Romans et prix littéraires 2017

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  • Les tribulations d'une cuisinière anglaise

    8.00 € En stock

    Insolence et infos sociologiques au menu

    Mon avis : 
    Comment accommoder (raccommoder plutôt) pour Madame, un hareng que l’on a jeté à la poubelle par erreur ?
    Enlevé, drôle et truffé d'informations croustillantes, cet étonnant portrait, au vitriol de la bourgeoisie anglaise des années 20, réveille l'appétit à chaque chapitre.
    A dévorer sans attendre !

    Stéphane

  • La disparition de Josef Mengele

    18.50 € En stock

    Renaudot 2017

    Notre avis :
    Juin 1949, après trois semaines de traversée, Josef Mengele, "Ange de la mort", médecin tortionnaire tout puissant à Auschwitz, débarque à Buenos Aires. Il pensait s’exiler sous l'oeil bienveillant des Peron, mais à Buenos Aires il n'est qu’un officier nazi lambda, il n’intéresse pas les réseaux d’exfiltration argentins. Après dix ans d’un répit illusoire, son errance commence, alors que se mettent en place les premiers mandats d’arrêts allemands et les opérations clandestines du Mossad. 
    Ce roman passionnant et très documenté vous tiendra en haleine jusqu’à la dernière page.

    Stéphane

  • L'ordre du jour

    16.00 € En stock

    Goncourt 2017

    Notre avis :
    L'Ordre du jour est de ces livres auxquels on repense souvent après les avoir refermés.
    On y repense émerveillé par l'écriture et sidéré par la teneur des épisodes historiques qu'il met en récit.
    Eric Vuillard a retenu quelques faits peu connus qu'il fait revivre à la manière de saynètes confinant à la farce voire au dérisoire mais au cours desquels l'élite économique et politique a concrètement laissé le champ libre au nazisme.

    Julie

  • Retour à Lemberg

    Un livre passionnant dont on sort grandi

    Extrait : « Léon découvrit qu’il n’avait pas la nationalité autrichienne. Un obscur traité des minorités polonaises signé en juin 1919, le même jour que le Traité de Versailles, avait fait de Léon un citoyen polonais.» p.54 « Bien que formant une famille juive traditionnelle, nichée entre les civilisations catholiques romaine et orthodoxe, les Lauterpacht pensaient vivre dans une métropole au cœur de la civilisation libérale » p.99
    Notre avis : 
    C’est en juriste mais aussi en tant que petit-fils d’un grand-père juif né à Lemberg que Philippe Sands, avocat franco-britannique, revient simultanément sur l’histoire de sa famille et sur l’élimination des juifs d’Europe, mais aussi sur la première mise en œuvre de la solution finale à partir de Lemberg, et sur le procès de Nuremberg où deux juristes, ayant fait leurs études de droit à Lemberg aussi, seront à l’origine des concepts de "crime contre l’humanité" et de "génocide".
    Phlippe Sands brosse un tableau des événements qui, de la fin de l’Empire austro-hongrois en 1918 à la fin de la deuxième guerre mondiale, ébranlent ces territoires que vont tour à tour se disputer ou occuper Polonais et Ukrainiens, Russes et Allemands et, à chaque fois au détriment des juifs, jusqu’à leur quasi disparition.


    On reste fasciné par ce récit qui, à travers le destin entremêlé de quelques individus, au courage et à la ténacité incroyables pour ceux qui luttent contre le nazisme, et au cynisme glacial concernant les nazis, décrit la fin de la Mitteleuropa et la montée de l'antisémtisme de Vienne à Nuremberg. Un livre exceptionnel qui se lit d’une traite et nous ramène au plus près des débats lors du procès de Nuremberg et au sens premier des droits de l’homme, notre bien commun.

    Marie

  • Les fantômes du vieux pays

    25.00 € Sur commande

    Magistrale fresque américaine, des émeutes de Chicago en 1968 à Occupy Wall Street

    Notre avis :
    Lorsqu’une femme d’âge mûr agresse un candidat à la présidentielle, les médias ne peuvent s’empêcher de vouloir connaître son histoire. Samuel Anderson, professeur d’anglais et ancien écrivain, accepte de rédiger la vie de cette femme pour deux raisons : parce que le contrat de l'éditeur l’oblige à livrer très vite le manuscrit sauf à risquer d'être  poursuivi en justice mais surtout parce que la femme en question n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné quand il avait 11 ans.
    On aime : 
    A la fois cynique dans un premier temps, puis très sincère ensuite, Nathan Hill livre ici un premier roman riche avec des personnages complexes mais surtout très humains. Il ne néglige pas non plus ses personnages secondaires qui auront droit chacun à leur chapitre respectif alors qu’ils semblaient n’être qu’un ressort comique lors de leur première apparition.
    En alternant constamment les tonalités, Les fantômes du vieux pays est sarcastique, amusant, tragique, offre un joli regard sur l’enfance et l’adolescence, nous immerge dans les révoltes de Chicago de 1968… Autour de cette relation mère/fils c’est toute une traversée des Etats-Unis qui se déroule sur 50 ans.

    Maxime

  • Istanbul, souvenirs d'une ville

    Hüzün ou la mélancolie turque

    Extrait : « Un des principaux plaisirs du Bosphore que j’éprouvais, même enfant, à l’époque où nous allions nous promener tous ensemble en voiture, c’était cela : voir les vestiges d’une époque si riche, et révolue, au cours de laquelle la civilisation et la culture ottomanes passaient sous influence occidentale, mais sans perdre leurs caractéristiques et leurs forces propres. (…) A partir du milieu du XIXe siècle, sous l’effet de la paupérisation, du pourrissement, du laisser-aller, de l’explosion démographique, des guerres perdues une à une et de l’occidentalisation, le vieux centre d’Istanbul, dans la péninsule historique, a été malmené et écrasé (…) »
     

    Notre avis : Avec cet ouvrage richement documenté de photographies d’époque, Orhan Pamuk, prix Nobel de littérature 2006, évoque avec nostalgie son enfance heureuse à Istanbul. Mais le déchirement de sa famille, essuyant des revers financiers, fait écho à la lente décrépitude des palais du Bosphore. Une fresque sociale et urbaine, une promenade historique et littéraire au sein d’une métropole orientale en pleine transformation.

    Stéphane

  • L'art de perdre

    22.00 € En stock

    Prix littéraire du Monde 2017


    Dans un entretien paru dans Le Monde, Alice Zeniter a déclaré : "Cela faisait des années que je tournais autour de l’envie d’écrire sur l’arrivée des harkis en France, sur le rapport au pays perdu et à la gestion de « la double absence », comme dit le sociologue Abdelmalek Sayad [titre d’un livre paru au Seuil en 1999] : l’absence du pays que l’on a quitté, et celle du pays que l’on pensait trouver en arrivant, et qui n’est pas celui où l’on s’installe."

  • Laëtitia

    Laëtitia

    8.20 € En stock

    Une enquête exceptionnelle, une remarquable leçon de sociologie et... d'humanité

    Sociologie politique du fait divers : Partant du « fait divers » – le meurtre en 2011 de Laetitia Perrais et l’emballement médiatique qui le suivit – l’historien Ivan Jablonka construit le "fait social et politique" et montre comment « le criminopulisme des "années Laëtitia" trahit la recherche de la division, l’instillation de la méfiance et de la haine dans le corps social ».

    À travers cette enquête très minutieuse, Jablonka donne place et fait entendre la voix de tous les acteurs familiaux, sociaux, institutionnels de cette affaire, y compris celle de l’assassin. Il dit la brutalité qui est faite aux femmes ; il s’attache à restituer à Laëtitia sa vie d’avant, son histoire, ses blessures et ses rêves, sa beauté, son indépendance. Il le fait avec admiration et tendresse, sans oublier le parcours terrible et courageux de sa sœur jumelle.

    Faire du réel une littérature ? Vous sortirez ému, admiratif...sonné par cette lecture. Roman ? Essai de sciences sociales ? Télérama qualifie cette nouvelle littérature du « fait réel incrusté de sociologie » de non-fiction littéraire ou de narrative non fiction et cite parmi ses représentants Angot, Carrère, Houellebecq, Despentes, Reinhart… Alors que nous sommes submergés par l'abondance de fictions et de séries, mais aussi par la production d’informations en boucle, cette littérature pourrait-elle avoir pour fonction de remettre de l’ordre dans ce chaos et d’éclairer notre temps ?
    Prix Roman littéraire du Monde et prix Médicis du roman 2016

    marie

  • La servante écarlate

    11.50 € En stock

    L'équipe de la librairie vous conseille

    Notre avis :
    Une oeuvre intemporelle d'une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes religieux, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.
    Brillante entrée que celle de la canadienne Margaret Atwood dans le domaine de la science-fiction ! Situé dans un futur proche, écrit sous la forme d’une contre-utopie (ou dystopie), ce récit est une dénonciation glaçante des régimes totalitaires.
    Dans la République de Gilead – autrefois les États-Unis– sévit un régime fondamentaliste où les libertés individuelles ont été supprimées par le gouvernement monothéocratique. Faisant écho à Orwell, ce roman met l’accent sur le cauchemar que doivent endurer les femmes. Strictement contrôlées, on leur supprime la possibilité de gagner leur vie. Pire, elles sont compartimentées en classes sociales rigides. Dans les catégories acceptées: les « Épouses » (chastes, elles sont au sommet de l’échelle sociale); les « Marthas » (domestiques, elles sont stériles), les « Servantes » (elles peuvent se reproduire) ; les catégories réprouvées se composent quant à elles des « Non-femmes » et des « Jezebels », qui réunissent toutes les formes de déviance (intellectuelles, prostituées, lesbiennes etc.)
    La narratrice Offred (lisez : ‘Fred’), est une servante qui se souvient de son passé, et qui n’arrive pas à se conformer au rôle qui lui est assigné. La résistance des bas-fonds s’organise...

    Stéphane

  • Discours à l'académie suédoise

    9.00 € En stock
  • Requiem pour une révolution

    8.80 € En stock

    L'équipe de la librairie vous conseille

    Notre avis :
    Alors qu'enfant, il l'avait fui pour les Etats-Unis, Alexander Till dit "Zander" jeune idéaliste anti-capitaliste décide de retourner dans sa Russie natale pour participer à la révolution qui approche.
    Fresque monumentale s'étalant sur 35 ans, Robert Littell retrace avec précision les révoltes d'octobre 1917 et les épisodes qui ont suivi à travers une poignée de personnages s'intégrant parfaitement aux évènements réels. Ainsi les petites histoires se mélangent à la grande et Zander croise la route des grands noms de l'époque : Trotski, Lénine, Staline...
    On aime :
    En restant fidèle aux faits, l'auteur livre un récit qui se veut impartial, tout en faisant naître le doute dans l'esprit de nos révolutionnaires idéalistes.

    Maxime

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