Ecologie et développement durable

  • Pourquoi pas le vélo ? envie d'une France cyclable Nouv.

    «Le vélo, c'est pour s'amuser et ça grille les feux rouges. C'est culturel. Ça ne marchera jamais en France.» «Le vélo, c'est dangereux!» Qui de mieux pour démonter ces idées reçues qu'un Néerlandais installé en France? Peu savent que les Pays-Bas, reconnus comme le paradis du vélo, étaient eux-mêmes un «pays de la bagnole» dans les années 1970, avant que la population ne déclenche une révolution du vélo spectaculaire. Comme quoi la révolution de la pédale relève avant tout d'une volonté citoyenne et politique.

    Avec un humour redoutable, Stein van Oosteren nous explique pourquoi il faut rendre le pays du Tour de France cyclable: parce que c'est bon pour la santé, le moral, l'autonomie des enfants, la vie de quartier, la planète... Il démonte les multiples freins à la pratique du vélo, qu'ils soient politiques ou bien souvent situés «entre nos deux oreilles». Car pour cet auteur rompu aux débats avec les élu.e.s municipaux,il est temps de se poser les bonnes questions à propos du transport. Par exemple, non pas combien de voitures peuvent circuler sur une rue, mais plutôt combien de personnes? Une piste cyclable faisant passer sept fois plus de personnes qu'une voie pour les voitures, le calcul est vite fait!

    Pour croire au changement, il faut le vivre. À défaut de pouvoir vous emmener aux Pays-Bas, Stein van Oosteren vous propose de revisiter l'espace public avec son regard de Néerlandais. De ce voyage, vous reviendrez heureux et étonné, comme vous revenez d'un séjour au royaume du vélo: pourquoi pas le vélo, en effet?

  • Réinventer le tourisme : sauver nos vacances sans détruire le monde Nouv.

    Nous sommes tous schizophrènes : nous rêvons d'explorer la planète entière, mais sommes allergiques au bruit des valises à roulettes en bas de chez nous.
    Ce livre est l'examen de conscience, sans dogmatisme, d'un homme qui toute sa vie a défendu le tourisme.
    Rémy Knafou se met à hauteur de citoyen-consommateur et propose de passer d'un tourisme « durable », aux prises avec ses propres contradictions, à un tourisme réflexif, conscient des enjeux.
    Protéger totalement certains lieux et en faire des « réserves », qu'elles soient naturelles ou culturelles, taxer la pollution générée par le transport aérien, développer des circuits courts dédiés aux touristes, au Louvre ou à Venise... : autant de leviers concrets pour enclencher une quatrième révolution touristique.
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  • Désobéir pour la terre, défense de l'état de nécessité Nouv.

    Le livre fait le point sur la désobéissance civile et l'état de nécessité, juridiquement, historiquement et philosophiquement. Il rassemble des témoignages, des plaidoiries exemplaires et des jugements, des argumentaires et analyses en faveur de la désobéissance civile et des éclaircissements en matière de doctrine, tant en ce qui concerne l'engagement juridique de l'état de nécessité que le rôle du juge. Il permet de comprendre les limites, les raisons et la fonction des actions de désobéissance civile. Il met en lumière la pertinence de l'argument de l'état de nécessité dans le contexte qui nous échoit désormais. Dans un style précis mais accessible, il est utile à toute personne, qu'elle soit juriste, politiste, militante, journaliste, et à toute citoyenne ou citoyen qui veut réfléchir sur ces sujets

  • Le crime est presque parfait : l'enquête choc sur les pesticides et les SDHI Nouv.

    Après le succès et la mobilisation massive qui ont suivi la parution de Nous voulons des coquelicots (plus de 35.000 exemplaires), Fabrice Nicolino commet ici un véritable livre-enquête dans les arcanesdes lobbyes de l'industrie des pesticides. Un ouvrage aussi révoltant que fascinant qui se lit comme un polar !

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  • Vaincre l'injustice climatique et sociale : feuilles de combat à l'usage des jeunes générations Nouv.

    Le changement climatique s'est aggravé à tel point que les jeunes générations grandissent en sachant que la Terre ne sera plus habitable dans quelques décennies. Du moins plus pour tous. À cet état de la planète, une partie de la jeunesse répond par l'engagement et la lutte : le mouvement mondial qui vise à freiner le changement climatique est en marche avec, pour credo, un avenir équitable et vivable «pour tous». Naomi Klein brosse son portrait ici et là, nous informe sans relâche sur les réchauffeurs et partage ses outils politiques - parce qu'instaurer une véritable justice climatique et sociale requiert de «tout changer».

  • L'émancipation paysanne ; essai de prolongement de la réflexion éthique de Pierre Rabhi Nouv.

    Après des décennies d'oubli, l'agriculture paysanne tend aujourd'hui à redevenir une activité valorisée et attractive. Mais comment interpréter ce retournement pour le moins inattendu ? L'une des réponses les plus originales à cette question est sans doute apportée par Pierre Rabhi qui l'envisage comme une manière de redonner du sens à sa vie en s'émancipant d'un style de vie consumériste décevant. Tout l'enjeu du présent ouvrage est de développer cette idée en explorant notamment les nombreuses richesses existentielles produites par le travail paysan et les épreuves qu'un tel changement de vie suppose de traverser.

  • Géopolitique des pôles ; vers une appropriation des espaces Nouv.

    Les régions polaires sont engagées dans un processus de changements climatiques majeurs qui font redouter une cristallisation des rivalités pour l'accès aux richesses minières et énergétiques, ainsi qu'aux nouvelles routes maritimes dégagées par la fonte de la banquise.
    Ainsi, serions-nous à l'aube d'une nouvelle Guerre froide, voire d'un conflit armé. Or, une analyse précise de la situation et des acteurs en présence montre que ces scénarios-catastrophes sont grandement exagérés.
    Plutôt que l'affirmation de la souveraineté individuelle des États, on assiste en effet à la mise en place d'une coopération au travers de traités internationaux spécifiques et d'instances de dialogue. Car l'enjeu est avant tout de gérer les impacts dévastateurs des changements climatiques au regard desquels la question de savoir à qui appartiennent les pôles semble bien dérisoire...

  • Vers de nouvelles ecologies populaires ? Nouv.

    Dans les années 1950, la France bascule dans une société de consommation. Cela ne se fait pas sans résistances. Bien que rarement motivées par l'« écologie » en tant que science de la biosphère, les résistances cherchent à préserver un « monde vécu » (André Gorz) contre l'envahissement de logiques extérieures et mal maîtrisées, cependant non sans un désir d'obtenir une juste part de la production, désir sur lequel s'appuiera le socialisme.
    Quelques décennies plus tard, sondages et enquêtes montrent qu'une large part de la population a conscience des enjeux écologiques au sens très général du terme, sans pour autant disposer d'une intelligibilité fine qui lui permettrait de se repérer avec suffisamment de certitude entre les causes et les conséquences des problèmes. De puissants intérêts s'opposent à une telle évolution des consciences, perçue comme pouvant menacer la bonne conduite des affaires. De fait, la pression consumériste demeure, comme en témoignent les travaux sur les usages d'Internet dans les classes populaires. Dans ce contexte, la réaction des Gilets jaunes face à la taxe carbone a pu être interprétée comme une contestation de ce qui était présenté comme une « mesure pour sauver la planète ». Et si les classes populaires investissaient l'écologie autrement que les écologistes attitrés ou les mouvements constitués ? Les enquêtes proposées ici montrent d'autres voies, d'autres rêves, plus proches de la maîtrise cégétiste low-tech de l'outil de production que de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

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  • Face aux signaux alarmants de la crise environnementale globale - changement climatique, effondrement de la biodiversité, dégradation des sols, pollution généralisée, tensions sur l'énergie et les matières premières -, nous fondons nos espoirs sur les technologies « vertes » et le numérique.

    Plus consommatrices de ressources rares, plus difficiles à recycler, trop complexes, ces nouvelles technologies nous conduisent pourtant, à terme, dans l'impasse. Ce livre démonte les mirages des innovations high tech, et propose de questionner la course en avant technologique en développant les low tech, les « basses technologies », plus sobres et plus résilientes. Il ne s'agit pas de revenir à la bougie, mais d'explorer les voies possibles vers un système économique et industriel compatible avec les limites planétaires.

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  • «Se nourrir »propose un tour de France des acteurs de l'aide alimentaire, où l'on peut découvrir les ressorts d'une solidarité à toute épreuve, mais aussi d'un véritable «business »pour certains. Ces rencontres sont relatées avec une profonde humanité sous la plume d'Alexis Jenni et elles sont étroitement mêlées aux analyses percutantes et très documentées de Frédéric Denhez. Bienvenue dans les coulisses, parfois sordides, souvent lumineuses, de l'aide alimentaire en France.

  • Devant les dysfonctionnements du système alimentaire et agricole mondial, il est temps d'inscrire la révolution agroécologique à tous les niveaux de la société, pour que justice sociale, souveraineté alimentaire et écologie priment sur la quête de profits et la destruction des écosystèmes. L'agroécologie est ce qui survient quand la forêt entre au champ. Elle s'intéresse à la façon dont les êtres humains s'organisent pour produire, transformer, distribuer, entreposer et consommer leur nourriture. Gestion des sols, pertes d'eau minimales, pratique d'une rotation des cultures, accès à la terre et aux semences pour les paysan.nes, liens avec les mangeur.euses, tels sont, entre autres, les principes qui guident l'agroécologie qui peut remédier aux échecs du système alimentaire mondial actuel.

  • Après dix ans de fouilles intenses dans les archives - en ex-URSS, en Europe et aux Etats-Unis -, d'entretiens et d'enquêtes de terrain - en Russie, en Ukraine et en Biélorussie, et ce jusque dans la Zone d'exclusion -, l'historienne américaine Kate Brown nous révèle l'ampleur non seulement de la catastrophe, mais aussi des actions entreprises pour dissimuler la vérité et convaincre la communauté internationale et l'opinion publique de l'innocuité des retombées radioactives. Ses découvertes mettent en lumière les conséquences irréversibles de la radioactivité anthropique sur le vivant, et nous confrontent, jusqu'à la sidération, à ce que nous ont légué des décennies d'accidents et d'essais nucléaires en tout genre. Premier grand travail scientifique sur Tchernobyl. Un ouvrage sans équivalent.

  • Fabriquer de toutes pièces des micro-organismes n'ayant jamais existé pour leur faire produire de l'essence, du plastique, ou absorber des marées noires ; donner un prix à la pollinisation, à la beauté d'un paysage ou à la séquestration du carbone par les forêts en espérant que les mécanismes de marché permettront de les protéger ; transformer l'information génétique de tous les êtres vivants en ressources productives et marchandes... Telles sont quelques-unes des « solutions » envisagées aujourd'hui sous la bannière de la transition écologique, du Pacte vert européen ou du Green New Deal pour répondre tout à la fois à la crise climatique, au déclin de la biodiversité et à la dégradation de la biosphère. Sont-elles vraiment en mesure de préserver la planète ?
    En disséquant les ressorts idéologiques, techniques et économiques de ce nouveau régime de « croissance verte », Hélène Tordjman montre que ses promoteurs s'attachent plutôt à sauvegarder le modèle industriel qui est la cause de la catastrophe en cours. Alors que de nouvelles générations de carburants « biosourcés » intensifient une logique extractiviste et contreproductive et que l'élargissement du droit de la propriété intellectuelle à toutes les sphères du vivant permet à quelques firmes de s'approprier l'ensemble de la chaîne alimentaire, l'attribution de prix aux « services écosystémiques », le développement de dispositifs de compensation écologique ou les illusions d'une finance prétendument verte stimulent un processus aveugle de marchandisation de la nature.
    Loin d'opérer la rupture nécessaire avec le système économique qui nous conduit à la ruine, ce mouvement témoigne en réalité d'une volonté de maîtrise et d'instrumentalisation de toutes les formes de vie sur Terre et d'une foi inébranlable dans les mécanismes de marché. Refuser cette fuite en avant est le premier pas à engager pour tracer enfin une autre voie.

  • Guerre et eau

    Franck Galland

    Des premiers combats de 1914 à l'engagement actuel des armées françaises dans la bande saharo-sahélienne, l'eau est une composante stratégique des opérations militaires. Sa maîtrise a ainsi influencé le sort de plus d'une bataille de la Première Guerre mondiale. Elle fut également un enjeu crucial de la guerre du Désert durant la Seconde et au centre de la planification du Débarquement en 1944. Après 1945, les ressources en eau sont devenues progressivement des cibles et des armes de destruction dans de multiples conflits, jusqu'aux affrontements récents avec Daesh en Irak et en Syrie.
    Aujourd'hui, sur fond de bouleversement climatique, de pression démographique et d'explosion de la demande, certaines régions du monde sont confrontées à une rareté grandissante des ressources disponibles. Cela pose des questions essentielles en matière de sécurité hydrique, alimentaire, énergétique et environnementale. L'eau est ainsi devenue un enjeu de sécurité collective.
    Prenant appui sur des archives militaires et sur des sources diplomatiques inédites, cet essai offre à la fois un éclairage nouveau sur les conflits qui ont traversé et traversent notre monde et une meilleure compréhension des enjeux géopolitiques que portent les ressources naturelles.

  • Le « monde d'après » annoncé par tant de prophètes pendant le confinement du printemps 2020 existe déjà. Il ne demande qu'à se déployer pour que les innombrables « utopies locales », porteuses d'une autre manière de produire, de vivre et de consommer, deviennent la norme de l'économie de demain. Ce monde d'après est en grande partie mis en musique par des acteurs de l'économie sociale et solidaire. Cette foule d'initiatives citoyennes défriche les possibles et construit des solutions écologiques et solidaires face aux besoins et aux aspirations des habitants.

    Pôles territoriaux de coopération économique, tiers-lieux, revenu de transition écologique, énergies citoyennes, foncières solidaires, mobilités partagées : les expérimentations des associations, coopératives, mutuelles, fondations et autres entreprises sociales se multiplient dans les territoires. Elles ouvrent la voie à une « société post-croissance », une société où primerait la finalité du bien-vivre.

  • La grande majorité des habitants d'un pays développé ne sait pas dire d'où vient l'eau qui coule à son robinet, où partent les déchets jetés à la poubelle, quels type de sols géologiques sont sous ses pieds, quand est la prochaine pleine lune, quand planter quels légumes, quel oiseau chante le matin à sa fenêtre.
    Parler de biorégion, c'est se demander où et avec qui nous vivons en ce sens large, dans une perspective de réapprentissage de ces lieux où nous sommes - et de cohabitation avec d'autres humains et d'autres non-humains, pour notre survie même.
    Mais alors, à quoi ça ressemble, une biorégion ? C'est où, c'est comment, il y en a combien, ça fait quelle taille ?
    En repartant des bassins versants, des microclimats, des différents types de sols, de la distribution de la faune et de la flore, nos territoires habituels se redessinent. Une biorégion est l'un de ces lieux de vie plus-qu'humains (un anthropo-écosystème) où toutes les parties prenantes s'efforcent de vivre en harmonie et de façon pérenne.
    Le « biorégionalisme » n'est donc pas la description d'un état existant, mais une proposition de reconstruction du réel.
    On n'a que peu ou pas de fonctionnement biorégionaux en France aujourd'hui. Il n'y a peu ou pas, pour l'heure, en Europe, de « biorégion » : inutile de chercher où elles sont ! Il faut les imaginer et les créer.
    Pour ce faire, la théorie biorégionaliste propose de nombreuses pistes, pratiques et théoriques, pour s'engager dans l'invention et la structuration de ces biorégions.

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  • La cause animale est aujourd'hui à un tournant de son histoire car la science économique porte désormais un intérêt croissant à la question animale et s'interroge particulièrement sur le rapport paradoxal que nous entretenons avec les animaux : alors que le bien-être animal n'a jamais été aussi consensuel, plus de 3 milliards d'animaux sont tués tous les ans en raison de nos choix alimentaires. Cet ouvrage fournit de multiples éclairages sur les raisons d'un tel paradoxe et revient sur les plus importantes théories pouvant expliquer ce conflit entre nos valeurs et nos actions (dissonance cognitive, bien public, heuristiques, warm-glow, licence morale, réactance, empathie cognitive, apprentissage social).
    Il propose également une lecture pratique de ces théories et analyse l'efficacité des actions menées en faveur des animaux par les associations de défense animale et l'Etat. Il montre également comment les récents développements technologiques (aliments simili-carnés et viande de culture) pourront également permettre de résoudre ce paradoxe.

  • Environnement

    Laurent Fonbaustier

    • Anamosa
    • 21 January 2021
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  • Par le terme « Anthropocène », on désigne la nouvelle époque géologique dans laquelle nous sommes récemment entrés et qui se caractérise par la pression sans précédent que les humains font peser sur l'écosystème terrestre. Ses racines profondes ? L'entrelacement étroit, depuis la plus lointaine Préhistoire, de la trajectoire de la nature et de celle des sociétés humaines.

    Après avoir fait la généalogie du concept et évoqué les polémiques que suscite son adoption, Michel Magny examine les différentes manifestations de la crise écologique dont l'Anthropocène est aujourd'hui le nom : réchauffement climatique, chute de la biodiversité, pollution des écosystèmes, anthropisation des espaces terrestres et pression démographique.

    Et de s'interroger plus largement : l'Anthropocène ne nous donnerait-il pas à penser, avec la crise écologique, celle des sociétés humaines, c'est-à-dire le rôle de notre espèce et les imaginaires qui fondent notre manière de faire société et d'habiter le monde ?

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  • Tout commence par une question simple :
    Pourquoi le dérèglement climatique est-il absent de notre littérature contemporaine ?
    Le réchauffement climatique est un nouveau type d'événement, difficile à se représenter, car incompatible avec les récits et l'imaginaire qui ont structuré notre monde.
    Ce phénomène constitue la réfutation de nos récits, de nos histoires et de nos mythes modernes. Ghosh nous invite donc à un remaniement de nos cadres narratifs.
    D'abord en inventant une nouvelle littérature, qui en finisse avec le réalisme bourgeois d'une Nature immuable, située à l'arrière-plan des actions humaines.
    Ensuite en réécrivant l'histoire de la modernité, pour en finir avec le mythe d'une industrialisation uniquement menée par les pays du Nord.
    Enfin en interrogeant les États-nations, dont la structure impériale est indissociable de la débauche énergétique et du réchauffement climatique.

  • À vos poubelles citoyennes ! Enterrer, brûler, réutiliser, recycler : que faire des déchets qui encombrent les villes ? Quels destins pour nos résidus ? Ne faudrait-il pas éviter d'en produire ? D'apparences triviales, ces questions travaillent profondément nos sociétés contemporaines. À vos poubelles citoyennes ! aborde ces questions dans le cadre du Paris moderne. Entre Renaissance et Révolution, la capitale du royaume de France a connu non seulement une forte croissance spatiale et démographique, mais aussi une importante transformation des modes de vie et de consommation. Les Parisiens ont ainsi produit des quantités croissantes d'ordures dont le traitement a constitué un défi constant pour eux comme pour les autorités municipales et royales. Pour comprendre comment il a été relevé, les auteurs proposent une autre histoire des Parisiens en montrant que leurs liens avec leur environnement immédiat, la rue, constituent une question politique. S'écartant d'une vision noire décrivant les villes anciennes comme des cloaques immondes, l'enquête interroge l'édilité de la capitale et le soin que les Parisiens apportaient à la propreté de leur ville. Elle rend compte des expériences des habitants et tente d'aborder la question du nettoiement et des services urbains sous de multiples points de vue : économique, politique, environnemental. Chemin faisant, ce livre trace une nouvelle voie pour qui veut aborder l'histoire de l'Ancien Régime.

  • L' île de Staten Island, à New York, a hébergé de 1948 à 2001 ce qui devint peu à peu l' une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde.
    Mordor urbain, la décharge de Fresh Kills - que l' on disait visible de l' espace - ne devait initialement être opérationnelle que pour trois ans. Mais au fil du temps, des montagnes d' ordures, littéralement, s' y sont érigées. La dernière barge de déchets y sera déposée en mars 2001.
    C' est là qu' on stockera les débris issus des attentats du 11 septembre.
    Aujourd' hui, le site de Freshkills se transforme en un parc verdoyant, parmi les plus grands de New York, construit au-dessus des déchets enfouis.
    /> Dans ce récit-documentaire à la croisée des genres, Lucie Taïeb remonte aux origines de cette décharge de Babel pour « penser le problème de manière poétique » et comprendre ce lieu qui, à l' apogée de sa production, traitait jusqu' à 29 000 tonnes d' ordures par jour.
    S' intéresser à l' histoire de ce site et à la façon dont nous traitons nos déchets est aussi pour l' autrice l' opportunité de questionner l'usage du langage technocratique et marketing pour influencer notre perception du réel.

  • Altermondialistes, zadistes, environnementalistes, anarcho-primitivistes... Anarchie et écologie semblent partager de nombreux points communs. Une même aspiration à un monde meilleur, plus proche de la nature, respectant les espèces vivantes et les paysages, fait de communautés solidaires et tolérantes. Une même détestation d'un monde dominé par l'argent, les guerres et la soif du pouvoir.
    Pourtant, les choses sont loin d'être aussi simples qu'il n'y paraît. Elles sont parfois même antagoniques si l'on considère, comme Philippe Pelletier en fait l'hypothèse dans cet ouvrage, que la finalité de l'injonction au « tous écologistes » n'est autre que de faire évoluer le système actuel vers un capitalisme vert, bien éloigné de l'idéal anarchiste...

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