqu'ici proposé une histoire globale de l'assimilation. L'ambition de cette entreprise inédite est de donner un panorama des pratiques d'assimilation à travers l'histoire, de l'Antiquité à nos jours, de l'Europe à l'Amérique, du Japon à l'Arabie, des grands empires aux pays d'immigration.
    Un fait se dégage : même si elle se révèle parfois contraignante, l'assimilation est toujours associée à l'universalisme, tandis que le refus de l'assimilation a souvent partie liée avec le racisme ou la xénophobie. Loin d'être synonyme de repli sur soi, l'assimilation se révèle historiquement le propre des sociétés ouvertes. En creux, ce sont les problématiques de notre époque, marquée par les crises migratoires et la mondialisation, que ce livre cherche à éclairer, en abordant les problématiques de l'étranger et de l'immigration sous un nouveau jour.
    Faut-il chercher à rendre nos sociétés diverses plus homogènes ? Quel type de culture, quel rapport à nous-mêmes et à autrui voulons-nous ? Bref : à Rome, doit-on encore demander de faire comme les Romains ?

  • Tours, 30 décembre 1920, Paul Vaillant-Couturier lit l'acte de naissance du Parti socialiste (Section française de l'Internationale communiste), bientôt Parti communiste français. La scission du socialisme français, rassemblé en un seul parti depuis 1905, est consommée. À dater de ce jour, deux organisations, et bientôt deux courants politiques entrent en concurrence. Pour les deux partis, les années de reconstruction confirmeront, accentueront ou inverseront les choix de Tours. La scission ne prend effet que par la pratique politique et sociale. Cette scission, aux origines multiples, cristallise la contradiction contenue dans le couple réforme-révolution, par l'émergence de deux forces politiques, de deux modes de pensée, de deux cultures.

    Si des mutations sensibles, en particulier depuis 1989, ont largement modifié le champ politique, les débats portés par le congrès de Tours permettent de comprendre la résurgence de cassures profondes au sein du mouvement social et progressiste en France et dans le monde.

    Le choix de textes, qui restitue la richesse des discussions de l'année 1920 au sein du socialisme français, ne concerne pas seulement les historiens. Il intéressera tout autant ceux qui s'interrogent au présent sur la politique. Il permet en effet de mieux comprendre, cent ans plus tard, certains débats actuels en éclairant leur dimension historique essentielle.

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