Essais en économie

  • Sortir de la croissance : mode d'emploi Nouv.

    La croissance et le PIB ne sont pas, ne sont plus la solution : ils sont devenus le problème.En effet, nous vivons une révolution des données, un nouvel ordre empirique: jamais les données n'ont été aussi nombreuses et accessibles et jamais elles n'ont été aussi puissantes dans l'organisation des sociétés et des vies humaines. Mais nous utilisons de mauvaises données pour nous gouverner. Alors que la crise des inégalités bouleverse nos démocraties et que les crises écologiques ravagent nos écosystèmes, le débat démocratique et les politiques publiques demeurent obsédés par la croissance.

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  • La concurrence Nouv.

    La concurrence

    Emmanuel Combe

    • Puf
    • 5 May 2021

    Cet ouvrage propose une synthèse de l'état des connaissances académiques et des débats sur la concurrence, dans une perspective à la fois micro (effets sur le marché) et macroéconomique (effets sur l'emploi, la croissance, l'innovation, etc.).Emmanuel Combe étudie des questions nouvelles et d'actualité, telles que la concurrence dans l'économie numérique, l'innovation disruptive et la "concurrence déloyale". Les limites de la concurrence seront également analysées, notamment dans des situations de monopole naturel ou d'asymétries d'information. Enfin, l'auteur étudie la nécessaire régulation de la concurrence, en amont et en aval des marchés.

  • L'economie européenne (édition 2021) Nouv.

    L'OFCE propose un bilan annuel de l'économie européenne. L'édition 2021 se concentre sur les conséquences de la crise de la Covid-19 et de ses mesures prophylactiques. Elle présente un état des lieux conjoncturel d'une zone euro soumise à une grande incertitude quant à la persistance de l'épidémie et aux politiques budgétaires et monétaires mises en oeuvre pour y faire face. Elle dresse ainsi un premier bilan des conséquences de l'épidémie sur les marchés du travail européens, sur les politiques publiques et budgétaires et sur les liens de ces dernières avec l'action de la Banque centrale européenne. Elle expose également les avancées de la gouvernance budgétaire européenne avec l'adoption du nouvel outil de gestion Next Generation EU et s'interroge sur le futur cadre budgétaire commun. L'adaptation du Green Deal aux nouveaux enjeux sanitaires, les avancées timides en faveur d'une politique européenne de santé publique et la question non encore résolue des ressources propres pour financer le budget européen sont tour à tour discutées en lien avec ce nouvel instrument.
    L'ouvrage inclut des références bibliographiques ainsi que de nombreux tableaux et graphiques.

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  • Cet ouvrage dépeint le côté sombre de l'économie et des affaires, celui dont on ne parle pas. Rigueur pédagogique, clarté et souci de donner à voir le phénomène dans toute son étendue, il s'impose d'emblée comme un livre de référence.

    En s'appuyant sur d'innombrables exemples, qui souvent laissent pantois, il décrit la délinquance protéiforme contournant les systèmes juridiques, les manipulations des marchés publics, la corruption, le blanchiment et l'intrusion de la criminalité. Ancien inspecteur des impôts, Noël Pons convie son lecteur à une balade singulière dans les coulisses des manoeuvres frauduleuses hexagonales et internationales. Il le guide dans le dédale organisé par les industriels de la fraude et des corruptions, lui en détaille les rouages, parfois simplistes, souvent diablement compliqués. Il retrace le cheminement des flux d'argent ainsi générés aux dépens des États et de chacun de nous.

    Il montre comment les comportements délictueux de certains « premiers de cordée » génèrent un circuit infernal qui les enchaîne inévitablement à la grande criminalité. Plus encore, en revenant sur d'innombrables « affaires », il révèle comment le venin des fraudes a finalement envahi toutes les strates de l'économie mondiale et de la société, au détriment de la collectivité. Car si la loi n'a plus d'importance, si la réalité des situations n'a plus d'importance, que reste-t-il qui vaille ?

  • Depuis les années 1980, les inégalités sont reparties à la hausse dans la plupart des régions du monde, après une période relativement égalitaire dans l'après-guerre. Faut-il y voir la conséquence implacable de la mondialisation et de la technologie, ou bien plutôt un phénomène proprement politique et idéologique ? Pourquoi de nouvelles coalitions électorales unies par d'ambitieux programmes de redistribution des richesses tardent-elles à se développer, et quel est le lien avec la montée de nouveaux conflits identitaires, incarnée par les succès de Trump aux États-Unis, Le Pen en France, Modi en Inde ou encore Bolsonaro au Brésil ?
    Cet ouvrage collectif offre des pistes de réponses à ces questions en retraçant la transformation des clivages politiques dans 50 pays entre 1948 et 2020. À partir de l'exploitation d'enquêtes électorales couvrant de manière inédite les cinq continents, l'ouvrage étudie le lien entre les comportements de vote et les principales caractéristiques des électeurs telles que le revenu, le diplôme, le genre ou l'identité ethno-religieuse. Cette analyse permet de comprendre comment les mouvements politiques sont amenés à coaliser des intérêts et identités multiples dans les démocraties contemporaines. Une telle perspective historique et mondiale s'avère indispensable pour mieux appréhender l'avenir de la démocratie au XXIe siècle.

    Toutes les données rassemblées sont mises à la disposition des personnes intéressées dans le cadre de la World Political Cleavages and Inequality Database (www.wpid.world).

  • Les grands fauves

    Christophe Labarde

    • Plon
    • 25 March 2021

    Tout commence au début des années 80.
    Tous sont encore inconnus ou presque.
    Leurs noms ? Claude Bébéar, Vincent Bolloré, Bernard Arnault, David de Rothschild, Serge Kampf, Michel Pébereau, Henri Lachmann, Didier Pineau-Valencienne, Jean-René Fourtou, Thierry Breton...
    Leur point commun ? Une petite association, Entreprise et Cité, sans logo ni locaux, qui se réunit de façon informelle autour d'un match de rugby, d'une bonne table ou d'une virée entre amis.
    Pendant près de vingt-cinq ans, ils vont chasser en meute. Dévorant autour d'eux et se dévorant parfois entre eux.
    «?Tontons flingueurs?» pour les uns, «?Chevaliers de la Table ronde?» pour les autres.
    Très vite, Claude Bébéar s'impose comme le grand inspirateur et le grand ordonnateur de ces chamboulements inédits de l'économie française.
    Comment a-t-il façonné et développé des groupes comme AXA, BNP-Paribas ou Vivendi ?
    Comment a-t-il, en parallèle, imposé l'Institut Montaigne parmi les think tanks incontournables et influencé en profondeur la société française en lançant, parmi les premiers, le débat sur l'accès à l'emploi ou l'intégration des jeunes issus de la diversité ?
    Comment une vraie «?bande de copains?» à l'appétit insatiable, avec ses éclats de rire, ses coups de gueule et ses coups de coeur, a-t-elle ainsi secoué le capitalisme de la vieille France jusqu'à en faire émerger des champions mondiaux ?

    Leur histoire est une saga.
    Elle était secrète.
    Elle ne l'est plus.

  • « Contre le chômage, on a tout essayé », disait François Mitterrand en 1993. L'économiste américaine Pavlina Tcherneva vient rappeler que rien n'est plus faux, à condition d'accepter de modifier notre façon de voir l'économie. Face à une vision où le chômage est un « mal nécessaire », un ajustement utile, elle défend l'idée que la priorité doit être de donner un emploi à tous ceux qui désirent travailler. Une telle idée n'est pas utopique, elle correspond simplement à une volonté politique.
    En assurant un « emploi pour tous », la garantie d'emploi assure aussi un « nouveau contrat social » où l'action publique est libérée du chantage des entreprises, tout en étant capable de répondre aux défis actuels de la société. Certes, il y aura toujours des crises, mais ceux qui en paieront le coût ne seront pas les travailleurs et les chômeurs. L'ajustement de l'économie se fera ailleurs et la cohésion sociale n'en sera que renforcée.
    Avec cette garantie, les besoins de la société seront satisfaits et la démocratie locale renforcée. C'est pourquoi la garantie d'emploi est une part indissociable du Green New Deal : une société débarrassée du risque du chômage et du chantage à l'emploi se donne pleinement les moyens d'une action déterminée sur le front de l'écologie, tant en termes de moyens disponibles que d'action. Et elle le fait en améliorant la vie quotidienne de millions de citoyens.

  • « Nous gérons notre économie comme une personne d'un mètre quatre-vingts qui se déplace courbée en deux en permanence sous un plafond qui est à deux mètres cinquante, parce qu'on l'a convaincue que, si elle tentait de se redresser, elle subirait un terrible traumatisme crânien. » De nombreuses convictions se sont enracinées dans l'imaginaire collectif au sujet de la question du déficit. Stephanie Kelton déconstruit l'idée que les États doivent tenir leurs budgets comme des ménages, que le déficit prouve que l'État dépense trop, que la dette publique est insurmontable, que les déficits de l'État évincent l'investissement économique ou que les programmes de prestation sociale sont financièrement insoutenables... Elle démontre au contraire avec brio que le déficit budgétaire n'appauvrit pas l'État, que la dette n'est pas un fardeau et que le juste niveau de dépense publique s'évalue à partir du taux d'inflation et du niveau réel des ressources.

    Cette exploration modifie profondément notre compréhension de nombreuses questions cruciales : la pauvreté, l'inégalité, la création d'emplois, l'extension des systèmes de santé ou le changement climatique. Car aujourd'hui toute proposition ambitieuse se heurte inévitablement à la forteresse inexpugnable de la question du déficit. Stephanie Kelton propose donc d'imaginer de nouvelles politiques pour passer du récit du manque à celui de la possibilité...

  • La monnaie traditionnelle est-elle vouée à disparaître ?
    Les innovations en matière monétaire nous donnent le vertige : diversification des moyens de paiement avec les applications sur Internet et le mobile, apparition des monnaies digitales comme la libra ou de crypto-actifs comme le bitcoin, banalisation des monnaies locales... Comment s'y retrouver entre toutes ces monnaies ?
    Qu'est-ce qui différencie les monnaies digitales des monnaies électroniques ? Quid des monnaies de banque centrale ?
    Au-delà des aspects technologiques, quel est le rôle fondamental de la monnaie ?
    Celui-ci est-il menacé lorsque des acteurs privés cherchent à développer leur propre monnaie ?

    Ce livre veut démontrer que la monnaie est un bien public et que l'accès à la monnaie est une dimension fondamentale de la dignité humaine.
    À ce titre, la monnaie joue un rôle important tant pour les équilibres géopolitiques que pour le verdissement de la finance et la transition écologique des territoires.
    Ce livre y répond et nous explique pourquoi et comment.

  • Pauvreté et malnutrition généralisées, crise migratoire, creusement des inégalités tant économiques que sociales, polarisation du monde : 1% de la population de la planète a conduit la Terre - et ses 7 milliards d'habitants - à la catastrophe sociale et écologique.

    Vandana Shiva dénonce l'impact destructeur du modèle de développement économique infini poursuivi par les multinationales et le club des multimilliardaires. Car leur quête insatiable du profit a instauré de manière antidémocratique l'uniformité et les monocultures, la division et l'accaparement des ressources, les monopoles et la domination des uns par les autres.

    Ce manifeste est un appel à une réappropriation collective de notre humanité, afin que chacun puisse revendiquer le droit à vivre, penser, respirer et manger librement.
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  • Économiste américaine, Anne Case est professeur émérite d'économie et d'affaires publiques, à l'Université de Princeton.
    Angus Deaton, professeur émérite à l'Université de Princeton, est prix Nobel d'économie (2015) « pour son analyse de la consommation, de la pauvreté et du bien-être ». Il est l'auteur de La grande évasion (Puf, 2016, rééd. « Quadrige » 2019).

  • Cet ouvrage vient couronner une oeuvre majeure mais principalement constituée d'articles fondamentaux (parmi les plus cités dans la littérature académique). C'est le premier et le seul livre de l'auteur qui s'attache à formuler les principes et le cadre analytique d'une sociologie économique. Mais c'est plus que cela en réalité, car la façon dont procède Granovetter ne consiste pas à installer une discipline nouvelle concurrente des autres et notamment de la science économique. Il s'agit de montrer qu'aucune activité économique ne peut être comprise sans tenir compte des normes, des conventions, de la confiance, du pouvoir et des institutions sociales, et donc que l'on comprend mieux l'économie et la société en dépassant les frontières entre les disciplines. En combinant méthodes et résultats de la sociologie, l'économie, la psychologie et l'histoire, l'auteur propose un modèle interactionniste qui dépasse les clivages élémentaires (agent/système, individualisme/holisme) et il décrit les dynamiques complexes qui articulent constructions mentales et sociales, stratégies individuelles et évolution institutionnelle. En plus d'un livre de référence attendu, voilà une invitation stimulante et bienvenue à ouvrir les portes et les cerveaux dans toutes les disciplines qui traitent de questions économiques.

  • Le travail peut devenir le lieu d'une grande aventure humaine notamment lorsqu'un cadre dirigeant expatrié reprend la filiale d'une grande entreprise. Ce qui est arrivé à Luc Callebat et à son équipe en 2010 en Algérie dépasse grandement ce cadre.
    Le contexte d'abord : une filiale récemment achetée mais brutalement désertée par ses cadres pour des raisons de sûreté, une culture nationale et professionnelle très éloignée de l'Europe, une entreprise qui se trouve être alors le plus important investissement français dans un pays, l'Algérie, où le contentieux avec la France en général et avec ce groupe en particulier est alors sensible et porté sur la place publique par les plus hautes autorités.

  • En 2018, une série de procès permet de confisquer plus de 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude fiscale. Un record en France. À l'origine de ces saisies, les enquêtes Virus et Rétrovirus, dirigées par le capitaine de police Quentin Mugg. Premier à mettre en application les procédés agressifs de l'enquête criminelle dans des affaires financières, l'auteur dévoile les méthodes employées par son groupe pour remonter le fil de l'argent sale jusqu'au saraf, personnage énigmatique au service des criminels. Ce road book nous conduit de Casablanca à Dubaï, en passant par Paris, Anvers et Madras.
    Comment les milliards du crime organisé parviennent-ils à échapper aux contrôles?? Qui sont les hommes de l'ombre qui aident les parrains du trac de drogue international à blanchir leur fortune??
    Pour démanteler ces réseaux, le capitaine de police Quentin Mugg a mis en application les méthodes de l'enquête criminelle. Filatures, écoutes, sonorisations... pendant plusieurs années, son équipe a remonté le euve de l'argent sale. Cette traque a abouti à des saisies spectaculaires. En 2018, 18 millions d'euros d'avoirs criminels et 100 millions d'euros de fraude scale ont été consqués. Un record en France.
    Connues sous le nom d'opérations Virus, Rétrovirus, ou encore Cedar, ces enquêtes ont révélé l'existence d'un acteur clé du blanchiment?: le saraf. Un personnage puissant et mystérieux, trait d'union entre le monde des traquants de drogue et celui de la haute nance internationale. Le chaînon manquant dans la lutte contre le crime organisé.
    De Casablanca à Dubai, en passant par Paris, Anvers et Madras, Quentin Mugg dévoile pour la première fois, de l'intérieur, les méthodes employées par son groupe. Il nous entraîne dans les arcanes du blanchiment, où se trouvent reliés, parfois sans même le savoir, traquants de drogue, banquiers internationaux, contrebandiers d'or et fraudeurs scaux.

  • Un traité d'économie citoyenne qui tombe à pic. Après le choc de la crise économique enclenchée en 2020, l'explosion de la dette publique sera au coeur des débats de politique économique.
    Les auteurs déconstruisent les idées reçues les plus tenaces sur ce sujet : la dette publique est un fardeau pour les générations futures ; la France vit au-dessus de ses moyens, etc. Ce faisant, ils produisent un petit manuel sur le budget de l'État, les modalités de son financement, les limites et les erreurs d'interprétation du ratio dette/PIB, la distinction entre bonne et mauvaise dette, la façon dont la dette publique enrichit les riches ou peut être utilisée comme un instrument de domination.
    Ils explicitent aussi les moyens qui permettraient aux États d'affronter la récession en évitant le retour contreproductif des cures d'austérité : restructuration et monétisation de la dette, sortie de la dépendance aux marchés financiers et nouveau rôle de la Banque centrale, réforme fiscale redistributive et écologique, politique budgétaire au coeur de la transition écologique. Ces propositions, soumises au débat citoyen, entendent faire de la dette publique un instrument au service du bien commun.

    Les auteurs : Eric Berr (université de Bordeaux), Léo Charles (université Rennes 2), Arthur Jatteau (université de Lille), Jonathan Marie (université Sorbonne Paris Nord) et Alban Pellegris (université Rennes 2) sont membres des Économistes Atterrés.

  • "Septembre 2008 : la faillite de Lehman Brothers met en péril mon entreprise, Solic. Je me bats pendant des années pour la sauver et protéger mes équipes. Mars 2020 : un virus inconnu met le monde et l'économie à l'arrêt. Ironie du sort, je viens alors de me lancer dans une nouvelle aventure entrepreneuriale. Mais cette fois, je suis armé : fort de l'épreuve de la première crise, je réussis à rebondir et propose mon expertise aux entrepreneurs en difficulté".
    Après le succès de son premier ouvrage, Ma petite entreprise a connu la crise (prix du Livre d'entreprise 2011 Rotary International), Nicolas Doucerain nous raconte la suite de son histoire entrepreneuriale et familiale, faite d'engagements, de combats personnels et collectifs, d'inévitables déceptions et de succès exaltants. Son témoignage brut et authentique nous plonge, par le prisme de l'entrepreneuriat, au coeur des deux crises les plus importantes de ce début de XXIe siècle.
    Sous la forme d'un récit à suspense, l'auteur partage son expérience, véritable parcours du combattant, en vue d'aider d'autres chefs d'entreprise dans la tourmente. Serial entrepreneur, Nicolas Doucerain dirige la société Valumen, spécialisée dans le management de transition premium et l'accompagnement des équipes dirigeantes. Il est également conférencier et chroniqueur régulier sur plusieurs médias audiovisuels (BFM Business, LCI, CNews, BSmart).
    "A lire d'urgence". (Le Figaro) "Passionnant". (Les Echos) "Un livre époustouflant". (Stéphane Soumier, BFM Radio)

  • Michel Offerlé pose la question, plus complexe qu'il n'y paraît, de ce qu'un patron peut faire. De quelle manière les chefs d'entreprise contribuent-ils, par leurs pratiques économiques et politiques, à la pérennisation et à la transformation d'un système qu'ils habitent et qu'ils servent ?
    Il est question ici des patrons dans toutes les acceptions du terme (les petits, les grands, les moyens, les hauts), les artisans, les chefs d'entreprise, les entrepreneurs, les managers, les dirigeants.
    Il est question ici de politique dans tous les sens du terme. Car les patrons, directement ou indirectement, interviennent en politique : ils contribuent à la construction des problèmes publics, concourent à la « vie de la Cité », votent, agissent par leurs défections et par leurs mobilisations - feutrées ou sonores -, ou imaginent d'autres manières de produire ou de diriger ( l'« entrepreneuriat engagé ») ; voire, pour certains d'entre eux, participent à la conquête et à l'exercice du pouvoir avec leur culture de « manager ».
    Pour comprendre ce qu'un patron peut faire, ce qu'il peut faire faire ou peut laisser faire, voire ce qu'il ne veut pas faire, Michel Offerlé s'est appuyé sur plusieurs centaines d'entretiens réalisés en atelier de recherche ces dix dernières années et sur soixante-dix entretiens originaux qui ont toujours porté sur le parcours biographique de l'interviewé, la direction de son entreprise, son rapport à la politique et aux hommes politiques et ses pratiques de l'engagement.
    À partir de cet éclairage original l'auteur met aussi en perspective les stratégies patronales durant l'actuelle pandémie.

  • Ce manuel est composé de deux grandes parties : la première est dédiée au commerce international et la seconde à la macroéconomie internationale (balance des paiements, taux de change, taux d'intérêt).
    À la différence des ouvrages concurrents, les auteurs contextualisent les différentes théories économiques en les inscrivant dans l'histoire des idées. La démarche utilisée est intuitive : ils partent de situations concrètes et actuelles pour ensuite entrer dans les détails des principaux modèles et ce de manière progressive. Le manuel s'adresse à un public large, les étudiants en économie à partir de la licence 2 jusqu'au master 2 ainsi que les étudiants de filières généralistes (gestion, finance, Écoles de commerce).

  • Il n'est pas question ici d'épidémiologie, ni de virologie, ni de quelque « logie » que ce soit car c'est de philosophie qu'il s'agit. Du reste, Donatella Di Cesare enseigne cette discipline dans la plus ancienne institution universitaire d'Europe, La Sapienza à Rome.
    Que penser d'une démocratie immunitaire où les experts ont acquis des places de gouvernants et où l'état d'exception est permanent ?
    Que dire de la « distanciation sociale » sinon qu'elle est l'élargissement du fossé entre les riches et ceux qui n'ont rien ?
    Comment qualifier un virus capable d'annuler l'idée même de frontière ? Comment qualifier les relations où chacun vit caché derrière son masque et où personne n'ose se toucher ?

  • Tous tracés, et alors ? Bienvenue dans le capitalisme de surveillance ! Les géants du web, Google, Facebook, Microsoft et consorts, ne cherchent plus seulement à capter toutes nos données, mais à orienter, modifier et conditionner tous nos comportements : notre vie sociale, nos émotions, nos pensées les plus intimes... jusqu'à notre bulletin de vote. En un mot, décider à notre place - à des fins strictement lucratives.
    Des premiers pas de Google au scandale de Cambridge Analytica, Shoshana Zuboff analyse cette mutation monstrueuse du capitalisme, où la souveraineté du peuple est renversée au profit non pas d'un État autoritaire, comme on pourrait le craindre, mais d'une nouvelle industrie opaque, avide et toute-puissante, menaçant dans une indifférence radicale notre libre arbitre et la démocratie.
    Il est urgent de développer des outils pour appréhender cette situation « sans précédent » et provoquer une prise de conscience internationale. Unanimement salué par la presse, L'Âge du capitalisme de surveillance est un appel à la résistance.

  • Après avoir expliqué la fameuse courbe de l'éléphant dans Inégalités mondiales, Branko Milanovic s'intéresse ici aux grandes tendances qui orientent le destin du monde. Il analyse la dynamique du capitalisme, système qui domine désormais sans partage. Confrontant deux modèles, le capitalisme libéral (américain) et le capitalisme politique (chinois), il en montre les dérives, l'un vers la ploutocratie, l'autre vers une corruption accrue.
    L'argumentation repose sur la mise en perspective de nombreuses données statistiques et sur une très bonne connaissance de l'histoire. Contrairement aux prédictions d'une ancienne vulgate marxiste, les régimes dits « communistes », d'autant plus efficaces que les pays étaient à l'origine moins développés et dominés, ont rendu possible la transition entre féodalisme et capitalisme. L'une des contributions majeures de ce livre est la caractérisation du capitalisme politique, ou autoritaire (un secteur privé prédominant mais sous contrôle politique, une bureaucratie efficace au service de la croissance, l'absence d'État de droit), et de ses contradictions (une élite technocratique vs un pouvoir discrétionnaire ; une corruption endémique vs la légitimation du pouvoir).
    L'avenir s'annonce sombre si les tendances actuelles se prolongent (ploutocratie, marchandisation de tous les domaines de l'existence et corruption, démultipliée par la globalisation). La bifurcation vers un horizon plus radieux exigerait une politique radicale de réduction des inégalités...

  • Alors que l'idée d'une stratégie anticapitaliste réapparaît ici ou là au sein des gauches mondiales, aucun essai d'ensemble visant à repenser ses voies éventuelles et ses chances effectives n'existe réellement. Les modèles historiques et pratiques ne manquent pourtant pas - la rupture révolutionnaire, la fuite libertaire, la régulation globale de la social-démocratie, etc. Mais ces options sont presque toujours opposées les unes aux autres, jusqu'à polariser et diviser les gauches depuis des décennies alors qu'elles ont chacune fait la preuve de leurs insuffisances. Voilà pourquoi le débat sur la transition postcapitaliste est pauvre et l'imagination des socialistes asséchée. Le capitalisme a beau apparaître de plus en plus comme le problème majeur de notre temps, personne ne sait vraiment comment s'en défaire.
    C'est donc à l'invention d'une nouvelle formule de l'anticapitalisme, complète et efficace, qu'est dédié ce livre. À rebours du socialisme étatisé ou d'un appel à l'exode, les stratégies d'érosion qu'elle promeut consistent à investir par en bas toutes les zones et pratiques déjà existantes où la vie et la production s'organisent de manière non capitaliste, mais, dans le même temps, à mettre un pied dans les institutions et initier par en haut toutes les politiques susceptibles de développer ces formes et ces espaces de vie. À ceux qui, à gauche, nous disent que la fin du monde s'imagine mieux que celle du capitalisme, ce livre offre un cinglant démenti. Et il suggère qu'à l'optimisme de la volonté doit désormais être joint celui de l'intelligence.

  • La science économique a été pensée par des hommes, pour être au service d'une société dirigée par des hommes. Elle est aussi la science sociale la moins féminisée : les femmes représentent à peine un quart des économistes. "Je suis une économiste féministe" , affirme Hélène Périvier. En levant le voile sur l'apparente neutralité des concepts et des analyses de cette discipline, elle met au jour les ressorts d'une organisation sociale issue du modèle patriarcal, centrée sur Monsieur Gagnepain, tandis que Madame Aufoyer est devenue Madame Gagnemiettes.
    L'économie féministe, parce qu'elle renouvelle les thèmes et les approches de la discipline, déploie des savoirs et des outils pour atteindre l'égalité des sexes.

  • Quand tout sera privé, nous serons privés de tout ! Ce slogan, vu dans les manifestations contre la réforme des retraites ou en défense de l'hôpital public, à l'hiver 2019-2020, est le révélateur d'une prise de conscience collective : alors que les controverses autour des privatisations n'ont longtemps intéressé que des cercles restreints, désormais des mobilisations citoyennes nombreuses s'opposent à ces opérations de prédation, considérant qu'il serait irresponsable d'abandonner des biens publics aux logiques concurrentielles.
    Depuis 1986, la France est frappée par les privatisations. Avec le temps, le séisme a pris de l'ampleur et, après les banques, l'industrie et la finance, de nombreux secteurs stratégiques et services publics sont cédés aux appétits privés (aéroports, autoroutes, EDF) et d'autres sont directement menacés (Sécurité sociale, hôpital public, université, La Poste, SNCF). Le modèle français est démoli par pans entiers au profit d'une marchandisation généralisée.
    Le nouveau capitalisme, plus tyrannique que le précédent, ne connaît pas de bornes, et ce livre apporte de nombreuses révélations sur l'affairisme qui a constamment accompagné ces cessions. Toutefois l'analyse de ce processus montre que toutes les grandes vagues de nationalisations du xxe siècle ont débouché sur des échecs. C'est pourquoi il invite à former un nouvel avenir loin du capitalisme (comme du communisme) d'État : celui des communs.

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